21/01/2026 francais.rt.com  4min #302454

Procès en appel du Rn : Marine Le Pen défend son innocence face aux accusations de détournement

© Compte X @MLP_officiel

Marine Le Pen lors de ses vœux 2026

Au sixième jour du procès en appel des assistants parlementaires du Front national (devenu RN), Marine Le Pen est auditionnée toute la journée sur ses collaborateurs. Elle conteste tout «système» de fraude et reconnaît une «négligence» dans le cas de Catherine Griset, en accusant le Parlement européen de mauvaise foi.

Au cœur d'un procès en appel entamé le 13 janvier et décisif pour la suite de sa carrière politique, Marine Le Pen répond ce 21 janvier aux questions sur ses assistants parlementaires européens, niant l'existence d'un système organisé de détournement de fonds publics. Elle admet une négligence dans la gestion de certains contrats, tout en pointant du doigt le Parlement européen pour son manque de transparence.

L'audition de Marine Le Pen, reprise ce 21 janvier après une première session la veille, se concentre sur des figures clés comme Catherine Griset, sa chef de cabinet au parti et assistante accréditée de 2010 à 2016. « C'est de ma responsabilité, c'est incontestable », a déclaré Marine Le Pen, reconnaissant avoir laissé perdurer la situation de Catherine Griset comme assistante locale, malgré son obligation de résider à Bruxelles.

 Elle insiste cependant, tenant sa ligne de défense : « Je ne sais pas moi-même faire la différence » entre les rôles parlementaire et partisan, jurant que Catherine Griset n'intervenait que « de manière résiduelle » pour le Front national.

Des contrats au cœur du débat

La présidente Michèle Agi l'a interrogée sur l'ambiguïté des contrats, notant que Catherine Griset apparaissait dans les organigrammes du parti. Marine Le Pen rétorque que le Parlement européen était informé et n'a jamais alerté sur d'éventuelles irrégularités. Le cas de Thierry Légier, garde du corps et assistant parlementaire, est également évoqué : « Le Parlement sait très bien qu'il est garde du corps », a-t-elle affirmé, soulignant qu'il portait une arme et disposait d'une longue expérience.

Le 20 janvier, Marine Le Pen a contesté tout « système » frauduleux : « Jamais de la vie je ne demanderai à un député de prendre des assistants pour travailler pour le Front national. » Elle impute certaines pratiques antérieures à son père, Jean-Marie Le Pen, affirmant que l'activité politique est « indissociable » du mandat européen, en particulier pour des élus non-inscrits soumis à un « cordon sanitaire ».

Sur X, le journaliste Vincent Vantighem rapporte ses propos accusant le Parlement : « Je conçois bien que c'est mon procès, pas celui du Parlement européen. Mais ce que je voudrais faire noter à la cour, c'est que le Parlement européen ne fait pas preuve de bonne foi en ressortant les contrats. »

 #LePen #FN : Marine Le Pen attaque (encore) le Parlement européen.

"Je conçois bien que c'est mon procès pas celui du Parlement européen. Mais ce que je voudrais faire noter à la cour, c'est que le Parlement européen ne fait pas preuve de bonne foi en ressortant les contrats..."

- Vincent Vantighem (@vvantighem)  January 21, 2026

L'enquête porte sur des soupçons d'emplois fictifs financés par 6,8 millions d'euros de fonds européens entre 2004 et 2016. Parmi les prévenus, seuls onze ont fait appel, dont Louis Aliot et Wallerand de Saint-Just. Marine Le Pen, optimiste, martèle son innocence : « Nous n'avions pas le sentiment » de commettre un délit. Le verdict, attendu en mars, pourrait sceller sa candidature présidentielle.

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