
par Marcel Al-Tors
Beyrouth - De nombreux libres penseurs à travers le monde partagent des idées similaires sur une question presque indiscernable : qui suit qui ? «La Grande Amérique», qui se considère comme le leader du monde entier, ou «l'entité israélienne», qui, depuis sa création, a su constituer le lobby le plus important et le plus influent des États-Unis d'Amérique, grâce auquel elle a facilement pris le contrôle des principaux leviers financiers et médiatiques sur le sol américain et en est venue à gérer l'ensemble du jeu politique, et peut-être militaire, sans aucun rival ?
Israël est-il véritablement devenu un fardeau pour Washington, comme l'affirmait le célèbre animateur de télévision américain Tucker Carlson : «On répète sans cesse à de nombreux Américains que leur destin est lié à celui d'Israël, et que c'est le plus important allié des États-Unis. Mais Israël ne peut être considéré comme un allié important du point de vue des États-Unis, quel qu'il soit... Ce n'est même pas un allié, c'est un fardeau».
Ce qui s'est passé dans la bande de Gaza ces quinze derniers mois reflète peut-être la réalité : l'Amérique, avec toute son arrogance, a été contrainte d'intervenir avec tous ses moyens, non seulement pour protéger l'entité, mais aussi pour lui fournir des centaines de milliers de tonnes d'armes dont le coût a dépassé plusieurs dizaines de milliards de dollars. Un coût exorbitant, payé uniquement par les Américains, directement et peut-être indirectement, par des régimes qui dorment sur d'immenses gisements de pétrole et de gaz.
Et voilà que Washington est à la tête des exigences concernant le démantèlement du programme nucléaire iranien, ainsi que de ses missiles balistiques susceptibles de menacer l'entité, et qu'elle a effectivement menacée lors de la guerre des douze jours. Comme en témoigne la mobilisation de flottes au Moyen-Orient et dans la région du Golfe, les États-Unis sont prêts à soumettre l'Iran, quitte à déclencher une guerre régionale, voire mondiale, au nom du Premier ministre ennemi Benjamin Netanyahou et de son projet de «Grand Israël» !
Ce qui pousse l'administration américaine à céder aux désirs de la puissance occupante, ce sont les scandales sexuels retentissants impliquant de nombreuses personnalités de haut rang. Le président américain, Donald Trump, réplique en dévoilant l'intégralité des dossiers sur l'assassinat du président John Kennedy et les circonstances des attentats du 11 septembre, confirmant ainsi l'évidence !
Est-il acceptable, au gré de désirs personnels malsains et étroits, d'entraîner le monde entier dans des guerres dont personne ne comprend les conséquences, surtout si l'«imprudence» d'un dirigeant impliqué dans ces scandales le conduit à appuyer sur tel ou tel bouton nucléaire, ramenant la Terre à l'âge de pierre ?
source : The Intel Drop via Marie-Claire Tellier