B'Tselem vient de publier un nouveau rapport intitulé « L'enfer sur terre », dans lequel elle détaille les méthodes horribles de torture et d'agressions sexuelles infligées aux Palestiniens détenus dans des centres de détention israéliens.

« Vivre en enfer » fait suite au rapport de B'Tselem d'août 2024, intitulé « Bienvenue en enfer ». Il présente des chiffres actualisés et de nouveaux témoignages de 21 Palestiniens libérés de prisons israéliennes ces derniers mois.
« Ces informations actualisées indiquent que les prisons israéliennes continuent de fonctionner comme un réseau de camps de torture pour les Palestiniens, les abus systématiques étant encore plus généralisés qu'auparavant. Ces abus comprennent des violences physiques et psychologiques, des conditions inhumaines, la famine délibérée et le refus de soins médicaux, autant de pratiques qui ont entraîné de nombreux décès. Certains témoins ont également décrit avoir subi ou été témoins de violences et d'abus sexuels. La transformation des prisons en un réseau de camps de torture s'inscrit dans le cadre de l'offensive coordonnée du régime israélien contre la société palestinienne, visant à démanteler le collectif palestinien«, écrit B'Tselm
Tout le rapport ici : btselem.org
AUTRES ENLÈVEMENTS ET DÉTENTIONS
La détenue palestinienne Um al-Bara Ayash a décrit un calvaire éprouvant à son avocat, Hassan Abadi. Elle a déclaré avoir été constamment menottée, battue à répétition, bousculée et insultée sans relâche par des soldats de l'occupation israélienne et des gardiens de prison.
Elle a expliqué que ces violences n'étaient pas accidentelles, mais intentionnelles et continues.
La journaliste palestinienne Inas Khlawi, libérée depuis, affirme que des soldats israéliens l'ont menacée d'amener un geôlier si elle refusait une fouille à nu effectuée par une geôlière, après son arrestation pour des publications sur les réseaux sociaux concernant les journalistes palestiniens tués à Gaza, Anas Al-Sharif et Ismail Al-Ghoul.
Israël a arrêté le journaliste palestinien Ali Dar Ali après l'avoir convoqué pour un interrogatoire par leurs services de renseignement.
JOURNALISTES EN DÉTENTION

Selon des sources locales, Israël détient le journaliste Farouq Elayat, 44 ans, après avoir envahi son domicile à Deir Abu Da'if, à l'est de Jénine.
Le journaliste Mujahid Bani Mufleh, originaire de Beta, au sud de Naplouse, a été hospitalisé après une dégradation de son état de santé, quelques jours après sa libération des prisons israéliennes. Des examens ont révélé une hémorragie cérébrale nécessitant une intervention chirurgicale d'urgence, suite à des complications dues à des passages à tabac répétés et au refus de lui administrer ses médicaments pendant sa détention, malgré son diabète et son hypertension.

Bani Mufleh a passé environ sept mois en prison, y compris en détention « administrative ». Il fait partie des 193 journalistes arrêtés depuis le début de l'extermination, dont une quarantaine sont toujours détenu, selon le Le Club des prisonniers palestiniens.
Les forces d'occupation ont arrêté le Palestinien Yahya Al-Masoud après avoir pris d'assaut son domicile à Aqaba, au nord de Tubas, en Cisjordanie occupée.
Des documents du Département d'État américain récemment déclassifiés révèlent par ailleurs que Rümeysa Öztürk, doctorante de 30 ans à l'Université Tufts, a été arrêtée par des agents fédéraux de l'immigration en mars 2025, principalement parce qu'elle avait co-écrit une tribune en 2024 exhortant Tufts à reconnaître le génocide à Gaza et à se désengager des entreprises liées à Israël.

