
Par Strategic Culture Foundation, le 27 février 2026
L'interview de la BBC avec le président fantoche corrompu Zelensky n'était qu'une honteuse propagande de guerre.
La Grande-Bretagne joue un rôle de plus en plus néfaste dans son soutien à la guerre par procuration de l'OTAN en Ukraine contre la Russie. Alors que l'Oncle Sam semble se lasser de ce carnage-là, c'est le vieux majordome britannique qui vient prendre le relais.
Une grande partie de sa mission consiste à intensifier la guerre de l'information, c'est-à-dire la propagande, dans laquelle l'État britannique excelle depuis des siècles. Mais l'armée britannique est aujourd'hui dans un tel état de délabrement que l'État doit s'appuyer sur d'autres stratégies.
Dans l' éditorial de la semaine dernière, nous avons examiné comment, récemment, la Grande-Bretagne a tenté de saboter les efforts diplomatiques fragiles de résolution du conflit en avançant des allégations farfelues selon lesquelles la Russie aurait assassiné l'opposant Alexei Navalny en lui injectant une toxine mortelle provenant d'une grenouille sud-américaine. Cette tentative de manipulation psychologique coïncidait avec le deuxième anniversaire de la mort de Navalny. Signe révélateur de la manœuvre, ces gros titres éphémères ont désormais sombré dans l'oubli.
Cette semaine, la BBC, chaîne publique, a lancé une nouvelle vague de propagande, cette fois à partir d'une interview du président ukrainien, Vladimir Zelensky. L'interview a été programmée pour coïncider avec le quatrième anniversaire du début des hostilités entre l'Ukraine et la Russie.
"Zelensky déclare à la BBC que Poutine a déclenché la troisième guerre mondiale et doit être arrêté", titrait la BBC.
Il ne s'agissait pas d'un entretien avec un journaliste lambda. L'interview a été menée par Jeremy Bowen, rédacteur en chef aux affaires internationales de la BBC.
Zelensky a pu proférer ses calomnies sans être contredit ni questionné, ce qui signifie que la BBC a délibérément servi de tribune pour amplifier ce message provocateur.
Le dirigeant ukrainien, dont le mandat présidentiel a expiré il y a près de deux ans et resté au pouvoir uniquement grâce à un état de siège (c'est-à-dire une dictature), a repris le discours propagandiste habituel de l'OTAN selon lequel l'Ukraine défend l'ensemble de l'Europe contre l'agression russe.
"Poutine l'a déjà déclenchée [la troisième guerre mondiale]... la question est de savoir comment mettre un coup d'arrêt à la Russie, car celle-ci veut imposer au monde un mode de vie radicalement différent".
Plus tard dans l'interview, Zelensky a appelé les États-Unis à "stopper les Russes".
La BBC a décrit Zelensky comme un chef de guerre "résilient" portant le fardeau de sa nation à bout de bras. À aucun moment, l'ancien comédien n'a été interrogé sur les preuves de plus en plus nombreuses de détournement de fonds publics occidentaux au sein des cercles dirigeants.
Et à aucun moment, la BBC n'a remis en question la façon dont l'Ukraine a été infiltrée par la CIA, le MI6 et d'autres services de renseignement de l'OTAN, en 2014, pour installer un régime néonazi servant de fer de lance contre la Russie, déclenchant ainsi les hostilités en février 2022.
Le diffuseur britannique s'est au contraire livré à une rhétorique guerrière sans fondement. Zelensky a déclaré croire que l'Ukraine finirait par vaincre la Russie et récupérerait l'ensemble de son territoire, y compris la Crimée, jusqu'aux frontières de 1991.
Cette déclaration sape les négociations diplomatiques en cours, initiées par l'administration Trump. La Russie est catégorique : tout règlement pacifique doit passer par la reconnaissance de la Crimée, du Donbass, de Kherson et de Zaporizhzhia comme des territoires russes historiques.
En réalité, les Britanniques entretiennent le conflit en présentant la Russie comme un agresseur odieux dépourvu de toute cause juste, et en encourageant le régime de Kiev à poursuivre son massacre irresponsable.
On retrouve là le même scénario de l'intervention belliqueuse de l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson en avril 2022, qui a saboté un accord de paix préliminaire pour mettre fin au conflit, en persuadant le régime de Kiev de continuer à se battre. Un conflit qui devait durer quelques semaines s'est transformé en une guerre de quatre ans avec des millions de victimes.
En brandissant à plusieurs reprises le spectre d'une intervention militaire en Ukraine dans le cadre d'une "coalition de volontaires", Londres poursuit sa stratégie de sabotage d'un accord de paix négocié.
Un autre événement inquiétant est survenu cette semaine, lorsque les services du renseignement russe ont affirmé que la Grande-Bretagne et la France expédiaient secrètement des composants d'armes nucléaires en Ukraine. Les législateurs russes ont officiellement appelé les parlementaires britanniques, français et allemands à enquêter sur ces graves allégations. Si le régime de Kiev met la main sur de telles armes, les conséquences pourraient être catastrophiques. Nous avons déjà vu comment Kiev est prêt à bombarder les infrastructures pétrolières desservant la Hongrie et la Slovaquie, ainsi qu'à pilonner la plus grande centrale nucléaire civile d'Europe, à Zaporozhye, pour exercer un chantage terroriste désespéré.
Si les Américains de l'administration Trump semblent réaliser que la guerre par procuration en Ukraine est une impasse, ce n'est pas vraiment le cas des élites bellicistes et russophobes britanniques et européennes. Ils souhaitent que la guerre se poursuive, car ils ont investi tant de capital politique dans la "justification" de cette guerre par procuration qu'admettre leur défaite serait politiquement désastreux.
L'État britannique est déjà confronté à de profondes crises, inhérentes à son économie moribonde et aux retombées du scandale pédophile Epstein qui a ébranlé l'establishment britannique dans ses fondements. L'arrestation d'un membre de la famille royale et d'un ancien ministre pour leurs crimes liés au réseau d'Epstein est un événement que la BBC préfère minimiser, d'autant que la chaîne est elle-même impliquée dans ce réseau par l'intermédiaire de l'ancien présentateur et homme de main de la famille royale, Jimmy Savile, comme l'a souligné notre chroniqueur Raphaël Machado dans un article cette semaine.
L'interview accordée cette semaine par la BBC au président fantoche corrompu Zelensky tient du pur exercice de propagande de guerre. On peut même affirmer qu'elle incite de manière criminelle à l'agression. Si le conflit par procuration de l'OTAN en Ukraine n'est pas résolu, le risque d'une troisième guerre mondiale nucléaire pourrait être imminent.
Rien d'étonnant donc que les médias occidentaux, et en particulier la BBC, soient si méprisés par le public depuis quelques années. Le slogan promotionnel de la "Beeb" affirme qu'elle serait "la source d'information la plus fiable au monde". La chaîne devrait actualiser son crédo pour en faire la source d'information "la plus discréditée au monde".
Traduit par Spirit of Free Speech