06/03/2026 francais.rt.com  3min #306861

Kenya : la police libère 70 étrangers d'un réseau de traite

© RS

Nairobi, capitale du Kenya. [Photo d'illustration]

La police kényane a secouru 70 ressortissants étrangers retenus dans une maison de Nairobi lors d'une opération contre un réseau présumé de traite d'êtres humains. Un suspect kényan a été arrêté, tandis que les autorités intensifient leur lutte contre ces réseaux criminels transnationaux.

La police du Kenya a annoncé, le 5 mars, avoir secouru 70 ressortissants étrangers lors d'une opération menée dans un logement suspect du quartier de Ruai, à Nairobi, dans le cadre d'une enquête sur un réseau présumé de traite d'êtres humains. Selon un communiqué publié par la police, les victimes ont été découvertes enfermées dans une maison après un signalement de riverains évoquant des activités suspectes dans le bâtiment.

Parmi les personnes secourues figurent 66 éthiopiens et quatre érythréens. Les autorités ont également procédé à l'arrestation d'un suspect kényan en lien avec cette affaire. Cette intervention s'inscrit dans les efforts plus larges du Kenya pour lutter contre la traite d'êtres humains et les fraudes à l'immigration, des phénomènes en expansion dans la région.

Début février, les autorités kényanes avaient déjà intercepté deux personnes soupçonnées d'être impliquées dans des réseaux similaires à l'aéroport international Jomo-Kenyatta. Un voyageur en partance pour Amsterdam avait été arrêté après la découverte d'un visa falsifié, tandis qu'un ressortissant soudanais se rendant au Royaume-Uni avait été interpellé en possession d'un faux permis de résidence britannique. Des facilitateurs présumés de ces filières avaient également été arrêtés.

Des réseaux criminels transnationaux

Face à l'essor de ces réseaux criminels, le président kényan William Ruto avait mis en garde en juin 2025 contre la sophistication croissante des organisations impliquées dans la traite d'êtres humains.

Selon lui, ces groupes opèrent désormais à travers des réseaux transnationaux clandestins, utilisant notamment les réseaux sociaux, des communications chiffrées et parfois des cryptomonnaies pour organiser leurs activités.

Les cas recensés au Kenya s'inscrivent dans un phénomène plus large en Afrique. En octobre, les autorités du Ghana ont arrêté trois ressortissants nigérians soupçonnés de diriger un réseau de traite, permettant la libération de sept victimes. En Ouganda, la police avait également interpellé en mai cinq ressortissants de la République démocratique du Congo soupçonnés d'avoir tenté de faire passer clandestinement 19 enfants vers des camps de réfugiés.

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