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Vladimir Poutine et Cyril Ramaphosa à Kazan (Russie), le 22 octobre 2024. [Photo d'illustration]
Le président sudafricain a exprimé sa gratitude envers son homologue russe, Vladimir Poutine, après le retour de 17 Sud-Africains attirés vers les lignes de combat. Le rapatriement s'est effectué dans le cadre d'une coopération diplomatique entre Pretoria et Moscou, tandis qu'une enquête est en cours sur les circonstances de leur recrutement.
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a salué le retour de plusieurs ressortissants nationaux qui avaient été "attirés vers les lignes de combat" entre la Russie et l'Ukraine par des intermédiaires actuellement visés par une enquête des autorités.
Selon un communiqué publié le 24 février par la présidence sud-africaine, le gouvernement a travaillé en étroite collaboration avec les autorités russes pour sécuriser le rapatriement de ces hommes, âgés de 20 à 39 ans. Les appels à l'aide émanant de dix-sept ressortissants sud-africains ont déclenché le processus diplomatique de retour.
Gratitude officielle envers Vladimir Poutine
Pretoria a indiqué que le chef de l'État avait adressé ses remerciements au président russe Vladimir Poutine, qui avait répondu positivement à sa demande de soutien pour faciliter l'opération de rapatriement. Un entretien téléphonique entre les deux dirigeants s'était tenu le 10 février, au cours duquel le président russe aurait confirmé son appui au processus.
Sur les dix-sept hommes concernés, quatre sont déjà rentrés en Afrique du Sud, tandis qu'onze autres sont en transit vers le pays. Deux personnes demeurent encore en Russie : l'une est hospitalisée à Moscou et fera l'objet d'un suivi par l'ambassade sud-africaine jusqu'à sa complète récupération avant son voyage de retour.
Enquête en cours sur le recrutement
Les autorités sud-africaines poursuivent par ailleurs leur investigation sur les circonstances ayant conduit ces jeunes hommes à être recrutés pour des activités de mercenariat. Le gouvernement n'a pas détaillé les modalités de leur présence sur le front ni l'identité des intermédiaires soupçonnés d'avoir facilité leur implication dans le conflit.