07/01/2026 reseauinternational.net  7min #301087

 Groenland : la nomination d'un émissaire américain provoque la colère de Copenhague

Groenland : «The Beast» va écraser l'Otan et ses partenaires européens

par Pierre Duval

Les responsables politiques de l'UE sont clairement comme des lapins qui restent sans bouger devant les phares d'une Cadillac One «The Beast», la limousine du président des États-Unis, qui va les écraser. L'UE et les responsables politiques des pays de ce bloc sont paralysés, surtout après avoir accepté de ruiner leur économie pour mener une guerre commerciale contre la Russie pour le compte du pays corrompu qu'est l'Ukraine.

Les actions et les déclarations de Trump montrent que ce n'est pas la Russie qui envisage une invasion de l'Europe, mais les États-Unis, car ils pourraient prendre le contrôle du Groenland dans les prochains mois, selon Politico qui évoque plusieurs scénarios possibles.

Les États-Unis, le partenaire historique de l'Europe et leader principal dans l'OTAN, sont devenus les ennemis de l'UE, et pas la Russie. Les gouvernements français et des autres pays de l'UE, comme Bruxelles de von der Leyen, sont dans le coma après le constat de cette réalité. Le changement géopolitique est historique et signe la fin de l'OTAN.

Le Groeland, cible des États-Unis après Caracas

«On s'intéressera au Groenland dans deux mois», a lancé Trump après l'attaque sur le Venezuela bafouant le droit international.

Le quotidien français a averti que la Première ministre danoise, Mette Frederikse, a exhorté ce week-end les États-Unis à «cesser leurs menaces» d'annexer le territoire. «Mais Trump a réaffirmé dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine», continue Le Parisien. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper», a réaffirmé le président américain aux journalistes à bord d'Air Force One dimanche soir.

«La réaction tiède de l'UE à l'opération de Donald Trump au Venezuela souligne combien il est difficile pour Bruxelles d'adopter une position ferme face aux menaces du président américain de s'emparer du Groenland»,  constate Politico : «Lundi, la Commission européenne a cherché à établir une distinction entre la capture par les États-Unis du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro et la rhétorique renouvelée de Trump concernant la prise de contrôle du territoire arctique, mais n'a pas pu dire comment elle comptait dissuader l'Américain d'une telle action».

«Vous vous souviendrez que le Groenland est un allié des États-Unis et membre de l'OTAN. C'est une différence fondamentale», a, selon le média politique anglophone, déclaré Paola Pinho, la porte-parole de la Commission européenne. «Nous soutenons donc pleinement le Groenland et ne voyons aucune comparaison possible avec ce qui s'est passé au Venezuela», a-t-elle affirmé montrant que les leaders de l'UE sont dans le coma après le changement de position politique et militaire des États-Unis.

«Le Premier ministre groenlandais, Jens Frederik Nielsen, a écarté les craintes d'une tentative d'annexion imminente par les États-Unis. Ses propos interviennent peu après que Donald Trump a réaffirmé son intérêt pour cette île riche en ressources minières, suite à l'opération militaire américaine au Venezuela. Mais la Première ministre danoise, Mette Frederikse, a quant à elle averti lundi qu'une prise de contrôle américaine du Groenland signifierait  la fin de l'OTAN», stipule CNBC International.

Pourtant, selon Politico citant des experts et des sources officielles, l'attaque du Groenland par les États-Unis pourrait se produire soit avant les élections de mi-mandat américaines de novembre, soit, plus probablement, avant le 250ème anniversaire de l'indépendance du pays, le 4 juillet. La probabilité de ce scénario est jugée «réelle et sérieuse». On suppose que Washington n'aura pas recours à la force. Au lieu d'une opération militaire, les États-Unis pourraient utiliser des leviers politiques et économiques, notamment en tentant d'influencer les élites locales et certains responsables politiques. Un éventuel transfert du Groenland sous contrôle américain pourrait provoquer une grave crise au sein de l'OTAN et de l'UE, peut-être même plus profonde que le désaccord concernant le soutien à l'Ukraine. Les experts notent également que le Danemark a peu de chances de bénéficier d'un soutien international comparable à celui dont jouit actuellement Kiev.

«Ces dernières années, la Russie a intensifié ses investissements militaires dans l'Arctique, tandis que la Chine s'est parfois jointe à Moscou pour des patrouilles conjointes, même si les experts notent que peu d'activité militaire a eu lieu à proximité du Groenland même», souligne Politico.

Les responsables politiques des pays européens et de l'UE sont tétanisés. «La modération de la réaction de Bruxelles illustre le dilemme dans lequel se trouve l'Europe. Craignant d'éventuelles représailles de Trump sur le plan commercial ou concernant l'Ukraine s'il perçoit une atteinte aux intérêts américains, l'UE a majoritairement fait preuve de retenue face à ses menaces», avertit le quotidien financier anglophone.

Fin de l'OTAN

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déclaré que «le désir de Trump d'acquérir le Groenland  devait être pris au sérieux, tout en soulevant des inquiétudes quant à la sécurité de l'OTAN et à la stabilité européenne». «Mette Frederiksen  prédit la fin de l'OTAN si les USA annexent le Groenland», continue Die Berliner Zeitung.

Le débat récemment relancé sur le Groenland pourrait mettre l'Alliance transatlantique à rude épreuve déjà que Washington a annoncé se retirer de son soutien à Kiev. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti qu'une attaque américaine contre un partenaire de l'OTAN scellerait le sort de l'Alliance militaire et politique. Si les États-Unis décidaient d'une telle attaque, «alors tout serait fini»,  a-t-elle déclaré lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision danoise TV2. Cela affecterait l'OTAN et, par conséquent, l'architecture de sécurité d'après-guerre. Son gouvernement met tout en œuvre pour empêcher un tel scénario.

Frederiksen a appelé les États-Unis à cesser leurs «menaces contre un allié historique». Elle a déclaré qu'il était «absolument absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland».

Peu de temps auparavant, la commentatrice politique d'extrême droite Katie Miller  avait publié sur la plateforme X une photo du Groenland ornée d'un drapeau américain, accompagnée du bref commentaire «Bientôt», note Die Berliner Zeitung, faisant savoir que «la provocation venait donc de l'entourage immédiat de la Maison-Blanche, puisque Katie Miller est l'épouse de Stephen Miller, chef de cabinet adjoint du président Donald Trump chargé des affaires politiques et conseiller à la sécurité intérieure».

À Copenhague, les nouvelles déclarations de Trump ont provoqué la consternation et suscité de nouveaux débats sur le partenariat de sécurité entre le Danemark et les États-Unis. Les autres capitales de l'UE et le quartier général de l'UE d'où dirige von der Leyen sont aussi plongés dans l'inquiétude.

Les États-Unis ne sont plus les fidèles amis des Européens. Ces derniers ont perdu leurs dernières cartes en misant sur le soutien à l'Ukraine. Un tsunami géopolitique a lieu et il va nettoyer l'Europe de ses responsables politiques actuels.

L'UE aurait mieux fait de miser sur Moscou pour profiter des ressources de ce grand pays, car la Russie était le pays à la culture européenne à choisir.

source :  Observateur Continental

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