26/01/2026 reseauinternational.net  17min #302899

Diagnostic de la Dnc : comment interpréter les résultats officiels

Décidément, ce XXIe siècle persiste à démontrer l'extraordinaire amateurisme de nos instances d'État pour appréhender avec raison le surgissement des maladies infectieuses. On l'a vu pour la COVID, on ré-assiste à un nouveau spectacle consternant, cette fois-ci avec nos vaches. La situation pourrait se révéler risible si le contexte ne se révélait pas aussi dramatique : utilisation maladroite de nouveaux vaccins par ailleurs non correctement testés, tests immunologiques mal réalisés, décisions lapidaires totalement en dépit du bon sens et de la protection de la vie. Hélène Banoun nous emmène aujourd'hui en débriefing d'un cas d'école, celui posé par les 83 vaches de la famille Lhomme. C'est franchement désespérant. Bonne lecture.

AIMSIB

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par Hélène Banoun

Résumé

Ce texte analyse les résultats des analyses faites sur les vaches d'un troupeau abattu en totalité pour cause de dermatose nodulaire contagieuse. Il s'agit des 83 vaches de la famille Lhomme dans le Haut-Doubs (France, décembre 2025). Cet abattage a été médiatisé par la volonté des éleveurs qui ont résisté à l'abattage et auraient aimé transformer l'exploitation en «ferme test» pour observer l'évolution de la maladie dans un troupeau vacciné. Les résultats des PCR montrent que la vache malade qui a déclenché l'abattage était certainement porteuse du virus sauvage. En revanche, les PCR des quatre vaches testées après euthanasie, à la limite du positif, sont sans doute de faux positifs. C'est pourquoi il est primordial que les éleveurs puissent faire effectuer des contre-expertises comme autorisé par la réglementation européenne.

Introduction

Vous avez tous entendu parler en fin d'année 2025 de la colère des agriculteurs : les médias mainstream ont été obligés de «couvrir» les manifestations et les blocages, qui sont devenus visibles au public. Mais la révolte gronde en permanence depuis de longues années, étant donné le triste sort qui est réservé en France et en Europe à ceux qui nous nourrissent. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'épizootie de dermatose nodulaire «contagieuse» (DNC) des bovins, qui a émergé simultanément fin juin 2025 en Italie et en France. Je me suis intéressée à cette maladie dès juillet 2025 car j'ai rencontré par hasard des éleveurs bovins l'été dernier. Les éleveurs touchés ont été confrontés à un mur : refus de dialogue par les pouvoirs publics qui ont imposé dès fin juin 2025 un abattage total des troupeaux dès qu'un seul bovin malade était testé positif. Vous pourrez consulter les articles que j'ai publiés à ce sujet (histoire de la maladie, traitements, vaccins) sur le blog de l'AIMSIB et sur celui de BonSens. J'ai essayé d'aider les éleveurs en leur fournissant une analyse indépendante de l'état de la science sur la DNC. J'ai eu ainsi accès aux résultats originaux des analyses virologiques et sérologiques effectuées sur les vaches d'une famille d'éleveurs dont l'abattage du troupeau a été médiatisé : le refus de l'abattage par les éleveurs a soulevé une vague de soutien parmi leurs collègues et la population de la région (Haut-Doubs) qui ont tenté d'empêcher cet abattage.

Rappel des faits

Les 83 vaches de Céline et Cédric Lhomme (éleveurs dans le Doubs à Pouilley-Français, ferme du Ahut) ont été vaccinées le 22 octobre 2025. Les éleveurs n'ont pas eu connaissance des numéros de lots de vaccins, que les vétérinaires n'ont pas notés non plus. La marque du vaccin est elle-même inconnue des éleveurs. Le vétérinaire a donné le nom du vaccin par téléphone à l'éleveur, à sa demande insistante.

Cela est un manquement au règlement, car le vétérinaire doit noter le numéro du lot et sa date de péremption pour chaque vache vaccinée.

Le 28 novembre 2025 (soit 37 jours après la vaccination), un cas de DNC est confirmé dans l'exploitation. Et les autorités ordonnent l'abattage du troupeau le 29 novembre. Le 1er décembre, les éleveurs s'opposent publiquement à l'abattage, et la famille Lhomme et des soutiens (syndicats comme la Confédération paysanne et la Coordination rurale) proposent de transformer l'exploitation en «ferme test» pour observer l'évolution de la maladie dans un troupeau vacciné. Le 2 décembre, des manifestants se rassemblent devant la ferme pour empêcher l'abattage. Plus de 200 gendarmes sont présents. Le 2 décembre aussi, le tribunal administratif rejette les recours, et l'abattage commence. Les autorités font ensuite tester 4 vaches du troupeau euthanasiées et sur lesquelles ont été découverts des nodules. Ces analyses confirment, selon les autorités, des cas supplémentaires de DNC dus à une infection ancienne.

