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Sifi Ghrieb, Premier ministre algérien.
L'Algérie et le Qatar réaffirment leur volonté de renforcer un partenariat stratégique déjà solide. Les investissements qataris, dominés par l'acier et l'agroalimentaire, constituent le pilier central de cette coopération. Les deux pays entendent approfondir leur coordination politique et économique à long terme.
Les relations entre l'Algérie et le Qatar poursuivent leur dynamique ascendante, illustrée par l'entretien téléphonique intervenu entre le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, et le président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani.
Cet échange s'inscrit dans une volonté partagée de consolider un partenariat qualifié de stratégique et régulièrement présenté comme un modèle de coopération arabe fondée sur la confiance et la convergence des intérêts.
Doha, premier investisseur arabe en Algérie
Lors de cet entretien, le Premier ministre algérien a transmis les salutations du président Abdelmadjid Tebboune à l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, accompagnées de vœux de prospérité pour le peuple qatari. En retour, le chef de la diplomatie qatarie a souligné la solidité des relations bilatérales, rappelant qu'elles s'inscrivent dans une vision commune portée au plus haut niveau des deux États. Il a également exprimé la disponibilité de Doha à approfondir la coopération, en particulier dans les domaines économiques et d'investissement.
Les deux parties ont insisté sur la nécessité de concrétiser les projets communs en cours, d'en lancer de nouveaux et de renforcer la concertation politique sur les questions régionales et internationales d'intérêt mutuel. Cette dynamique s'appuie sur une série de visites de haut niveau, notamment celle du président Tebboune au Qatar en juillet 2023 et celle de l'émir qatari en Algérie en février 2020, qui ont donné une forte impulsion à la coopération bilatérale.
Sur le plan économique, le Qatar s'impose comme le premier investisseur arabe en Algérie, concentrant près de 74 % des investissements arabes dans le pays. Le projet Algerian Qatari Steel (AQS) à Bellara, d'un coût d'environ 2 milliards de dollars, symbolise cette coopération industrielle ambitieuse. À cela s'ajoute le mégaprojet agricole Baladna à Adrar, doté de 3,5 milliards de dollars, destiné à développer une filière laitière intégrée dans le sud algérien. Ces initiatives, complétées par des accords dans la santé, le tourisme, l'enseignement supérieur et les transports, témoignent d'un partenariat appelé à se renforcer durablement.