
par François Meylan
Courrier au Département fédéral des affaires étrangères DAFE
Mesdames, Messieurs du DFAE,
Au moment de vous transmettre mes bons vœux de santé et de succès pour la nouvelle année, j'ose vous rappeler que les sanctions prises de manière politique, autocratique et autoritaire par les ambassadeurs de l'Union européenne à l'encontre de notre compatriote le colonel EMG Jacques Baud vont très négativement peser dans les débats qui nous attendent sur notre rapprochement ou non avec l'Union européenne en 2026.
Pour le dire autrement, l'accord institutionnel signé à Berne le 20 décembre 2024 entre Mesdames Viola Amherd et Ursula van der Leyen est compromis.
Dans le monde entier, on parle déjà de «l'affaire Jacques Baud».
C'est l'agression décomplexée émanant d'un «club» de technocrates élus par personne à l'encontre de notre système de valeurs fondamentales et démocratiques.
Celles-ci sont, entre autres, la liberté d'opinion, la liberté d'expression, le débat, le pragmatisme, la modération, le sens de la mesure et la construction de liens.
Imaginer que le peule suisse oubliera facilement cet affront serait, à mon sens, une grave erreur. Négocier des accords commerciaux est une chose. Tolérer que des «inconscients» à Bruxelles - le mot est faible - viennent piétiner les valeurs humanitaires et cardinales qui constituent notre ADN depuis 1291 en est une autre.
Autant dire qu'on attend du Département fédéral des affaires étrangères DFAE qu'il fasse plus que le possible et sans délai pour protéger notre compatriote Jacques Baud.
Avec mes plus dévoués messages
Major Francois Meylan