Comment interpréter les résultats d'analyses obtenus par la famille Lhomme ?

J'ai pu consulter les résultats des PCR et des sérologies effectuées par le laboratoire départemental de l'Ain. Il faut rappeler que ce sont les seuls résultats disponibles, puisqu'une contre-expertise a été refusée aux éleveurs.

Pourtant, le règlement UE 2017/625 autorise cette contre-expertise. 1

Quels sont les tests pratiqués ?

Les PCR utilisées détectent de façon uniquement qualitative des fragments de gènes du virus de la DNC. Comme pour toute PCR, un résultat positif ne prouve rien à lui seul : il faut le confronter à l'état clinique. Le vaccin DNC est à virus vivant atténué. C'est une souche dérivée d'un virus sauvage isolé dans les années 1950.

Deux types de PCR sont effectués :

• une première PCR qui ne fait pas la différence entre virus sauvage ou virus vaccinal ;

•  si cette PCR est positive, une PCR-DIVA (Differentiating Infected from Vaccinated Animals, en français distinction entre animaux infectés et animaux vaccinés) est réalisée pour faire la différence entre virus vaccinal et virus sauvage. Les kits PCR utilisés sont agréés par les laboratoires de référence belge, allemand et italien.

D'après le fabricant, le nombre de cycles d'amplification à mener est de 40. «Un signal détecté avec un Ct élevé (environ [35-40]) peut être considéré comme un résultat positif faible, proche de la limite de détection. L'interprétation doit toujours se faire en tenant compte du contexte épidémiologique, des contrôles internes et externes, et, si nécessaire, être confirmée par un nouveau prélèvement ou une autre matrice». (Communication personnelle avec le fabricant).

Les auteurs d'un article sur l'épidémie de DNC en Tunisie en 2024 considèrent un échantillon comme positif si le nombre de cycles est inférieur à 38 2. Lors d'une épizootie au Kazakhstan, les virologistes ont pratiqué des PCR de 35 cycles 3. Les sérologies recherchent des anticorps qui sont le témoin de la rencontre avec le virus (sauvage ou vaccinal).

Les tests sérologiques ne font pas la différence entre l'infection par le virus sauvage ou par la vaccination.

La sérologie est effectuée par ELISA avec un kit annoncé par le fabricant comme aussi sensible que l'IPMA. En effet, selon les scientifiques, la technique ELISA pourrait ne pas détecter les anticorps, en particulier en début de séroconversion, contrairement à la technique IPMA qui est très sensible et les détecte toujours 4. On peut donc supposer que l'ELISA utilisé par les services vétérinaires (IDScreen) évite les faux négatifs en début de séroconversion.

Résultats

La vache malade et qui a entraîné l'abattage a été testée nettement positive en PCR simple puis en PCR-DIVA dans le sang pour le virus sauvage, et positive en sérologie. Aucun nodule n'a été testé, et pourtant quatre nodules ont été prélevés selon la famille Lhomme. Pourquoi n'ont-ils pas été analysés, ou pourquoi les résultats n'ont-ils pas été publiés ? Étaient-ce des nodules ou bien des croûtes ? Le virus est présent dans le sang pendant une courte période au début de l'infection. Dans la phase tardive de l'infection, la présence du virus dans le sang peut refléter l'augmentation de la charge virale dans les organes internes 5. C'est pourquoi les experts affirment que la recherche dans le sang n'est pas adaptée à la détection du virus : ils conseillent les prélèvements de croûtes et les échantillons buccaux et nasaux qui sont plus facile à prélever que le sang 6. Les vaches euthanasiées sont faiblement positives en PCR simple (à la limite de détection) soit dans le sang, soit dans un nodule, soit dans sang et nodule, selon les vaches. Les PCR-DIVA ressortent faiblement positives pour le virus sauvage (limite de détection) pour 2 vaches dans le sang, et faiblement positives pour 2 vaches dans les nodules. Mais une seule vache sur les 4 est faiblement positive à la fois dans le sang et dans le nodule. Les sérologies sont positives pour 2 vaches et négatives pour 2 autres. Pour ces deux vaches négatives en sérologie, la PCR ressort positive faible dans le nodule ou le sang. Aucun virus vaccinal n'est détecté sur aucune vache.

