09/02/2026 reseauinternational.net  8min #304283

Encore du Lancet Gate ; avec les statines cette fois-ci

par Michel de Lorgeril

Le «prestigieux» journal médical britannique (The Lancet) vient de commettre une nouvelle bévue confirmant de façon magistrale ce que nous savions déjà, à savoir :

1. ce que publient les médias conventionnels (comme The Lancet ou le New England Journal of Medicine) n'a plus aucune valeur médicale ou scientifique ;

2. les supposés experts britanniques d'Oxford - et tous ceux qui les écoutent ou répercutent leurs idioties - sont des naïfs ou plus probablement des menteurs et désinformateurs professionnels ;

3. ce qu'ils disent (eux et d'autres) à propos des médicaments anticholestérol (et des statines) en particulier depuis des décennies est mensonger ;

4. les médias francophones qui relaient la désinformation d'Oxford sans la moindre analyse et critique sont des idiots ou des vilains complices !

Ce nouveau Lancet Gate confirme donc ce que nous voyons depuis longtemps : l'effondrement «officiel» de la médecine scientifique dans nos sociétés. Ce nouvel avatar médico-scientifique survient - ce n'est probablement pas le hasard - au moment où la nouvelle administration sanitaire US remet en question la politique vaccinale du pays et surtout le savoir «officiel» sur la médecine des vaccins.

Dit autrement, cette remise en question des consortiums réunissant depuis des décennies les industriels, les gouvernants (et les autorités sanitaires), les sociétés savantes (rémunérées et protégées par les précédents) est sans précédent et c'est la panique.

Urgent d'ériger des barrages pour empêcher l'insurrection !

Tel est sans doute l'objectif de cet article dans The Lancet : protéger les acquis ! C'est vrai pour l'industrie des vaccins comme des autres produits de santé, notamment les médicaments anticholestérol.

Il faut donc en toute urgence ré-évaluer ce qui est dit dans les textes officiels (et les cours de médecine) à propos des médicaments anticholestérol, notamment et très particulièrement les statines. La comédie a assez duré, aurait dit un Révérend Père bichonné dans sa chasuble !

Commençons par le plus exécrable, le communiqué de l'habituel complice de la désinformation «conventionnelle», Le célèbre Quotidien du Médecin.

Très affirmative, notre Elsa Bellanger !

Sait-elle de quoi elle parle ?

C'est un article (celui du Lancet) de 25 pages réservé à des experts de l'analyse statistique qui ne savent pas quoi faire entre les repas.

Bien que l'article soit signé par une ribambelle de co-auteurs [mais en fait par les industriels qui détiennent les bases de données], c'est l'unité d'épidémiologie d'Oxford dirigée par Sir (et professeur) Rory Collins qui est à la manœuvre. Nous le connaissons bien car ce n'est pas la 1ère fois qu'il organise la désinformation.

Dans mon livre «L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol» publié en 2015 - qui n'a fait l'objet d'aucune critique des partis adverses - Rory Collins fait lui l'objet du Chapitre 1 titré «Les aveux de Sir Rory Collins». J'y raconte en toute simplicité comment il avoue avoir menti dans divers articles scientifiques à propos de la toxicité des statines. Si lui il mentait, les autres aussi puisqu'ils disaient tous la même chose. En fait, les uns et les autres ne savaient rien car ils n'avaient pas accès aux données brutes des essais cliniques (qu'ils signaient pourtant en premiers auteurs) détenues et protégées par les industriels.

Revenons à notre Lancet Gate de maintenant qui prétend enfin savoir tout sur la toxicité des statines avec une méta-analyse des données de 19 essais cliniques (statines contre placebo) conduits par l'industrie. Sont ainsi exclus tous les autres essais cliniques, notamment ceux conduits indépendamment de l'industrie, et dont les données sur la toxicité de statines étaient évidemment beaucoup plus crédibles.

Peu importe, les auteurs concluent que la grande majorité des effets indésirables des statines identifiés lors de la surveillance après la mise sur le marché et notifiés dans les avertissements des industriels à l'intention des prescripteurs et des patients étaient sans valeur car ils ne les retrouvaient pas dans leur nouvelle méta-analyse.

En fait, il faudrait plusieurs heures de lecture attentive de cette méta-analyse pour aboutir à la conclusion inéluctable que, faute d'avoir les documents bruts en main (des centaines de pages probablement), je ne peux pas valider les conclusions d'Oxford ; à moins de leur faire confiance aveuglément ; ce que mon expérience personnelle m'interdit absolument après avoir travaillé sur leurs œuvres (et constaté leurs mensonges et idioties) pendant au moins deux décennies (voir plus haut à propos de Rory Collins)

Quant aux éditeurs du Lancet (pilotés par Elsevier), surtout ne pas leur faire confiance, ils ne connaissent que le marketing !

