
par Vincent Gouysse
En observant la phase finale de l'effondrement de la domination mondiale de l'Occident, on est bien obligé, si l'on a un minimum de recul historique, de souligner les similitudes d'un leadership usé jusqu'à la moelle des marionnettes politiques recrutées par les banksters atlantistes confrontés à la fin accélérée de leur hégémonie séculaire mondiale, avec la quête, elle aussi désespérée, par l'impérialisme allemand confronté à la Grande Dépression, du "Lebensraum" (espace vital) qui devait fournir aux Capital financier allemand une confortable rente coloniale, à l'instar des autres puissances impérialistes beaucoup mieux pourvues (USA, Royaume-Uni, France).
La politique extérieure particulièrement agressive du IIIe Reich apparaît ainsi naturellement aujourd'hui comme l'ancêtre directe de celle du IVe Reich atlantiste contemporain, un bloc impérialiste qui a véritablement jeté bas son masque démocratique et progressiste, ne prenant même plus la peine de maquiller ses ingérences coloniales au moyen d'un vernis "démocratique" anti-communiste ou d'une rhétorique pseudo progressiste.
En effet, devant deux décennies de totale impuissance à saboter l'éveil de la Chine, qui domine désormais la quasi-totalité des branches d'industrie de ce monde après avoir remonté la chaîne de valeur mondiale au point de dominer aujourd'hui le paysage de l'innovation et de la propriété intellectuelle mondiale, il ne reste plus au IVe Reich atlantiste, aujourd'hui à deux doigts du précipice économique/financier/géopolitique, qu'à utiliser son dernier atout (sa puissance militaire brute résiduelle), afin de tenter d'empêcher l'avènement d'une nouvelle division internationale du travail sous leadership chinois.
Pour le bloc impérialiste ultra-réactionnaire occidental, les méthodes coloniales constituent la seule planche de salut, un processus mené au gré de guerre économiques (sanctions et blocus unilatéraux), de déstabilisations via des proxys ( sponsor des bandéristes ukrainiens contre la Russie), la décapitation directe (Venezuela), enfin jusqu'à l'agression militaire ouverte (aujourd'hui l'Iran). Le point commun de tous ces pays : être une partie importante de la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la Chine en combustibles fossiles et ne pas être sous la domination des banksters d'Occident (Rothschild, Rockefeller et Cie).
C'est ce puissant lobby financier, dont les griffes sont plantées dans la chair des peuples du monde depuis des siècles, le même lobby qui aida l'impérialisme allemand à lancer sa guerre d'extermination contre l'URSS de Staline, qui laisse aujourd'hui de nouveau s'exprimer au grand jour ses pulsions fascistes, colonialistes et suprémacistes les plus réactionnaires.
Aux sinistres clowns d'aujourd'hui, émissaires d'une mafia qui s'abreuve aujourd'hui du sang des peuples qui osent refuser de continuer à se soumettre à son joug colonial aujourd'hui contesté, depuis le génocide Palestinien jusqu'à l'agression militaire perpétrée par la coalition d'Epstein contre l'Iran, nous nous contenterons de rappeler quel fût le sort des clowns d'hier au moyen d'une remarquable chanson créée par nos camarades turcs du "Red Creators Network" : " La dernière chanson d'Hitler " dans la rubrique des pires "racailles" (impérialistes) En souhaitant que cette fois, la tête des marionnettes de ce cette ploutocratie impérialiste enragée, ennemie déclarée de l'humanité, ne soit pas la seule à rouler au fond du panier, mais soit accompagnée de celle de ses commanditaires, ceux qui écrivent le script et tirent les fils dans les coulisses !
Nous renvoyons également à une seconde remarquable création de nos camarades, toujours dans la rubrique des "racailles", une chanson ô combien d'actualité alors que la coalition d'Epstein sévit une nouvelle fois au Moyen-Orient : " Nous sommes les ordures ".
Quant à la solution pour faire de cet enfer sur terre, une planète plus vivable pour la grande masse de ses habitants, nos camarades la mettent aussi en évidence d'une très belle manière : " Pourquoi pas ? " - et ce avec une conclusion qui devrait être évidente pour les opprimés de ce monde, si seulement la classe dominante ne parvenait pas d'ordinaire à leur imposer son idéologie mortifère à travers ses puissants relais médiatiques et culturels : " Le communisme est l'avenir " !
