25/01/2026 ssofidelis.substack.com  6min #302846

 Usa : nouvel assassinat à Minneapolis, par la police de Trump

De Minneapolis à la Palestine, l'Ice et Tsahal appliquent le même modus operandi répressif et meurtrier

Par  Quds News Network, le 25 janvier 2026

Décès en détention. Fusillades dans les rues. Surveillance sans limites. Des villes américaines à la Palestine occupée, un schéma familier se répète.

À Minneapolis, des agents fédéraux de l'immigration ont ouvert le feu lors d'une opération menée par l'administration Trump.

Un homme de 37 ans a été abattu par des agents de l'ICE, selon le rapport d'autopsie obtenu par Associated Press.

★ Une nouvelle video filmée depuis la voiture stationnée à côté d'Alex Pretti et des tueurs de l'ICE montre qu'il n'a opposé aucune résistance, n'a menacé personne, ne tenait pas d'arme mais était en train de filmer la scène, et qu'il a été littéralement exécuté alors qu'il était battu au sol par plusieurs agents de l'ICE.

Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a immédiatement exigé le retrait des forces fédérales, avertissant que les raids militarisés contre les immigrés ont atteint un point dangereusement critique.

Pour de nombreux observateurs, cette scène rappelle d'autres contrées : la Palestine.

Il est clair que l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) américaine et les forces de sécurité israéliennes opèrent désormais selon des méthodes étonnamment similaires.

Toutes deux s'appuient sur des outils de surveillance avancés, des mesures coercitives militarisées et la détention administrative.

Toutes deux recourent à une violence qui touche de manière disproportionnée les communautés racialisées.

Morts en détention et recours à la force létale

Le nombre de décès dans les centres de détention de l'ICE a fortement augmenté.

Rien qu'en 2025, au moins 32 personnes sont mortes pendant leur détention par l'ICE, le chiffre le plus élevé depuis plus de deux décennies. 32 est également le nombre exact de Palestiniens morts pendant leur détention par Israël en 2025, selon un rapport conjoint de groupes de défense des droits des Palestiniens.

Les causes de mortalité en détention par l'ICE vont de la négligence médicale au suicide, les groupes de défense des droits associant ces décès à un confinement prolongé et à des soins de santé inadéquats.

Cette tendance s'est poursuivie en 2026. Plusieurs morts ont été signalées au début de l'année, dont au moins deux au Camp East Montana en janvier.

L'ICE a également eu recours à la force létale en dehors des centres de détention. La fusillade de Minneapolis est l'un des nombreux incidents survenus ces dernières années.

Les Palestiniens sont confrontés à des menaces similaires. Les forces israéliennes tuent régulièrement des civils lors de raids, d'opérations aux points de contrôle et d'actions de "maintien de la sécurité".

Outils de surveillance et technologies

L'ICE utilise la reconnaissance faciale, des scanners d'empreintes digitales mobiles, des scanners d'iris et des bases de données d'IA pour suivre les immigrés.

Des applications d'enregistrement signalent les personnes à placer en détention ou à expulser.

En Palestine occupée, les forces israéliennes déploient des systèmes de suivi biométrique, d'analyse prédictive et de permis pour surveiller les déplacements.

Les experts de la société civile soulignent le parallèle : les deux systèmes font des communautés entières des entités "identifiables" par l'État tout en restreignant leurs droits.

Plusieurs entreprises privées opèrent dans les deux contextes. Palantir fournit à l'ICE des logiciels de gestion de dossiers et de surveillance, ainsi que des plateformes similaires à l'armée israélienne.

Cellebrite, une entreprise israélienne spécialisée dans la cybercriminalistique, propose des outils de piratage téléphonique que les agents américains auraient appris à utiliser après des tests sur le terrain en Palestine.

Paragon Solutions, une autre entreprise liée à Israël, a fourni à l'ICE le logiciel espion Graphite, capable d'infiltrer les communications cryptées.

Formations et transfert de tactiques

Les agents de l'ICE participent à des programmes d'échange avec la police et les unités militaires israéliennes.

De nombreux voyages sont organisés par des organisations à but non lucratif, notamment le séminaire national sur la lutte contre le terrorisme de l'Anti-Defamation League.

Bien que décrits comme des échanges de "pratiques exemplaires" en matière de lutte contre le terrorisme et de contrôle des frontières, les détracteurs affirment que ces programmes transfèrent les tactiques d'occupation vers les forces de l'ordre nationales.

Le contrôle des foules, les opérations policières basées sur le renseignement et les raids militarisés étudiés dans les territoires occupés sont de plus en plus présents dans les opérations américaines.

Frontières et postes de contrôle militarisés

En Cisjordanie, les postes de contrôle israéliens perturbent la vie quotidienne. Les Palestiniens doivent supporter de longues attentes, l'obligation d'obtenir des permis et de subir des fouilles intrusives.

Aux États-Unis, l'ICE et les douanes et la protection des frontières (CBP) mènent des opérations militarisées le long des frontières et dans les villes.

Les postes de contrôle, les raids et les infrastructures de surveillance entravent la liberté de circulation. Les rapports de la société civile soulignent les parallèles structurels dans la manière dont les barrières et le contrôle des accès renforcent le pouvoir de l'État.

Détention administrative et inégalités juridiques

L'ICE détient pendant des mois des migrants sans condamnation pénale, souvent loin de leur avocat ou de leur famille. Israël recourt largement à la détention administrative, emprisonnant des Palestiniens sans inculpation ni procès.

Dans les deux pays, les autorités justifient la détention pour des raisons de "sécurité", outrepassant souvent le cadre légal.

Ciblage racial et politique

Les mesures coercitives de l'ICE touchent de manière disproportionnée les communautés latino-américaines, noires, musulmanes et arabes. Le profilage racial détermine les priorités en matière d'arrestations, de détentions et de surveillance.

Dans la Palestine occupée, la loi israélienne applique des régimes différents aux Palestiniens et aux colons juifs. La liberté de mouvement, l'accès à la terre et les protections juridiques varient selon l'identité.

L'expression politique est elle aussi dans le collimateur.

L'ICE s'est appuyée sur des informations liées à des listes noires en ligne tristement célèbres, notamment Canary Mission, pour enquêter et détenir des militants pro-palestiniens, faisant ainsi de la liberté d'expression un déclencheur potentiel de mesures coercitives.

Un système commun, pas d'alliance formelle

L'ICE et les forces israéliennes n'opèrent pas dans le cadre de traités formels. Les liens s'établissent par le biais de contrats, de technologies privées, d'échanges de formation et de coopération en matière de renseignement.

Les groupes de la société civile qualifie ces pratiques similaires de système mondial de contrôle en pleine expansion.

Les procédures militarisées de répression, de surveillance et de détention sont transfrontalières.

Les uniformes changent. Les technologies évoluent. Les victimes restent les mêmes.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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