L'Iran ainsi que plusieurs pays et organisations arabo-musulmans ont fermement condamné les propos de l'ambassadeur américain dans les territoires palestiniens occupés qui a suggéré qu'Israël avait le droit d'étendre son occupation à une grande partie de l'Asie de l'Ouest.
Ces condamnations font suite aux déclarations de Mike Huckabee, ambassadeur américain en Palestine occupée, lors d'un podcast diffusé vendredi où ce dernier a prétendu qu'il ne verrait "aucun inconvénient" à ce qu'Israël s'empare de toutes les terres situées entre le Nil en Égypte et l'Euphrate en Syrie et en Irak.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que les propos de Huckabee témoignaient "de la complicité active des États-Unis dans les guerres d'agression expansionnistes du régime israélien, ainsi que dans le génocide des Palestiniens".
Il a également averti que la "rhétorique idéologique extrémiste" de l'ambassadeur américain encouragerait davantage le régime usurpateur israélien à "poursuivre obstinément ses atrocités et ses mesures illégales contre les Palestiniens, ainsi que son agression contre les nations de la région".
De même, le Qatar, l'Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l'Indonésie, le Pakistan, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Sultanat d'Oman, Bahreïn, le Liban, la Syrie et la Palestine, ainsi que l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP) et la Ligue arabe ont condamné les propos "dangereux et incendiaires" du diplomate américain.
Dans un communiqué commun, ils ont souligné que les allégations de Huckabee "constituaient une violation flagrante des principes du droit international et de la Charte des Nations unies, et qu'elles représentaient une grave menace pour la sécurité et la stabilité de la région".
Ils ont par ailleurs souligné qu'"Israël n'exerçait aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés ni sur n'importe quel autre territoire arabe occupé.
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En outre, ils ont averti que la poursuite des politiques expansionnistes et des mesures illégales d'Israël ne ferait qu' "exacerber la violence et les conflits" dans la région et compromettre les perspectives de paix.
Ils ont également réaffirmé leur attachement au droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant sur le territoire des frontières de 1967, ainsi qu'à la fin de l'occupation israélienne de tous les territoires arabes.
Plusieurs États arabes avaient auparavant condamné les propos de l'ambassadeur américain.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a qualifié les allégations de Huckabee de "provocatrices et inacceptables", affirmant qu'elles constituaient un appel direct à "violer la souveraineté de l'État et à soutenir l'occupation, le nettoyage ethnique, les déplacements de population et les projets expansionnistes" visant la nation opprimée de la Palestine.
Une analyse du projet dit du "Grand Israël" du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
L'Arabie saoudite a qualifié les déclarations de l'ambassadeur américain d'"imprudentes" et d'"irresponsables", tandis que le Koweït les a qualifiées de "violation flagrante" du droit international.
La Jordanie a condamné ces propos qu'il a considérés comme "une atteinte à la souveraineté des pays de la région". Le Sultanat d'Oman a averti que ces propos menaceraient les perspectives d'une stabilité régionale.
En novembre 2024, peu après l'annonce par le président américain Donald Trump de la nomination de Huckabee comme ambassadeur auprès des territoires occupés, ce dernier a exprimé son soutien à l'annexion de la Cisjordanie par Israël.
En 2008, il était même allé jusqu'à remettre en question l'identité palestinienne, alléguant : "L'identité palestinienne n'existe pas".