Discussion des résultats

Pour la vache testée malade et vivante et qui a entraîné l'abattage, il y a concordance entre l'état clinique et le résultat des analyses biologiques. On peut donc affirmer qu'elle était porteuse du virus sauvage. Elle était négative pour le virus vaccinal dans le sang.

Cependant, étant donné la vaccination en pleine épidémie pratiquée depuis le mois de juillet 2025, on ne peut pas exclure la possibilité théorique qu'une souche recombinante entre vaccin et virus sauvage soit apparue. Une telle recombinaison s'est produite en Asie avec un vaccin hétérologue ; et la souche recombinante qui circule ne peut plus être distinguée du virus vaccinal par PCR DIVA. 7

Pour exclure cette éventualité, il aurait fallu disposer de la séquence complète du virus isolé. Chez les vaches testées une fois euthanasiées, aucune maladie n'avait été détectée par l'éleveur avant la découverte de la seule vache malade. Il y a donc discordance entre l'état clinique et le résultat des PCR.

La sérologie positive sur 2 vaches indique qu'elles se sont immunisées contre le virus. Elles étaient donc guéries ou en voie de guérison. La sérologie négative sur les 2 autres vaches indique qu'elles n'avaient pas été infectées (vu en fait la faible contagiosité réelle de la maladie par contact direct lorsqu'il n'y a plus d'insectes vecteurs).

Mais pour ces 2 vaches négatives en sérologie, la PCR est rendue positive (limite) soit dans un nodule soit dans le sang : cela est assez incohérent, car la technique de sérologie est annoncée comme aussi sensible que l'IPMA, qui détecte toutes les séroconversions. Comment expliquer qu'une sérologie soit négative si la vache a été en contact avec le virus, ce qui est suggéré par la PCR positive ? La conclusion logique est que ces PCR positives limite sont en fait de faux positifs.

Questions qui se posent

Il aurait fallu pouvoir disposer d'une contre-expertise par un laboratoire indépendant pour les 4 vaches testées après euthanasie.

Pourquoi ne retrouve-t-on pas le virus vaccinal ? La PCR-DIVA est capable de détecter la présence simultanée des virus sauvage et vaccinal, mais cela dépend des proportions de virus présents. 8

Lors d'une réaction au vaccin, on retrouve le virus vaccinal seulement dans les 2 semaines suivant la vaccination (nodule, sang ou lait). Selon Haegeman 2023 9, on peut retrouver le virus vaccinal jusqu'à 15 jours après l'injection ; ou, selon Agianniotaki et al., 2017 10, jusqu'à 30 jours après la vaccination.

Les tests ayant été effectués plus de 30 jours après la vaccination, il est donc logique de ne pas retrouver de virus vaccinal. Madame Lhomme n'a eu connaissance ni du type de vaccin utilisé (Merck ou OBP), ni du numéro de lot, ni des dates de fabrication et de péremption. D'après elle, le vétérinaire n'a pas noté ces renseignements pour chaque vache vaccinée. Le vétérinaire a communiqué ensuite par téléphone le nom du vaccin : c'est bien logiquement le Lumpyvax, le seul disponible au moment où a eu lieu la vaccination.

On ne peut donc pas exclure qu'un vaccin proche de la date de péremption et peu efficace ait été injecté : certaines vaches n'ont pas été protégées et ont pu développer des nodules (même s'ils sont passés inaperçus). Il faut rappeler que la date de péremption a été allongée de 24 mois à 36 mois pour le lyophilisat du vaccin Bovilis-Lumpyvax de Merck d'après l'ATU de juillet 2025. 11

Explication probable des cas de vaches fraîchement vaccinées contre la dermatose nodulaire, et qui déclenchent la maladie sans cause apparente de déplacement d'animaux, et en hiver.

Il est possible que les vaches aient bien réagi au virus sauvage qui circule (elles étaient asymptomatiques en voie de guérison) ; mais lorsque l'on ajoute le virus vaccinal au virus sauvage, le système immunitaire est submergé (d'autant plus si les flacons renferment 500 000 unités de virus). Et la maladie se développe.

C'est ce qui a pu se passer lors de l'épidémie de rougeole aux Îles Samoa en 2019. La vaccination massive en pleine épidémie a fait flamber l'épidémie et provoqué 5000 cas et 83 décès (dont 72 chez les moins de 5 ans), tout cela sur une île de 200 000 habitants. 12

Cela serait à rediscuter si l'on connaissait le titre exact du vaccin injecté. Le principal problème avec ce vaccin est son dosage. Il y a une large plage de quantité de virus vivant présent dans le vaccin. La date de péremption de ce vaccin a été allongée et le fabricant prévoit une perte au cours de la conservation.

