
par Hubert Lenglet
Ne connaissent-ils pas la célèbre formule du journaliste Emerson : "Nos dirigeants et nos gouvernants sont des gens à plaindre, car ils ne savent pas ce qu'ils doivent faire."
Il leur faudrait déjà comprendre à qui ils ont à faire. Et cela, à l'évidence, ils ne le savent pas!
Quand vous entendez depuis des décennies tel ministre parler de ses "collègues" américains, on reste confondu de tant de naïveté. Quand l'on entend les dits collègues ne parler que d'assassinat, de coups tordus, de mensonges, de parole sans cesse trahie, tout cela dans un but d'agression, de domination et d'accaparement.
Quand on observe des relations diplomatiques établies avec ceux qui ne cessent de vous frapper dans le dos, de comploter des coups pourris pour vous faire le plus de mal possible, avec une haine affichée véritablement diabolique, on finit par se poser des questions.
Quand un pays accepte des sanctions sans broncher, c'est déjà qu'il s'estime coupable de quelque chose. Coupable de s'opposer ? C'est donc bien un acte de guerre qui vous est infligé.
Quand un pays accepte de demeurer dans une association inégale, où les uns peuvent tricher sans cesse en toute impunité, ne jamais respecter les règles de l'organisation, on ne peut que constater qu'il y a un imbécile et un voyou. Le voyou qui joue au poker avec le pistolet sur la table.
Ne connaissent-ils pas cette fameuse règle de gouvernance qu'il applique aux autres : "Parler doucement, avec un gros bâton à la main." Plier ou casser, telle est leur règle.
Quant on voit les uns négocier des accords, quels qu'ils soient, tandis que les autres n'ont aucune parole. Les négociations ne sont qu'une arme parmi d'autres, qui n'engagent à aucune forme de quoi que ce soit. Mais ne servent qu'à avancer et affaiblir l'imbécile qui se prête au jeu. Voir frapper dans le dos même en cours de négociation. Ce n'est plus une erreur, c'est un faute.
Que faire, quand on vous conteste jusqu'à la légitimité de l'existence, de votre nation, et de votre propriété même, de votre différence ? On ne se dérobe pas, on cherche une solution.
On pourrait leur suggérer de mieux "connaître" leurs collègues étrangers. Regarder quelques films pour comprendre la réalité de ces gouvernants. Les films américains des années 70 sur la mafia serait un bon exercice. Ils découvriraient la politique infaillible du pistolet dans la bouche :"Tu signes ou tu meurs!" N'est-ce pas ce que l'on voit aujourd'hui, et depuis si longtemps ? Demandez à des gens en Serbie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Liban, et j'en passe !
Savoir déjà que l'on à affaire avec la mafia simplifierait les choses. Comme la Garde de Napoléon, la mafia meurt, mais ne se rend pas. Ni foi, ni loi, la seule règle du pistolet est la leur.
Est-il bien raisonnable et responsable de parler avec des gens comme cela ?
Revenez plutôt aux conseils de parents aimants et avisés : "On ne fréquente pas ces gens-là !"
Et c'est bien là que l'on découvre des dirigeants qui ne savent pas quoi faire. Car en vérité, quels changements effectifs observés depuis vingt, trente ans ou plus ? Rien, désespérément rien !
Les uns se débattent pour vivre ou pour survivre, tandis que les autres les ont toujours au bout du fusil, acharnés dans leurs malfaisances à dominer, à écraser, à détruire.
Les parias, les galeux, et les Maîtres du monde qui entendent le rester, quel qu'en soit le prix. Les méthodes mafieuses sont les plus efficaces. Est-ce vrai ou non ?
Quand vous voyez un voyou martyriser une enfant, que faites-vous ? N'est-ce pas notre vie internationale quotidienne ?
Si vous ne faites rien, alors que vous le pourriez, qui êtes-vous ? Et que, ensuite, vous allez taper la discute avec ce voyou, qui êtes-vous ? La question est grave ?
Il n'y a pas de civilisation possible ainsi, vous le savez et ne faîtes rien ! C'est très grave.
Sans civilisation, c'est le règne, non pas des loups et des moutons, laissons les tranquilles, mais de la racaille et des lâches, des dominants et des soumis. Des bandits et des esclaves. Le temps passe et rien ne change.
Là où il y a une volonté, il y a un passage. La volonté manque-t-elle ?
Il apparaît bien qu'elle n'est jamais posé, la réponse n'est donc ni recherchée ni nécessaire.
Permettez-moi alors de l'approcher prochainement et d'imaginer quelques réponses.