
Le Premier ministre démissionnaire, Robert Beugré Mambé, serrant la main du président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, lors du dernier conseil des ministres, le 7 janvier 2026 à Abidjan.
Le gouvernement ivoirien a présenté sa démission le 7 janvier, quelques jours après la large victoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) aux élections législatives du 27 décembre. Un nouveau gouvernement doit être nommé dans les prochaines semaines.
Lors d'un conseil des ministres, le président Alassane Ouattara a accepté la démission de son gouvernement et « mis fin aux fonctions du Premier ministre et des membres du gouvernement ». La présidence a précisé que le chef de l'État avait adressé ses « remerciements pour leur importante contribution au développement socio-économique de la Côte d'Ivoire ».
En ouverture de ce conseil, le président Ouattara a estimé que la victoire aux législatives reflétait « une forte adhésion » de la population à sa politique et a exhorté l'exécutif à « faire davantage d'efforts pour accélérer le rythme d'exécution des programmes et projets et permettre d'améliorer plus vite les conditions de vie » des Ivoiriens.
Vers un gouvernement stable
Le gouvernement actuel est chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'à la nomination du prochain, prévue d'ici la fin du mois. Avec plus de 75 % des sièges aux législatives, le RHDP conserve une large majorité, deux mois après la réélection du président Ouattara pour un quatrième mandat, avec près de 90 % des voix.
Si la plupart des cadres du parti devraient être reconduits, la répartition des portefeuilles ministériels sera particulièrement scrutée. À 84 ans, Alassane Ouattara a entamé ce qui est présenté comme son dernier mandat, conformément à la Constitution actuelle, marquant un tournant pour la scène politique ivoirienne.