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Netanyahu rejette l'inclusion de la Turquie et du Qatar dans le « Conseil de paix » de Trump pour Gaza

(Crédit photo © Chaim Goldberg/Flash90)

Par la rédaction de  The Cradle, le 19 janvier 2026

Une ébauche des statuts du conseil indique qu'il deviendra à terme une assemblée internationale pilotée par Donald Trump.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu  a annoncé le 19 janvier son intention de s'opposer à la présence de soldats turcs et qataris à Gaza, tout en exprimant ses réserves quant aux projets du président américain Donald Trump pour l'avenir de la bande de Gaza.

"Nous avons quelques désaccords avec nos amis américains concernant la formation du conseil consultatif qui accompagnera le processus de paix à Gaza",

a déclaré M. Netanyahu, faisant référence au "Conseil exécutif de Gaza" que M. Trump est en train de mettre en place pour administrer la bande de Gaza, deux ans après le début du génocide des Palestiniens par Israël.

Il s'oppose à la participation de la Turquie et du Qatar, assurant que les soldats de ces deux pays

"ne seront pas déployés dans la bande de Gaza".

 Selon Israel Hayom, "la Turquie fait pression sur les États-Unis pour que ses troupes figurent parmi les effectifs de la Force internationale de stabilisation".

Netanyahu et le président turc Recep Tayyip Erdogan se déclarent en effet publiquement ennemis, même si les deux dirigeants ont étroitement collaboré en privé au fil des ans, notamment pour soutenir les groupes armés affiliés à Al-Qaïda qui ont renversé le gouvernement syrien de Bachar al-Assad en 2024.

Le Premier ministre israélien a également travaillé en étroite collaboration avec le Qatar, utilisant ce petit pays du Golfe pour acheminer de l'argent vers Gaza avant le début du génocide en 2023.

Le Conseil exécutif de Gaza fait partie du "Conseil de paix" annoncé par Washington en octobre dans le cadre du plan en 20 points de Trump pour Gaza.

Cependant, Trump a déclaré dans une récente interview que le Conseil de paix traitera également d'autres questions.

La Maison Blanche a invité au moins 60 dirigeants mondiaux, dont Netanyahu, à rejoindre cet organisme, en les appelant à contribuer chacun à hauteur d'un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent.

Un projet de charte,  examiné par Bloomberg et Reuters, suggère que le Conseil prendra la forme d'une assemblée internationale avec Trump aux commandes.

Tout en se déclarant prêt à affronter les États-Unis au sujet de l'inclusion de la Turquie et du Qatar dans le Conseil exécutif de Gaza, M. Netanyahu a affirmé que les désaccords occasionnels n'affectent pas ses relations avec M. Trump, qu'il a décrit comme le "plus grand ami d'Israël à la Maison Blanche".

Le Premier ministre a également remis en cause les efforts des États-Unis pour faire passer le cessez-le-feu à Gaza à la phase 2.

"En quoi consiste cette phase deux ? Elle est extrêmement simple : le Hamas sera désarmé et Gaza démilitarisée", a déclaré M. Netanyahu.

M. Netanyahu a réitéré sa détermination à réaliser ces objectifs

"par la manière douce ou musclée si nécessaire", et a souligné que la récupération du corps du dernier otage à Gaza "est notre priorité absolue, et moins on en parle, mieux c'est".

Les responsables militaires israéliens ont également émis des doutes sur le plan de Trump pour l'avenir de Gaza.

"Ils craignent que les déclarations optimistes de Washington ne camouflent un régime sécuritaire dépourvu du moindre mécanisme d'application, un régime incapable de répondre à des questions clés telles que la désarmement du Hamas et le contrôle de la bande de Gaza, ou encore comment l'armée israélienne pourra protéger les communautés frontalières de Gaza", a  écrit Haaretz lundi.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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