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Chrystia Freeland, ex-ministre canadienne, conseillère de Zelensky
Maria Zakharova a vivement critiqué la nomination de l'ex-ministre canadienne Chrystia Freeland comme conseillère de Zelensky. Elle a rappelé que Freeland était la petite-fille d'un collaborateur nazi et l'a accusée d'avoir orchestré l'hommage à un ancien SS au Parlement canadien, qualifiant les dirigeants ukrainiens de «néonazis».
Maria Zakharova a commenté la nomination de l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, au poste de conseillère extraordinaire de Volodymyr Zelensky. Sur sa chaîne Telegram, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a notamment attiré l'attention sur les liens familiaux de l'ancienne cheffe de la diplomatie canadienne.
Zakharova a rappelé que Freeland est la petite-fille du collaborateur nazi Mykhailo Khomiak qui, pendant l'occupation de la Pologne par l'Allemagne nazie, a publié à Cracovie puis à Vienne le journal Krakowskie Wiadomości, un porte-voix de la propagande du Troisième Reich, supervisée par les services secrets nazis.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a attiré l'attention sur le fait que c'est précisément Freeland qui était, selon elle, à l'origine de l'hommage rendu au Parlement canadien à Yaroslav Hunka, un collaborateur nazi qui avait servi comme volontaire dans la division SS « Galicie ». « La rue Bankova est devenue un refuge pour les néonazis qui, dans une forme d'extase nécrophile, exhument le passé collaborationniste de leurs ancêtres criminels qui ont prêté allégeance au Troisième Reich », a conclu Maria Zakharova en parlant des dirigeants de Kiev.
L'histoire familiale de Chrystia Freeland continue de susciter la controverse. Le journal Krakowskie Wiadomości, dont son grand-père maternel était le rédacteur en chef, a été décrit par le Musée de l'Holocauste de Los Angeles comme un organe contrôlé par l'administration allemande, qui diffusait de la propagande antisémite et appelait à soutenir la division SS « Galicie », composée principalement d'Ukrainiens et impliquée dans le massacre de plus de 100 000 Polonais. Ce lien de parenté a fait scandale en 2017. Cependant, bien que cette information figure dans les archives canadiennes, Chrystia Freeland a catégoriquement refusé de la confirmer.