19/01/2026 dedefensa.org  9min #302255

Rapsit-Usa2026 : Le Minnesota en rébellion

 Brèves de crise  

Tout le monde s'inquiète de l'état des relations transatlantiques, de la puissance expansionniste des USA (Groenland et le reste) qui accélère l'effondrement européen. « America is back » titrent des journalistes en mal d'originalité et férus de formules amputées (ils pourraient écrire au moins "Back Again", non ?). C'est le temps du délice masochiste européen de célébration de la puissance de son maître et souteneur qui la traite comme telle, - esclave et travailleuse du sexe. L'on n'a donc pas remarqué entretemps que l'Amérique est entré vent debout dans sa grande crise de désintégration intérieure, par une porte que l'administration Trump croyait avoir verrouillée.

En d'autres termes : l'État du Minnesota est en pleine rébellion, tombé aux mains de bandes somaliennes mariées à une administration corrompue et complètement wokeniste, ce qui est notamment le cas du gouverneur ex-candidat à la vice-présidence avec Kamala Harris. Tim Walz ne se représentera pas pour un troisième mandat et démissionnera peut-être avant la fin de son actuel mandat, poursuivi par un scandale de corruption et de détournement de fond. La communauté somalienne, organisée en gangs, en état d'alliance avec les "Narcos", détient l'essentiel des postes administratifs et détourne l'argent public, comme le gouverneur Walz. L'un dans l'autre, ce sont 9 $milliards qui ont été détournés.

Bien entendu, la situation publique est dans un état complet de désordre et d'illégalité et le pouvoir fédéral est en état de siège. Le Minnesota est dans une situation de guerre civile et de sécession : voilà l'Amérique de retour au sommet de sa puissance, et qui nous fait frémir d'excitation alarmée et admirative à la fois, comme nous avons toujours été, - incapable de voir la forêt du 'cauchemar climatisé' que cache l'arbre de l'American Dream...

Les fédéraux assiégés, la cavalerie au secours ?

Quelle est la situation interne du Minnesota ? La communauté somalienne est puissante, avec la députée Ilhan Omar (une réfugiée somalienne) qui fait partie du  fameux 'Squad', les quatre députées hyper-progressistes et wokenistes du parti démocrate. Omar a rameuté quelques connaissances des bandes du Somalie pour les aviser qu'une terre nouvelle était à conquérir dans le Minnesota, avec  le frétillant gouverneur Walz tout prêt à suivre.

« Walz "ne se représentera pas car il a été pris la main dans le sac, avec Ilhan Omar et d'autres de ses amis somaliens, en train de voler des dizaines de milliers de milliards de dollars de l'argent des contribuables", a affirmé Trump sur son compte ''Truth Social'. Il s'est dit convaincu que "la vérité éclatera et révélera l'existence d'une bande de crapules sans scrupules et richissimes"

» Auparavant, Walz avait déclaré avoir "décidé de se retirer de la course" et renoncer à son projet de "briguer un troisième mandat historique de gouverneur du Minnesota". Il a ensuite accusé Trump et "ses alliés" de "chercher à tirer profit de la crise", ainsi que de "diaboliser nos voisins somaliens et de confisquer indûment les fonds destinés à la garde d'enfants dont les Minnesotiens dépendent". »

• Depuis l'arrivée de Trump, des agents fédéraux de l'ICE (chargée de la surveillance des immigrés), en général assimilée soit à la Gestapo, soit à la SA ou la SS, sont introduits dans le Minnesota pour dépister les illégaux travaillant dans ce cadre d'hyper-illégalité.

• Ils sont 3 000 et se trouvent dans  une situation très difficile, quasiment en état de siège, constamment harcelés sinon attaqués par des manifestations tournant à l'émeute, leurs locaux pillés et leurs familles constamment menacées.

« Les troubles dans l'État sont déjà hors de contrôle : des émeutiers incendient et pillent des véhicules d'agents fédéraux. Les manifestants se sont emparés non seulement d'armes de l'ICE, mais aussi de documents relatifs aux préparatifs des raids et de listes d'agents impliqués.

» Les agents tentent d'opérer clandestinement, le visage masqué lors des raids. On assiste maintenant à la divulgation d'informations personnelles les concernant, et leurs familles sont également prises pour cibles et reçoivent des menaces. Des membres d'Antifa et des cartels offrent même des primes pour la capture des agents. »

• La situation ne cessant de s'aggraver, le Washington 'Post' écrit que le Pentagone met en alerte, et peut-être déploierait,  un contingent de 1 500 soldats, des parachutistes de la 11ème division aéroportée basée en Alaska (donc habituée aux conditions rigoureuses qui règnent également dans le Minnesota).

• Jeudi dernier, Trump a en effet averti qu'il s'appuierait éventuellement sur la loi 'Insurrection Act' datant de 1807 pour ordonner le déploiement de forces militaires dans le Minnesota si nécessaire. D'autre part, le département de la justice a entamé une procédure contre le gouverneur Walz et le maire de Minneapolis Jacob Frey pour l'infraction de favoriser les conditions mettant en danger la vie d'agents de l'ICE.

