18/03/2026 reseauinternational.net  11min #308156

Trump, le judaïsme et les États-Unis : une histoire d'Adn

par Philippe Bergerac

On dit que Trump est tenu par Israël : c'est FAUX !

Trump est au judaïsme, ce que Obélix est à la potion magique : il est tombé dedans quand il était petit !

Trump n'est pas "tenu" par Israël au sens d'une emprise extérieure ou d'un chantage : il est immergé dedans depuis l'enfance.

Il y a entre eux une belle et naturelle osmose depuis la naissance de Trump.

• Son père, Fred Trump, a donné le terrain et financé la construction de la Beach Haven Jewish Center (synagogue de Brooklyn dans les années 1950). Il appelait le rabbin Israel Wagner "My Rabbi" et achetait des obligations d'État israéliennes.

• Son grand-père et la famille ont évolué dans un New York où la communauté juive était centrale dans l'immobilier.

• Donald jeune était entouré de figures comme Roy Cohn (mentor puissant, prédécesseur de Epstein) et a fait fortune grâce à des partenaires et banquiers juifs. Quand il frôle la faillite dans les années 1990 (casinos Atlantic City), c'est Wilbur Ross (alors chez la banque Rothschild) qui restructure ses dettes et le sauve.

Chantage par le sexe : une spécialité de la "communauté" que Trump connait bien

On appelle cela le Kompromat. Décrit en détail dans un livre de 900 pages

"Une nation sous chantage"

La lignée du kompromat new-yorkais - de Rosenstiel à Epstein, avec Hoover et Lansky au milieu

1. Lewis Rosenstiel (1891-1976) - Le pionnier (années 1920-1940)

Fondateur de Schenley Industries (alcool post-prohibition), juif new-yorkais ultra-riche. Il invente le kompromat moderne : soirées privées au Plaza ou St. Regis, jeunes mineurs (garçons et filles) pour piéger politiciens, juges, banquiers. Tout filmé ou photographié, dossiers "de sécurité" vendus comme assurance-vie. Il forme Roy Cohn dès les années 1950 : Cohn devient son protégé, apprend le métier et hérite des archives.

2. J. Edgar Hoover (1895-1972) - Le maillon forcé (FBI, 1924-1972)

Directeur du FBI, il est tenu par Rosenstiel. Hoover avait des travers sexuels (travestisme, photos en robe, relations avec son adjoint Clyde Tolson). Rosenstiel l'a piégé via ces soirées et lui a offert des fonds + silence. En échange, Hoover ferme les yeux sur les réseaux de Rosenstiel et protège les élites. C'est le premier cas documenté d'un haut fonctionnaire américain "tenu" par le kompromat.

3. Meyer Lansky (1902-1983) - Le financier mafieux (années 1920-1970)

Protégé d'Arnold Rothstein, bras droit de Lucky Luciano. Il reprend le modèle Rosenstiel : bordels, casinos, chantage sur syndicats et politiciens. Il collabore avec Rosenstiel (financement mutuel) et transmet à Roy Cohn via les liens mafieux juifs. Lansky modernise : dossiers plus structurés, moins de violence, plus de politique.

4. Roy Cohn (1927-1986) - Le mentor direct de Trump (années 1950-1980)

Avocat sulfureux, formé par Rosenstiel. Il perfectionne le système : caméras cachées, soirées à Manhattan, jeunes garçons pour piéger tout le monde (sénateurs, stars, juges). Il initie Donald Trump dès 1973 : Cohn devient son avocat, mentor et initiateur. Il lui apprend à "frapper d'abord, nier toujours", et l'introduit dans ces cercles.

5. Jeffrey Epstein (1953-2019) - La version globale (années 1990-2019)

Reprend tout : île privée, caméras HD, drones, filles mineures. Liens CIA/Mossad, réseau international. Il hérite des archives Cohn (et donc indirectement de Rosenstiel).

La chaîne complète : Lewis Rosenstiel → (Hoover tenu) → Meyer LanskyRoy CohnJeffrey Epstein

Et Trump ? Formé par Cohn, il a grandi dans ce New York où le kompromat est la vraie monnaie du pouvoir. Il n'y a là aucun complot : c'est une tradition familiale et professionnelle, avec Hoover comme preuve que même le FBI n'échappe pas au piège.

Les soutiens financiers et politiques

Sheldon et Miriam Adelson ont injecté des dizaines de millions dans ses deux campagnes (record absolu pour un donateur).