Cela dit, inutile de perdre du temps à analyser les tableaux et les commentaires des auteurs de l'article, nous pouvons nous permettre une très brève analyse qui dit tout !

Il suffit en effet de lire les premières lignes de l'article du Lancet (ci-dessous).

Je traduis et interprète ces premières lignes. C'est très amusant et ça suffit pour se permettre de mettre cet article à la poubelle.

Les auteurs nous disent que les effets indésirables des statines décrits dans les documents de l'industrie pharmaceutique elle-même (product labels) ne résistent pas aux analyses des essais cliniques randomisés en double aveugle (subtilement sélectionnés par eux-mêmes) car la majorité d'entre eux ont été rapportés via des études non randomisées, donc victimes de biais.

Rappels indispensables pour comprendre : les produits de santé obtiennent une autorisation de mise sur le marché quand le détenteur du brevet a pu démontrer que ce produit était utile (rapport bénéfice/effets indésirables favorable) via un ou plusieurs essais randomisés en double aveugle. Ce sont les études de phase 3.

Ces essais cliniques n'apportent pas de garantie solide concernant l'innocuité (relative ou absolue) de ces produits car les patients (ou les personnes) recrutés sont toujours prudemment sélectionnés pour éviter de mettre en exergue d'emblée la toxicité potentielle du produit testé. Tout le monde sait ça : suivi trop bref, sujets randomisés pas trop âgés, pas trop jeunes, pas de pathologie «ennuyeuse» connue - fonction du type de produit testé - pas d'instabilité psychologique, pas antécédents «ennuyeux» en fonction du produit testé, etcétéra.

Un exemple concernant le dernier point : après l'essai CARE - qui avait montré plus de cancers du sein dans le groupe pravastatine (par rapport au placebo) - tous les investigateurs des statines ont fait attention d'exclure toute femme susceptible d'avoir un cancer du sein, c'est-à-dire d'exclure beaucoup de femmes entrainant de façon assez systématique (malgré le tirage au sort) des distorsions du ratio homme/femme. Autre exemple, il a fallu plus de 20 ans pour que les experts de statines admettent (du bout des lèvres) qu'elles favorisaient la survenue de nouveaux diabètes ou qu'elles aggravaient des diabètes établis.

En conséquence, la mise sur le marché est suivie d'études post-marketing (dites de phase 4) exigées par la Loi, où les médecins prescrivent sans retenue et sans sélection particulière des personne traitées. Tout le monde sait ça et nous savons tous que c'est lors de ces études de phase 4 que les principaux effets indésirables sont identifiés.

Dans le monde des statines, on doit se souvenir de l'épisode désastreux de la Cerivastatine qui, après avoir été commercialisée en grande pompe sur la base d'essais de phase 3 «indolores» pour l'industriel et les prescripteurs, dû être prestement retirée du marché du fait des graves complications (rhabdomyolyse et insuffisance rénale) identifiées seulement en phase 4.

Dans ce cas, le tableau crevait les yeux, comme disent les ophtalmos, mais lorsqu'il s'agit de symptômes plus discrets (et sournois), les études de phase 4 elles-mêmes sont lentes à faire ressortir de graves complications comme les effets des statines sur le risque de diabète, décrit ci-dessus.

En fait, c'est plus compliqué car souvent les médecins ou les patients repèrent les effets indésirables et diminuent les posologies dans l'espoir de faire disparaître ces symptômes ou ces signes biologiques de toxicité et ne font pas de déclaration. Il suffit de pratiquer la médecine pour savoir ça...

Certains effets indésirables passent totalement inaperçus, par exemple la prise de poids (le poids n'est jamais mentionné dans les essais de phase 3) ou la diminution de l'activité physique, cette dernière n'est jamais mentionnée non plus.

Faut-il rappeler qu'une faible activité physique et le syndrome métabolique (tendance au diabète) sont des facteurs de risque majeurs de complications cardiovasculaires !

Décréter que les essais de phase 3 contredisent les études de phase 4 est donc stupide !

J'arrête là, c'est suffisant pour dire que l'article du Lancet est simplement pathétique et que les auteurs sont soit des crétins de 1ère classe soit des fabricants de fake news de la plus basse espèce.

Pas difficile la médecine scientifique, il suffit d'être ferme sur les principes !

Il faudrait que les experts en médecine des vaccins s'inspirent de cette aventure nauséabonde du Lancet. Mais ce sera difficile car pour la majorité des vaccins mis sur le marché, il n'y a même pas d'essai de phase 3 !

Pas de risque de contradiction avec des études de phase 4 !

Conclusion : la médecine des vaccins n'est pas scientifique !

source :  Michel de Lorgeril

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