
par Pierre Duval
Les responsables politiques et les journalistes des gros médias du système de l'UE sont si choqués par le revirement des États-Unis qu'ils n'arrivent plus à formuler des plans sérieux. La panique s'empare d'eux car leur logiciel de l'époque de l'OTAN avec les États-Unis dans la position du grand allié ne répond plus à leurs questions. Le résultat est que ce n'est pas la Russie, mais c'est l'Europe qui est isolée.
Le monde devient multipolaire. L'incompétence des élites européennes au niveau du bloc et au niveau des divers États qui constituent cette UE est enfin dévoilée au grand jour. Trump, après avoir demandé à plusieurs reprises à Macron et à von der Leyen de trouver un accord pour la paix en Ukraine, a décidé de frapper fort et seul car seulement la force peut remettre sur le chemin de la réalité l'Europe quand des gens fantasques ont pris les commandes du pouvoir.
Macron, soutenu par la présidente de la Commission européenne, persistait à soutenir l'Ukraine de Zelensky dans le massacre de la guerre en donnant toujours plus d'armes et d'argent à Kiev. La situation géopolitique a basculé fortement et rapidement au début de 2026.
Observateur Continental titrait : «Venezuela : Maduro et son épouse ont été capturés et évacués du pays». L'attaque des États-Unis sur Caracas avec le rapt du couple présidentiel du Venezuela, puis les menaces de posséder le Groenland par Trump ont fait fondre les ambitions de l'élite européenne. «Au début de janvier 2026, Donald Trump a réaffirmé son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après son coup de force au Venezuela», a souligné Observateur Continental. Le monde devient multipolaire comme selon le souhait de la Russie. Les États-Unis agissent de manière forte, la Russie se réorganise. Seule l'Europe s'accroche à de vieilles certitudes, s'isole et sombre à cause d'une élite européenne médiocre.
«La Russie s'est complètement éloignée de l'Europe, son principal partenaire économique, et se retrouve isolée sur la scène internationale», déclarait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en février 2023, rappelle le Berliner Zeitung, constatant : «Près de trois ans plus tard, pourtant, c'est l'inverse qui semble s'être produit : ce n'est pas la Russie, mais l'Union européenne (UE) qui apparaît de plus en plus isolée - et en grande partie par sa propre faute».
Le principal partenaire de l'Europe - les États-Unis - mène une guerre commerciale contre le Vieux Continent et menace simultanément de s'emparer d'un territoire (Groenland) qui, bien qu'autonome, appartient politiquement à un État membre de l'UE et de l'OTAN.
Avec la guerre en Ukraine, l'UE a sacrifié sans hésitation son indépendance énergétique en achetant l'énergie au prix fort aux États-Unis. L'UE n'a fait que menacer la Russie et elle a mis en place des trains de sanctions jusqu'à exiger le vol des avoirs russes bloqués dans sa zone. Pourtant, la Russie livrait de l'énergie à bon prix à l'Europe et elle souhaitait travailler avec les Européens. L'élite de l'UE est tombée dans son propre piège. Trump leur montre cela en s'amusant. Il ridiculise le président français en publiant son SMS où ce dernier propose d'inviter le président russe à Paris à l'occasion d'un G7. Les États-Unis menacent la France et l'intégrité de l'UE et la fonction de l'OTAN, tout en annonçant vouloir prendre le Groenland, mais le président français se limite à commencer son message au président américain par un «My friend».
«La Russie, quant à elle, a systématiquement étendu ses partenariats internationaux. Les pays BRICS sont devenus BRICS+ : le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud ont été rejoints par l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran, les Émirats arabes unis et l'Indonésie. Ensemble, ces pays représentent environ 3,3 milliards de personnes, soit plus de 40% de la population mondiale. Parallèlement, les États-Unis affirment leur leadership dans un monde de plus en plus multipolaire», conclut le Berliner Zeitung.
Même à Davos, l'élite occidentale hyper puissante sent le vent tourner dans cette nouvelle donne géopolitique. «Le PDG de BlackRock, Larry Fink, ouvrira le Forum économique mondial en reconnaissant sans détour que Davos - et le système économique qu'il représente - est confronté à une crise de légitimité», note Axios.
Création d'un OTAN européen sans les États-Unis et création d'une ONU par Trump. La volonté de l'UE de réaliser son OTAN sans les États-Unis et l'objectif de Trump de fonder une nouvelle ONU avec son Conseil de la paix apportent la preuve que le monde géopolitique se reconstruit. L'autre ordre mondial issu de l'après-Seconde Guerre mondiale est mort. Trump écrase les responsables politiques de l'UE dont ceux de la France en les faisant manger dans sa main alors qu'il invite à sa table le président russe.
Le changement géopolitique est profond, violent, mais c'est une gifle salutaire pour les populations du Vieux Continent qui doivent subir la soumission à cette élite européenne fantasque qui s'amuse à piétiner ses propres citoyens. Observateur Continental constate que «Trump a invité Poutine au Conseil de la paix de Gaza», que «L'Ukraine est reléguée au second plan à Davos» et que Macron se met en tête de proposer le président russe à Paris pour un G7. Ce n'est pas la Russie, c'est l'Europe qui est isolée.
source : Observateur Continental