Un silence assourdissant

Peut-être le plus étonnant dans cette affaire de l'effondrement de l'État du Minnesota, c'est le silence qui a jusqu'ici accompagné ce processus. Les avertissements de Trump ont été accueillis comme pure propagande, sinon "initiative fasciste". Ce phénomène est du purement et simplement à la totale omission de ces événements dans la presseSystème, du fait qu'ils impliquaient principalement une ethnie de couleur, qui plus est composée essentiellement d'immigrants.

Le journaliste Robert Bridge a consacré un article sur ce sujet, paru dans RT.com  le 4 janvier. Il met en évidence ce phénomène partout répandu dans l'Occident-compulsif d'une "grande presse" dite de référence qui s'inflige une auto-censure pour ne pas être accusée de racisme.

« La politique woke a contraint les médias américains à ignorer une escroquerie de 9 milliards de dollars.

» L'affaire de fraude aux services de garde d'enfants du Minnesota est restée sous silence pendant des jours par les médias traditionnels, car elle était jugée trop "raciste". [...]

» Dans les rédactions, on leur dit : "On ne peut pas publier ça, sinon on va être accusés de racisme", a déclaré Dustin Grage, chroniqueur pour Townhall, à Fox News Digital. Autrement dit, les médias du pays contribuent de fait à la fraude et à la corruption en taisant les gaspillages scandaleux de fonds publics qui ont lieu au sein de la communauté somalienne locale et ailleurs. »

Ce qui est remarquable, une fois de plus comme s'il s'agissait de la marque du développement de la  GrandeCrise, une habitude somme toute bégnine de conformisme et d'hypocrisie comme la société est coutumière échappe aux normes de la mesure et engendre des conséquences absolument catastrophiques en mettant en péril l'unité et la stabilité d'une puissance telle que les USA. Il est vrai que ce processus passe par une marque terrible existant dans la psychologie des gens, mélangeant la culpabilité faussaire, la peur et la haine. C'est ce qu'observe Bridge, en développant sa conclusion :

« Voilà ce qui arrive lorsque l'idéologie woke s'infiltre et corrompt les institutions autrefois respectées d'un pays, comme les médias. Un climat de peur s'installe, craignant de froisser les « sentiments » des minorités, qui, soit dit en passant, souffrent tout autant du manque de couverture médiatique des activités criminelles (pensons par exemple aux  violences entre Noirs). En fin de compte, cette réticence à couvrir les crimes en raison de l'origine raciale des auteurs ne fait que rendre les États-Unis plus violents et hostiles. Après tout, les citoyens ont besoin d'être informés des menaces quotidiennes auxquelles ils sont confrontés pour se protéger et rester vigilants. »

De New York à la guerre civile

On voit effectivement l'ampleur du courant en marche lorsque viennent des nouvelles de New York, désormais sous la direction du maire socialiste et musulman Mamdani. Que le maire soit complice ou pas n'est certainement pas le fond du problème. Ce qui importe, c'est que se forme aujourd'hui aux USA une structure de combat, par terrorisme ou agitations diverses, au niveau national, destinée à unifier les diverses oppositions violentes, de gauche extrême, contre le pouvoir central, nécessairement destinée à devenir une structure d'agression contre l'unité de la république fédérale, c'est-à-dire de l'Union.

« À New York, après l'investiture du maire socialiste Zohran Mamdani, des "brigades rouges" ont été formées pour intervenir rapidement lors des opérations de contrôle de l'immigration. Ils pourraient alors être déployés à travers les États-Unis pour organiser des émeutes contre les agents fédéraux. New York est en train de devenir l'épicentre de la révolution de gauche aux États-Unis. »

Pour répondre à cela, on trouve comme en écho de la décadence une désunion complète au niveau de l'administration Trump, et des concurrences d'intérêts politiques partisans pour l'entretenir. Ainsi,  cet autre texte cité à partir de l'édition internationale de la 'Pravda' russe montre comment sont manipulés d'une part des projets de tensions et de guerres internationales par un des prétendants (Rubio) à la vice-présidence en 2028 ; d'autre part, des initiatives très dures contre les troubles intérieurs pouvant déboucher sur une guerre civile de la part d'un autre prétendant, la secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem.

« À la Maison-Blanche, de nombreux membres de l'administration Trump craignent les conséquences et proposent d'arrêter ces raids. Cependant, la directrice du département de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, préconise leur poursuite ; elle est pressentie pour se présenter à la vice-présidence contre J.D. Vance en 2028. Son rival est Marco Rubio. Or, Rubio attise les conflits à l'étranger, tandis que Noem, par ambition, est prête à déclencher une guerre civile aux États-Unis. »

Ce qui nous invite à inclure dans la GrandeCrise cet événement et ses suites, - cet événement qui n'est événement que parce qu'il aura nécessairement des suites opérationnellement disponibles, - c'est évidemment qu'il touche le cœur de l'organisation de cette civilisation, l'Amérique, directement par les travers identifiés dès l'origine (par Jefferson, par Tocqueville) comme des caractères inévitables de la modernité. Il s'agit essentiellement de l'argent et de l'avidité qu'elle suscite d'une part, de la corruption comme moyen inévitable d'accès à l'argent d'autre part. Les deux travers sont devenus les seuls moyens d'accès au pouvoir puisque par ailleurs tout argument autre est corseté par une censure favorable à un conformisme de fer excluant toute pensée inconforme tandis que la voie de la légitimité est totalement barrée par un discrédit constant de l'identité et de la souveraineté.

Mis en ligne le 19 janvier 2026 à 14H30

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