09/02/2026 french.presstv.ir  3min #304279

Le Royaume-Uni arrête Latifa Abouchakra, collaboratrice de Press Tv à Londres

Les autorités britanniques ont arrêté une collaboratrice de la chaîne d'information anglophone iranienne Press TV, également militante politique pro-palestinienne, dans le cadre de leur répression à motivation politique contre les voix pro-palestiniennes.

Latifa Abouchakra, une journaliste basée à Londres, a été arrêtée par la police britannique alors qu'elle se rendait à Birmingham pour participer à la cérémonie du lancement du Mouvement antisioniste (AZM), un groupe nouvellement créé qui lutte contre la « suprématie juive » et soutient la Résistance palestinienne.

La police a confirmé que cette arrestation était liée aux mesures de sécurité plus larges mises en place autour de ce rassemblement.

Les militants ont affirmé que l'opération avait été menée sous la pression des groupes de pression pro-israéliens, accusant les autorités britanniques de contrôler de manière sélective les événements critiques à l'égard du régime israélien.

Âgée de 35 ans, Latifa Abouchakra est une figure emblématique de l'émission Palestine Déclassifiée de Press TV, où elle critique la politique israélienne et l'influence sioniste au sein des institutions occidentales.

L'événement AZM, prévu à l'Old Print Works de Birmingham, a été annulé pour des raisons de sécurité, à la suite d'une enquête policière portant sur une publication Instagram du groupe se déclarant « résolument pro-résistance armée ».

Parmi les autres intervenants annoncés figuraient David Miller, ancien professeur à l'Université de Bristol licencié en 2021 suite à des allégations d'antisémitisme infondées ainsi que Rahmeh Aladwan, médecin palestino-britannique, arrêtée à plusieurs reprises pour des publications sur les réseaux sociaux liées à l'activisme pro-palestinien.

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L'arrestation de Latifa Abouchakra intervient dans un contexte de répression croissante d'activités pro-palestiniennes sous le gouvernement du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a renforcé les pouvoirs de la police afin de restreindre les manifestations.

Depuis son entrée en fonction en juillet 2024, Keir Starmer est critiqué pour avoir poursuivi et intensifié les mesures engagées par les gouvernements précédents, notamment la désignation sans précédent de Palestine Action comme organisation terroriste en juillet 2025.

Cette désignation, la première pour un groupe de protestation par action directe en vertu de la loi antiterroriste de 2000, criminalise l'appartenance ou le soutien à cette organisation, avec des peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Elle a conduit à plus de 2 400 arrestations, dont beaucoup pour avoir simplement affiché des pancartes de soutien.

 Aucun pays n'a défendu la cause palestinienne avec autant de détermination que la République islamique d'Iran. (George Galloway)

Les détracteurs, notamment des organisations de défense des droits humains et des militants opposés à ces mesures, estiment que cette répression porte atteinte à la liberté d'expression et cible de manière disproportionnée la solidarité avec la Palestine, créant ainsi un « effet dissuasif » sur la dissidence.

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