Karim Khan, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré les mandats d'arrêt contre Netanyahou et son complice Gallant, a été blanchi de toute accusation par un collège de juges chargé d'examiner les conclusions d'une enquête des Nations Unies sur les allégations d'inconduite sexuelle portées contre lui, révèle samedi Middle East Eye en exclusivité.
Le rapport, hautement confidentiel, établi par ce collège de trois juges, a été remis le 9 mars au Bureau de l'Assemblée des États parties (AEP), organe de contrôle exécutif de la CPI.
Selon deux sources diplomatiques ayant pris connaissance du rapport et deux autres sources diplomatiques informées de son contenu, les juges ont conclu à l'unanimité que les conclusions du rapport "n'établissent aucune faute ni aucun manquement aux obligations", écrit Middle East Eye.
"Le Panel est unanime à considérer que les constatations de fait du Bureau des enquêtes indépendantes (BEII) n'établissent ni faute ni manquement à un devoir."
Les accusations visant Khan portaient depuis le début la marque des services israéliens. Elles avaient amené en mai 2025 le Procureur a prendre un congé volontaire.
Cela n'avait pas rendu caducs les deux mandats d'arrêt internationaux, mais contribué à perturber l'enquête sur les crimes du régime génocidaire israélien, au-delà des seuls individus visés jusqu'à présent.
Depuis deux ans, la Cour fait face à une campagne acharnée menée par Israël et ses alliés, principalement les États-Unis et ses alliés, qui tentent de la contraindre à abandonner l'enquête. '
Macron joue un rôle déshonorant dans cette affaire, lui qui autorise régulièrement l'avion de Netanyahou à utiliser tranquillement l'espace aérien français, au lieu de le faire arraisonner comme il en a l'obligation légale.
Depuis février 2025, l'administration Trump a imposé des sanctions financières et des restrictions de visa à Karim Khan, à ses deux procureurs adjoints, à six juges, dont le Français Nicolas Guillou, à la rapporteure spéciale des Nations Unies sur la Palestine Francesca Albanese, et à trois ONG palestiniennes.
CAPJPO-EuroPalestine
