Mujahid Salwadi, un jeune Palestinien de 17 ans, a été brutalement agressé par les forces d'occupation israéliennes lors de son enlèvement dans le village de Tell, au sud-ouest de Naplouse.

Malgré la gravité de ses blessures, il a été de nouveau battu et abandonné au point de contrôle de Huwawra, vêtu uniquement de ses sous-vêtements. Un jeune du village l'a retrouvé et ramené à sa famille. Il a ensuite été transporté d'urgence à l'hôpital dans un état critique.
En 2 ans, environ 21 000 Palestiniens ont été arrêtés en Cisjordanie occupée et à Jérusalem, dont plus de 7 000 rien qu'en 2025. Parmi eux, des enfants, des femmes et des centaines de personnes sont détenues sans inculpation ni procès.

Un tribunal militaire israélien a renouvelé la « détention administrative » (sans inculpation, ni jugement) de la Palestinienne Ruba Firas pour la quatrième fois, la prolongeant de quatre mois.
De même pour Ahmad Janajreh, détenu à Bethléem, pour quatre mois supplémentaires de détention « administrative », et ce pour la quatrième fois consécutive, malgré sa libération prévue dimanche dernier.
Un grand nombre de journalistes détenus
Malgré sa santé fragile, les autorités coloniales ont renouvelé la détention « administrative », sans inculpation ni procès, du journaliste Ali Sammoudi, de Jénine, pour la troisième fois. Il est détenu et emprisonné par Israël depuis avril 2025.

Un tribunal israélien de l'occupation a renouvelé pour la deuxième fois la détention administrative du journaliste Ahmad al-Khatib pour une durée de six mois.

Israël a également enlevé fin décembre la journaliste palestinienne Ashwaq Awad à Beit Ommar, au nord d'Hébron. Elle avait été libérée récemment dans le cadre d'un échange de prisonniers. Ils lui ont cassé un bras en détention.

Personnalités politiques emprisonnées depuis plus de 20 ans
Le détenu palestinien Anas Jaradat est incarcéré dans les prisons israéliennes depuis 22 ans. Il purge 35 peines de prison à perpétuité, auxquelles s'ajoutent 35 années de prison supplémentaires. Il est soumis à un isolement cellulaire prolongé et à une négligence médicale délibérée.

Depuis le 7 octobre, toute information concernant Jaradat est coupée. Les autorités pénitentiaires ont empêché les visites d'avocats et lui ont refusé tout contact avec sa famille, le laissant isolé, sans surveillance ni obligation de rendre des comptes. Il est également indiqué que les autorités pénitentiaires ont délibérément interrompu ses soins médicaux, malgré ses problèmes hépatiques et son besoin de médicaments réguliers, ce qui revient à exécuter lentement des prisonniers malades.
Le dirigeant palestinien Mohammad Al-Rimawi a passé lui aussi plus de vingt ans dans les prisons israéliennes, étant systématiquement exclu, en tant que personnalité politique des échanges de prisonniers et la subi de graves tortures physiques et psychologiques en prison.

Ils sont 115 Palestiniens condamnés à perpétuité, dont 9 qui sont incarcérés avant les « accords d'Oslo » (simulacre de négociations de 1993 à 2000).
La gale s'est propagée presque exclusivement parmi les détenus de la prison d'Ofer en raison d'une négligence médicale délibérée. Les autorités pénitentiaires israéliennes ont refusé de soigner les prisonniers infectés. Cette propagation est due à la négligence médicale et aux conditions inhumaines qui règnent dans les prisons israéliennes. Les prisonniers souffrent d'un manque de produits d'hygiène, de surpopulation et de malnutrition, ce qui a favorisé la propagation des maladies de peau.

Au moins 9 300 Palestiniens, dont des enfants, des femmes et des journalistes, sont détenus dans des prisons israéliennes, subissant tortures et de négligence médicale.
Morts en prison ou disparus
En 2025, 32 détenus palestiniens, dont un enfant, sont décédés en détention israélienne, portant le nombre total de décès, depuis 2 ans, à plus de 110, dont Walid Khaled Abdullah Ahmed, âgé de 17 ans, selon le Centre d'information palestinien.

La Commission des affaires des détenus et ex-détenus, le Club des prisonniers palestiniens et Addameer signalent que des dizaines de détenus de Gaza sont toujours victimes de disparition forcée, Israël retenant 94 corps.