Le fabricant annonce entre 10⁴ et 5 × 10⁵ TCID₅₀ (10 000 à 500 000 unités) à la libération des lots. Il faudrait demander si l'ATU a été accordée sur la base des documents du Lumpyvax des années 2015-2018 ou bien de 2025.

Cette large plage possible de quantité de virus viable dans les flacons pourrait avoir les conséquences suivantes sur l'efficacité et la sécurité :

Si un flacon proche de la date de péremption est injecté à une vache adulte, la quantité pourrait être insuffisante pour immuniser correctement la vache.> Inversement ; si un flacon fraîchement produit (et contenant jusqu'à 5 × 10⁵ TCID₅₀ (500 000 unités) est injecté à un veau de 8 jours, pesant plus de 10 fois moins qu'une vache adulte, cela pourrait entraîner de graves effets indésirables.

Annexe concernant le titrage des vaccins Lumpyvax Efficacité - Sécurité

Le vaccin Bovilis Lumpyvax-E (MSD Animal Health 13, produit aux Pays-Bas, autorisé par ATU ANSES en juillet 2025) est administré en dose fixe de 1 ml par animal, sans ajustement en fonction du poids ou de l'âge. Cela signifie que tous les bovins - des veaux aux vaches adultes - reçoivent la même quantité absolue de virus, ce qui entraîne une exposition relative plus élevée par kg de poids corporel chez les animaux plus petits comme les veaux.

Charge virale (TCID₅₀) : à la libération (lots frais) : 10⁴ à 5 × 10⁵ TCID₅₀ (10 000 à 500 000 unités). Cette large fourchette est justifiée par le fabricant par la perte au cours de la conservation et par la nécessité d'avoir au moins 100 unités en fin de vie du produit. Elle assure une garantie minimale pendant la durée de conservation (jusqu'à 36 mois pour le lyophilisat) : 10² TCID₅₀ (100 unités). La charge peut diminuer avec le temps, surtout si le vaccin est stocké près de sa date de péremption.

Conséquences sur l'efficacité

À la limite, un veau de 40 kg pourrait recevoir jusqu'à 500 000 unités TCID50 (c'est à dire 5000 fois la dose minimale nécessaire) et une vache adulte de 650 kg pourrait ne recevoir que 100 unités. Une charge de seulement 100 unités pourrait ne pas suffire à induire une immunité complète (le seuil minimal pour l'efficacité est autour de 10³-10⁴ TCID₅₀ dans des études), exposant l'animal à un risque d'infection sauvage sans protection adéquate. 14

Concernant la sécurité, une dose trop forte pourrait occasionner des effets indésirables fréquents et graves. À une dose de 10⁵ TCID₅₀ (100 000 unités), environ 12% des animaux développent des lésions cutanées (nodules). 15

L'ATU a-t-elle été accordée sur la base du vaccin 2015-2018 ?

«En vie réelle», dans les Balkans deux vaccins ont été utilisés : le Lumpyvax Merck fabriqué en Afrique du Sud 16 et qui contenait 104 unités TCID50 (10 000), et l'OBP également d'Afrique du Sud ; dosé à 103,5 TCID/dose (5000 TCID50/dose).

On ne peut donc pas se fonder sur les essais et les études en «vie réelle» effectuées avec un vaccin moins dosé (et plus précisément dosé) que le Lumpyvax de 2025.

En 2015, le vaccin utilisé en Croatie était le Lumpyvax. On peut donc supposer que c'est le même vaccin que celui utilisé en Grèce. Ou alors était-ce l'OBP ? Ces 2 vaccins étaient donc moins fortement dosés que le Lumpyvax utilisé en France en 2025. Selon l'EFSA 2020, le Lumpyvax (Merck Intervet Afrique du Sud) et l'OBP ont été utilisés en Grèce en 2016. La notice du Lumpyvax 2009 précise : 104 (c'est à dire 10 000) 50% tissue culture infective dose [TCID50]/ml live, attenuated SIS type virus. 17

Titre des vaccins dans les essais de laboratoire ?