Vincent Gouysse, le 13/03/2026, pour marxisme.online
*
La dernière chanson d'Hitler
J'avais de grands rêves, oh oui,
Aigles d'acier, bannières dorées,
toute la grotesque pagaille.
J'ai dansé avec des banquiers dans des salles obscures,
en peignant des swastikas sur des murs délabrés
Je rugissais sur les balcons,
Je me suis pavané sur scène,
Mais ils ont tiré les ficelles,
je viens de ressentir la rage.
Ils m'ont nourri de tonnerre,
ils m'ont vendu des flammes,
mais ont pris les bénéfices au nom de quelqu'un d'autre.
Ils ont embrassé mes bottes,
puis se sont enfuis à Zurich,
ont pris leur or et m'ont laissé dans le sang.
J'ai parlé de pureté,
de feu et de territoires,
Mais ils voulaient juste le pétrole
et une main ferme.
Vous pensez que j'ai régné ?
J'étais dirigé !
Ils ont imprimé mon visage,
puis m'ont utilisé comme un outil
Maintenant je pourris dans le grenier
de la honte de l'Europe,
Pendant qu'ils trinquent à de nouvelles guerres
sous un nom différent.
Ils m'ont vendu,
oh quelle blague !
Ils m'ont nourri d'illusions,
ils m'ont laissé fauché.
Je suis mort dans le feu,
ils prospéraient en costume.
Maintenant, je suis juste
de la poussière sous leurs bottes.
Le fascisme est un cirque
et j'étais le clown,
Ils ont applaudi pendant que je brûlais les villes
Ils ont gagné. J'ai crié.
Le rêve ?
Infecté
Toi ! Garçon à la chemise brune,
détourne le regard.
Ne t'avise pas de marcher là où
je me suis autrefois fourvoyé.
Je n'étais pas fort,
je n'étais pas avisé,
Juste une marionnette
qui criait plus fort des mensonges.
Ils avaient besoin d'un monstre
Et je rentrais dans le moule..
Mais les monstres meurent,
tandis que les marchés tiennent.
Ils m'ont vendu,
le champagne frais
Ils m'ont pendu,
puis ont acquis plus d'or
J'ai fait la fête, j'ai crié,
j'ai revendiqué un trône,
Mais à la fin,
je suis mort seul.
Maintenant, les enfants portent des bottes
qu'ils ne comprennent pas,
pendant que mes successeurs
redessinent les frontières
sur la terre de quelqu'un d'autre.
Alors chantez !
Chantez ma chute !
Et ne faites pas du tout
confiance aux uniformes.
Pas de gloire
Pas de destin
Seulement la peur
Seulement de la haine.
Ils ont écrit le script
Je portais le masque.
Et quand l'acte fut accompli,
ils ne regardèrent jamais en arrière...
*
Nous sommes les ordures
Nous sommes les ordures
Simplement. Clairement.
La pourriture enveloppée de drapeaux bien serrés.
Nous ne conquérons pas pour la gloire.
Nous conquérons pour les tableurs.
Nous volons, nous occupons.
Nous dépouillons tout,
puis nous vous disons que c'est de votre faute
si vous saignez.
Nous n'apportons pas la liberté.
Nous apportons des contrats,
et les tombes sont offertes avec chaque accord.
Nous sommes les ordures.
Les pires de ce qui ait jamais marché sur deux jambes.
Invasion,
vol,
meurtre, mensonges...
Tout validé, tamponné, au nom du profit.
Il n'existe aucune ligne que nous n'effacerons pas,
aucun crime
que nous ne qualifierons de "nécessaire".
Si nos entreprises mangent bien ce soir,
vos enfants peuvent mourir de faim.
C'est secondaire.
Nous ne voyons pas des visages.
Nous voyons des zones.
Nous n'entendons pas de cris.
Nous entendons la croissance.
Nous bombardons une ville,
nous appelons ça "stabilité",
puis nous nous vendons la reconstruction.
Nous n'avons pas besoin de morale.
Nous avons des avocats.
Nous n'avons pas besoin de vérité.
Nous avons les médias.
Nous ne nions même plus le sang - nous nous en foutons
Nous sommes les ordures
Dis-le lentement,
laisse les s'imprégner,
laisse les coller.
Tous les empires finissent ainsi :
gras, bruyants, stupides, ivres de leur propre merde
Génocide ?
Rebrandé.
Pillage ?
Externalisé.
Histoire ?
Éditée.
Justice ?
Jamais approuvée.
