
© Leon Neal Source: Gettyimages.ru
Vue de la ville de Nuuk, capitale du Groenland, le 28 mars 2025 [Photo d'illustration].
Une publication sur X de Katie Miller, épouse du directeur de cabinet adjoint à la Maison Blanche Stephen Miller, montrant le Groenland coloré aux couleurs du drapeau des États-Unis, a fait réagir au Danemark. L'ambassadeur du royaume aux États-Unis a appelé au «respect total» de l'intégrité territoriale du Groenland.
Au Danemark, le tweet d'une proche de l'administration Trump semble donner des sueurs froides aux autorités. « C'est dégoutant. Ils trouvent visiblement amusant de plaisanter sur la menace d'attaquer et d'annexer le territoire de leurs alliés », a déclaré ce 4 janvier sur X le député et ex-ministre danois du Commerce Rasmus Jarlov.
Une réponse à l'image, postée la veille sur X, montrant le Groenland aux couleurs du drapeau américain, assortie de la mention « BIENTÔT » en guise de légende. À l'origine de cette publication, survenue quelques heures seulement après le coup de force de l'armée américaine à Caracas, Katie Miller, qui n'est autre que l'épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller. Elle fut également conseillère et porte-parole du département pour l'efficacité gouvernementale DOGE, dirigé par Elon Musk.
SOON pic.twitter.com/XU6VmZxph3- Katie Miller (@KatieMiller) January 3, 2026
« Petit rappel amical concernant les États-Unis et le Royaume du Danemark : nous sommes des alliés proches et devons continuer à travailler ensemble en tant que tels », a pour sa part déclaré l'ambassadeur du Danemark aux États-Unis, Jesper Møller Sørensen. « Et oui, nous attendons le respect total de l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark », a-t-il conclu.
Depuis plusieurs années, Donald Trump fait part de son intérêt pour le territoire danois du Groenland afin d'en faire le 51e État américain. Une polémique qu'il avait relancée environ un an avant l'élection présidentielle de 2024 aux États-Unis. Tournant initialement autour d'un « achat », le ton du magnat de l'immobilier a depuis évolué, allant jusqu'à ne pas exclure un possible recours à « la force militaire ».