09/02/2026 francais.rt.com  2min #304329

Sahara occidental : Marocains, Algériens, Mauritaniens et le Polisario réunis discrètement à l'ambassade américaine à Madrid

© X / @US_SrAdvisorA

Le conseiller spécial de Donald Trump pour l'Afrique, Massad Boulos, reçu par le président algérien, Abelmajid Tebboune, le 27 janvier 2026 à Alger.

D'après le journal espagnol El Confidencial, une réunion confidentielle s'est tenue le 8 février à Madrid entre le Maroc, l'Algérie, le Front Polisario et la Mauritanie, sous l'égide des États-Unis, pour relancer les discussions sur l'avenir du Sahara occidental.

Des négociations discrètes autour du conflit du Sahara occidental ont eu lieu le 8 février à Madrid, rapporte  El Confidencial, citant des sources diplomatiques. La rencontre se serait tenue à l'ambassade des États-Unis et aurait réuni des représentants du Maroc, de l'Algérie, du Front Polisario et de la Mauritanie.

Les délégations auraient été conduites par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, avec la participation de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura. Les négociations auraient été encadrées par le conseiller spécial de Donald Trump pour l'Afrique, Massad Boulos, et par l'ambassadeur américain auprès des Nations unies, Michael Waltz. Selon le média espagnol, cette réunion s'inscrit dans la continuité d'un premier échange confidentiel organisé deux semaines plus tôt à Washington, alors que la diplomatie américaine joue désormais un rôle moteur dans ce dossier.

Au centre des discussions figurerait la nouvelle version du plan d'autonomie marocain, récemment étoffée en un document plus détaillé. Rabat cherche à renforcer le soutien international à cette proposition, déjà appuyée par plusieurs partenaires occidentaux.

De leur côté, l'Algérie et le Front Polisario continueraient de défendre le principe d'un référendum d'autodétermination, prévu dans les engagements conclus sous l'égide de l'ONU au début des années 1990.

Toujours selon El Confidencial, la tenue de ces échanges à Madrid aurait été décidée par les États-Unis pour des raisons pratiques, sans implication directe du gouvernement espagnol dans leur préparation. Aucune confirmation officielle n'a été rendue publique à ce stade.

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