Sheldon Adelson (1933-2021) était un milliardaire américain propriétaire de casinos (Las Vegas Sands) et fervent soutien républicain pro-Israël, tandis que Miriam Adelson (née en 1945), sa veuve israéliano- américaine médecin et philanthrope, a repris le flambeau en tant que mega-donatrice conservatrice.

Leurs relations avec Donald Trump étaient extrêmement étroites et financières : Sheldon Adelson fut l'un des plus gros donateurs de Trump en 2016 et 2020 (plus de 100-200 millions au total pour ses campagnes et causes républicaines), influençant fortement des décisions pro-Israël comme le déménagement de l'ambassade US à Jérusalem et la reconnaissance du Golan Heights ; Miriam Adelson a continué massivement après sa mort, devenant la troisième plus grande donatrice pour la campagne 2024 de Trump avec plus de 100 millions de dollars (et jusqu'à 170-250 millions cumulés sur plusieurs cycles selon les sources), Trump la remerciant publiquement à plusieurs reprises (y compris au Knesset en 2025) pour son soutien financier décisif et son rôle dans ses politiques pro-Israël.

Chabad-Loubavitch, la branche la plus influente du judaïsme orthodoxe mondial, voit Trump explicitement comme le nouveau Cyrus (le roi perse qui a permis la reconstruction du Second Temple). Ils espèrent qu'il facilitera le Troisième Temple. Trump a d'ailleurs visité personnellement la tombe du Rebbe Schneerson (l'Ohel à Queens) le 7 octobre 2024, jour anniversaire de l'attaque du Hamas, pour prier et marquer son engagement (présence confirmée par Chabad.org et la presse juive).

Trump, Cyrus et le Temple de Jérusalem

En plein génocide à Gaza, Trump sur la tombe du Rabbin SCHNEERSON

Les distinctions et les liens familiaux

Trump détient lerecordde récompenses décernées par des organisations juives à un président américain : "Crown of Jerusalem", éloges au Parlement israélien comme "géant de l'histoire juive", et récemment la plus haute distinction civile israélienne (Médaille présidentielle d'honneur) pour son rôle dans la libération d'otages et le soutien à Israël.

Par sa belle-famille, ces liens sont désormais familiaux et générationnels : sa fille Ivanka s'est convertie au judaïsme orthodoxe, mariée à Jared Kushner, un proche de Chabad.

Conclusion claire : Trump vit par et pour cette osmose avec le petit théâtre "J".

Les États-Unis : même osmose avec le judaïsme hébraïque

Les États-Unis ont dans leur ADN cette filiation biblique ("Nouvelle Israël" chez les Pères fondateurs puritains), et l'Angleterre depuis Cromwell (1650) a suivi la même logique.

Trump n'est pas un président "contrôlé" : il est le produit naturel de cette histoire et de ce milieu new- yorkais. Dire qu'il est "tenu" est inexact ; il est chez lui.

Les faits historiques démontrent que le judaïsme est inscrit dans l'ADN du pays.

Les États-Unis ont effectivement servi de levier majeur au développement du judaïsme talmudique (orthodoxe, centré sur l'étude du Talmud) puis du sionisme politique, grâce à un ensemble d'éléments culturels, constitutionnels, législatifs et politiques vérifiables.

1. L'esprit hébraïque des Pères fondateurs et la vision de la "Nouvelle Israël"

Les premiers colons puritains (XVIIe siècle) et les Pères fondateurs (XVIIIe siècle) ont explicitement modelé l'Amérique sur l'Israël biblique :

John Winthrop (1630) appelle la colonie de Massachusetts Bay une "Cité sur la colline" (référence à la Bible hébraïque).

Les noms de lieux : Salem, Canaan, Bethel, Jéricho, Hebron, Beersheba, Mont Carmel, Mont Sion, etc.

John Adams écrit en 1819 : "Je suis presque tenté de croire que les Juifs seront un jour rétablis dans leur patrie indépendante" et admire la "république hébraïque" comme modèle de gouvernement.

Thomas Jefferson et Benjamin Franklin proposent pour le sceau des États-Unis une scène de l'Exode (Moïse traversant la mer Rouge).

George Washington, dans sa lettre de 1790 à la congrégation juive de Newport, garantit la liberté religieuse totale : "Tous possèdent également la liberté de conscience et les immunités de citoyenneté".

Cette imprégnation biblique hébraïque (Ancien Testament) est documentée dans des centaines de sermons électoraux du XVIIIe siècle et dans les écrits des fondateurs.