Nous vous serrerons la main tout en empoisonnant votre eau
Nous vous vendrons de l'espoir
après avoir tué votre avenir.
Et quand vous nous traiterez de monstres
Nous rirons,
parce que les monstres se cachent.
Nous, on signe des autographes.
Nous sommes les ordures.
Pas confus,
pas égarés,
pas aveugles,
parfaitement conscients,
parfaitement armés,
entièrement dévoués au résultat financier.
Il n'y a pas de massacre trop immonde,
pas de bilan humain trop élevé,
tant que les actions montent
et que le drapeau flotte toujours.
Nous sommes les ordures.
Souvenez-vous de l'odeur
quand tout brûle
et que nous prétendons que c'est l'enfer.
*
Pourquoi pas ?
Pourquoi la voix de la majorité n'est-elle pas entendue ?
Pourquoi le bien-être d'une petite minorité devrait-il reposer sur des murs tissés avec la souffrance de la majorité ?
Pourquoi ne nous unissons-nous pas pour nous opposer aux hégémons du monde ?
Pourquoi l'aube ne serait-elle pas la nôtre ?
Pourquoi rêver d'un avenir meilleur est-il un crime ?
Pourquoi ce que nous semons et ce que nous créons devient-il la propriété des autres ?
Pourquoi inclinons-nous la tête devant les empires ?
Pourquoi devrions-nous nous agenouiller devant les tours d'acier du pouvoir ?
Combien de temps encore vivrons-nous dans l'obscurité ?
Pourquoi pas ?
Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre des jours plus lumineux ?
Pourquoi devrions-nous accepter de brûler à l'intérieur de ce labyrinthe ?
Qui sommes-nous ?
Pourquoi sommes-nous considérés comme sans valeur ?
Pourquoi devrions-nous vivre dans l'obscurité et l'accepter ?
Pourquoi est-il interdit de rêver de fraternité ?
Pourquoi permettons-nous qu'ils créent l'enfer pour nous ?
Sommes-nous rien ?
NON !
Sommes-nous des fantômes ?
NON !
Sommes-nous des esclaves satisfaits ?
NON !
Sommes-nous condamnés à la solitude ?
NON !
Pourquoi pas maintenant ?
Pourquoi tout ne pourrait-il pas être à nous ?
Pourquoi pas maintenant ?
Pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ?
Qu'est-ce qui existe que nous ne pouvons pas changer ?
Nous ne sommes pas rien, nous sommes tout.
Nous sommes ceux qui créent tout.
Notre voix compte des millions.
Nous avons construit le monde.
Si nous nous unissons, le monde tremblera.
Construisons le monde du travail...
*
Le communisme est l'avenir
J'ai marché à travers le feu
J'ai parlé avec ceux enchaînés
J'ai vu les travailleurs pleurer pendant que les riches festoyaient
Les moulins continuent de tourner
Le sang coule en profondeur
Mais l'histoire s'éveille - et ne dormira plus jamais
De chacun selon ses capacités
À chacun selon ses besoins
Renverse les trônes, allume l'étincelle
La voix du peuple réclamera ce qui lui appartient
Le communisme est l'avenir
Ne vois-tu pas les signes ?
Il s'élève des cendres
d'un monde en déclin
Plus de maîtres
Plus de mensonges
Nous bâtirons un monde
où la justice ne meurt jamais
Ils t'ont vendu des rêves
faits d'acier et d'or
Mais ils ont volé ton âme et se sont enfuis
Lève maintenant ton poing
Brise les engrenages
Un avenir nouveau commence ici
Les chaînes rouilleront, les murs s'effondreront
Le chant des travailleurs fera tout trembler
Plus de royaumes construits sur nos dos
Maintenant nous nous levons et nous ripostons
Le communisme est l'avenir
Le feu est dans nos mains
Nous marchons comme un seul homme sur des terres volées
Plus de faim
Plus de guerre
Nous bâtirons la paix
pour laquelle nous nous battons
Je ne suis pas un prophète
Je suis le cri des opprimés
Le capital tremble
devant la vérité que nous portons
Ce n'est pas un rêve
C'est la dialectique de leur défaite
Le communisme est l'avenir
C'est l'hymne des hommes libres
Les chaînes se brisent
Ne vois-tu pas ?
Plus de profit, plus de douleur
Nous écrivons l'avenir
au nom de la révolution
Plus de rois
Plus de mensonges
La classe ouvrière se lèvera
Le communisme est l'avenir