Le titre n'est pas indiqué ; ou bien il est de 104 TCID50/ml. 18

Titre original de l'article : « Interprétation des résultats d'analyses biologiques effectués sur les vaches de la famille Lhomme (abattage dans le Haut-Doubs le 2 décembre 2025)»  researchgate.net

Helene Banoun  orcid.org, pharmacist-biologist, former INSERM researcher

source :  AIMSIB

  1. Article 35 du RÈGLEMENT (UE) 2017/625 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 15 mars 2017  eur-lex.europa.eu.
  2. Mejri et al. (2025) First detection of Lumpy Skin Disease virus in Tunisia. Front. Virol. 5:1548475. doi: 10.3389/fviro.2025.1548475
  3. Kutumbetov et al. Investigation of the Pathogenesis of Lumpy Skin Disease Virus in Indigenous Cattle in Kazakhstan. Pathogens 2025, 14, 577.  doi.org
  4. Haegeman et al. An Immunoperoxidase Monolayer Assay (IPMA) for the detection of lumpy skin disease antibodies. J Virol Methods. 2020  pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  5. Nugroho et al. Clinical and molecular description of natural infections with an Asian strain of lumpy skin disease virus in Bos indicus. Sci Rep 15, 12641 (2025).  doi.org
  6. Li L et al. Quantitative real-time PCR detection and analysis of a lumpy skin disease outbreak in Inner Mongolia Autonomous Region, China. Front Vet Sci. 2022 Jul 26;9:936581. doi: 10.3389/fvets.2022.936581. PMID: 35958309; PMCID: PMC9362877.  pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  7. Akther et al. 2023. Global Burden of Lumpy Skin Disease, Outbreaks, and Future Challenges. Viruses. 2023 Aug 31;15(9):1861. doi: 10.3390/v15091861. PMID: 37766268; PMCID: PMC10535115.  pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  8. Haegeman 2023  pubmed.ncbi.nlm.nih.gov et Agianniotaki et al., 2017.  pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  9. Haegeman Development and Validation of a New DIVA Real-Time PCR Allowing to Differentiate Wild-Type Lumpy Skin Disease Virus Strains, Including the Asian Recombinant Strains, from Neethling-Based Vaccine Strains. Viruses 2023, 15, 870.  doi.org
  10. Agianniotaki et al.  pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  11. 90077_ATU_ANNEXE.pdf
  12.  aimsib.org et en revue internationale :  xiahepublishing.com
  13.  med-vet.fr
  14. Bazid 2023 Emergency vaccination of cattle against lumpy skin disease : Evaluation of safety, efficacy, and potency of MEVAC® LSD vaccine containing Neethling strain. Vet Res Commun. 2023 Jun;47(2):767-777. doi: 10.1007/s11259-022-10037-2. Epub 2022 Dec 3. PMID: 36460903 ; PMCID: PMC9734455  pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  15.  mdpi.com et Kumar (2023). Evaluation of the safety, immunogenicity and efficacy of a new live-attenuated lumpy skin disease vaccine in India. Virulence, 14(1).  doi.org et «Three out of 45 cattle vaccinated with LSDV Nt strain (6.7%) and three out of 24 cattle vaccinated with Kn strain (12.5%) presented LSD-like skin nodules, providing evidence that the post-vaccination lesions may not be strain-dependent. Experimental animals were vaccinated with a volume of 2 mL of 104.0 TCID50 (low dose) or 2 mL of 105.0 TCID50 (high dose). The LSD Nt strain used in this experiment showed 100% similarity with sequence data from LSDN stored in the GenBank (ID : AF409138) Bamouh 2021 Investigation of Post Vaccination Reactions of Two Live Attenuated Vaccines against Lumpy Skin Disease of Cattle. Vaccines 2021, 9, 621.  doi.org These results suggest a highly satisfactory product, since some other LSD vaccines have shown adverse effects, probably due to higher dose concentration (104 TCID50/mL) (avec MEVAC Neethling) Bazid 2023 op cit.
  16. In 2018, over 2.5 million cattle were vaccinated with LSD homologous live-attenuated vaccine strain (Neethling strain11,12, and SIS Neethling type13)  efsa.onlinelibrary.wiley.com
  17.  journals.co.za
  18. Haegeman 2021 Essai OBP et Lumpyvax (MSD-Animal Health ; South-Africa ; batch BNDM07 : le titre de ce lot est inconnu. Cf. Farag  doi.org. Par contre dans un autre essai Bedekovic 2017, le titre est 10 puissance 4 TCID50.) Haegeman 2023 (essai à long terme) utilise le Lumpyvax (MSD Animal Health ; Kempton Park, South-Africa) Philips Haegeman 2025 Lumpyvax (MSD, South Africa, batch 5KV24 : titre inconnu)

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