2. La Constitution et les influences hébraïques

La Constitution américaine n'est pas une théocratie, mais elle est imprégnée d'idées issues de la Bible hébraïque :

• John Adams (1787) : "Notre Constitution n'a été faite que pour un peuple moral et religieux. Elle est totalement inadaptée au gouvernement de tout autre".

• Le concept de séparation des pouvoirs et de gouvernement limité s'inspire en partie du modèle de la "république hébraïque" (étude de John Adams dans Defense of the Constitutions).

• La liberté religieuse absolue (Premier Amendement, 1791) permet au judaïsme talmudique de s'épanouir sans persécution, contrairement à l'Europe.

3. La promotion officielle du noachisme (lois de Noé)

Depuis 1978, le Congrès américain et les présidents (Carter, Reagan, Bush Sr., Clinton, etc.) proclament chaque année l'Education and Sharing Day, U.S.A.en l'honneur du Rebbe Menachem Mendel Schneerson (Chabad-Loubavitch). Cette résolution (Pub. L. 102-14 en 1991, signée par Bush Sr.) encourage explicitement l'enseignement des 7 lois noachides (lois morales universelles du Talmud pour les non-Juifs). Chabad l'a poussé au niveau fédéral : c'est une reconnaissance officielle du cadre talmudique comme base morale pour l'humanité.

On rappelle le projet juif à propos du noachisme :

La finalité consiste à faire du peuple juif le peuple prêtre, l'intermédiaire unique entre le dieu monothéiste (et non trinitaire) et le reste de l'humanité non juive encadrée par les lois noachides (religion universelle) ; cette humanité étant placée en tant que prosélyte de la Porte au seuil d'un Temple restauré et dominé par un Messie universellement reconnu.

Tout est détaillé par le Rabbin Elie BENAMOZEGH

4. Les actions concrètes sur le terrain : reconnaissance d'Israël et soutien massif

14 mai 1948 : Harry Truman reconnaît l'État d'Israël 11 minutes après sa proclamation, contre l'avis de son Département d'État et de l'armée. Il déclare plus tard que c'était "la décision la plus importante de sa vie".

Depuis : plus de 300 milliards de dollars d'aide militaire et économique (record historique).

• Soutien décisif à la création de l'État juif malgré l'opposition arabe et britannique.

5. La puissance des lobbys pro-Israël (AIPAC et alliés)

L'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), créé en 1954, est l'un des lobbys les plus efficaces de Washington :

• Il finance des campagnes électorales (plus de 100 millions de dollars en 2024 pour des primaires). • Il influence les votes au Congrès sur l'aide à Israël, les sanctions contre l'Iran, etc.

Des présidents (des deux partis) ont publiquement reconnu que critiquer Israël pouvait coûter des élections (ex. : pression sur les membres du Congrès qui ont voté contre l'aide militaire).

• Parallèlement, les organisations de lutte contre l'antisémitisme (ADL, etc.) ont obtenu des lois fédérales et étatiques (antihaine, éducation sur l'Holocauste).

6. Le développement démographique et institutionnel du judaïsme talmudique

Entre 1820 et 1924 : vague massive d'immigration juive (plus de 2 millions) fuyant les pogroms russes et européens. Les États-Unis deviennent le refuge où le judaïsme orthodoxe talmudique (yeshivas, écoles, synagogues) se reconstitue librement.

Aujourd'hui : 5,8 à 7 millions de Juifs américains (plus grande communauté hors Israël), avec un renouveau orthodoxe (Chabad, yeshivas) et des institutions talmudiques puissantes.

Ce havre constitutionnel + liberté religieuse + immigration = explosion du judaïsme talmudique américain, qui deviendra ensuite le principal soutien financier et politique du sionisme (Louis Brandeis, Hadassah, etc.).

Conclusion factuelle

Les États-Unis n'ont pas "créé" le judaïsme talmudique, ni le sionisme, mais ils leur ont fourni, par leur ADN biblique-hébraïque (Pères fondateurs), leur cadre constitutionnel (liberté religieuse), leurs proclamations (noachisme), leurs actions concrètes (Truman 1948), et l'influence structurée des lobbys (AIPAC), un levier sans équivalent dans l'histoire moderne.

Ce soutien a permis au judaïsme orthodoxe de se développer considérablement, puis au sionisme politique de passer de l'idée (Herzl 1897) à l'État (1948) avec l'appui décisif américain.

C'est une osmose historique documentée : archives du Congrès, lettres des Pères fondateurs, proclamations présidentielles et statistiques d'aide militaire le confirment.

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