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 Liban : Israël intensifie ses frappes contre le sud en violation de l'accord de cessez-le-feu

17/02/2026 french.presstv.ir  4min #305061

 Liban : Israël intensifie ses frappes contre le sud en violation de l'accord de cessez-le-feu

« Le Hezbollah ne cherche pas la guerre, mais est préparée à se défendre » (Naïm Qassem)

Ce n'est pas la guerre que cherche le Hezbollah libanais, a souligné le secrétaire général du Hezbollah, le Cheikh Naïm Qassem, indiquant toutefois que le mouvement de résistance n'était pas prêt à se rendre.

Lundi 16 février, lors d'une cérémonie commémorative en hommage aux martyrs Seyyed Abbas al-Moussavi, Cheikh Ragheb Harb et Imad Moughniyah, Naïm Qassem a pris la parole pour dénoncer les agissements du régime occupant sioniste.

En violation flagrante de la souveraineté nationale du Liban, le régime sioniste a procédé à l'assassinat, à l'enlèvement des citoyens et à la destruction des infrastructures et des ressources naturelles, a-t-il déploré avant de qualifier ces crimes d'"exemple clair de génocide et d'anéantissement des vies humaines".

En ce qui concerne les manquements répétés d'Israël à ses engagements, le leader du Hezbollah a expliqué que "même si le régime israélien accepte un accord, celui-ci restera lettre morte". "L'entité sioniste ne s'y conformera jamais. Les preuves sont devant nous, d'Oslo à Madrid", a-t-il poursuivi.

Faisant référence à l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah conclu en 2024 pour mettre fin aux agressions, obtenir le retrait des forces du régime d'occupation et procéder à un échange de prisonniers, le Cheikh Naïm Qassem a affirmé que cet accord avait été intégralement appliqué par le gouvernement libanais, tandis que le régime sioniste s'est soustrait à ses obligations.

Dans un autre volet de son discours, il a critiqué l'insistance du gouvernement libanais sur le désarmement du Hezbollah, qualifiant cette approche de "grave erreur" qui servait en pratique les objectifs de l'agression israélienne. Il a ensuite appelé le gouvernement du Liban à privilégier "la libération, la préservation de la patrie, l'unité nationale et le renforcement de la coopération interne".

 Le Hezbollah a condamné la décision du gouvernement de le désarmer

Rappelant que la Constitution du Liban évoque la nécessité de prendre toutes les mesures requises afin de libérer les territoires occupés", Naïm Qassem a réaffirmé que le Hezbollah ne veut pas la guerre, tout en mettant l'accent sur le fait que ce mouvement ne capitulera pas et est prêt à se défendre.

"Il existe une différence fondamentale entre se défendre face à une agression et déclencher une guerre préméditée", a-t-il précisé.

Faisant part du soutien apporté par le Hezbollah à l'unité nationale, à la liberté, à la stratégie de sécurité nationale, ainsi qu'à la souveraineté nationale du Liban, le Cheikh Naïm Qassem a ajouté que ce mouvement rejette toute forme de discorde interne.

Abordant la situation à Gaza, il a indiqué que "les États-Unis gèrent et dirigent les offensives, les tentatives d'annexion, l'occupation, les massacres et le génocide dans l'enclave palestinienne", avant de souligner que le président américain, Donald Trump, porte "l'entière responsabilité de ce qui se déroule aujourd'hui en Palestine".

Ailleurs dans ses remarques, le secrétaire général du Hezbollah a fait l'éloge de la résistance du peuple iranien face aux pressions ennemies, en exprimant l'espoir qu'il continuera à résister grâce à l'aide de Dieu.

"La République islamique d'Iran est toujours victorieuse. Compte tenu de ses capacités, il est impossible de le vaincre", a-t-il dit, avant de faire état de l'influence majeure de l'Iran dans la région, "comme Gaza et le Liban l'ont fait".

Sous la direction du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et avec son peuple fier et courageux, l'Iran continuera à briller, a ajouté le Cheikh Naïm Qassem.

 Le Hezbollah prévoit un rassemblement massif afin d'exprimer la solidarité avec l'Iran et de protester contre les menaces proférées à l'encontre de l'Ayatollah Khamenei.

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