Paul, 73 ans, était en bonne santé, lorsqu'il s'est écroulé dans le parking où était garée sa voiture, quelques minutes après avoir quitté un vaccinodrome de Genève, en mars 2021. Depuis cette date, sa fille tente de faire reconnaître au pénal le lien de causalité entre le décès de son père et le produit injecté. À court d'argent, elle lance aujourd'hui un appel aux dons pour aller au bout de la procédure.
Il y a quelques jours, Laure Mathieu a envoyé un message au Dr Philippe Saegesser, grande figure de la "résistance" suisse, pour qu'il l'aide à faire connaître son combat et la cagnotte qu'elle a mise en place, afin de réussir à financer la poursuite de sa procédure au pénal.
Laure se bat depuis cinq ans pour faire établir un lien de causalité entre le décès de son père, Paul, survenu subitement le 15 mars 2021 dans le parking de la Gare-des-Eaux-Vives à Genève, et le vaccin anti-Covid de Pfizer qu'il avait reçu moins de 30 minutes auparavant dans un centre de vaccination de la ville.
Le décès s'étant produit sur le domaine public, une procédure pénale a été immédiatement ouverte par le Ministère public. Après enquête, la police a émis l'hypothèse que la mort de Paul pouvait avoir été provoquée par l'injection du vaccin. Mais dans leur rapport d'autopsie, les deux médecins légistes, ne tenant pas compte du contexte et de l'enchaînement des événements, et n'ayant trouvé chez Paul aucun indice d'accident cardiaque, d'embolie pulmonaire ou d'attaque cérébrale, ont conclu à une mort d'origine naturelle.
Suite à cette expertise, le procureur a classé le dossier, mais Laure a choisi de ne pas en rester là et d'engager un recours. "Je veux savoir ce qu'il s'est passé, pourquoi c'est arrivé, comment mon père a-t-il été pris en charge pour aboutir à une issue aussi tragique", expliquait-elle au statisticien et auteur Pierre Chaillot, lors d'un entretien enregistré en janvier 2025 et diffusé sur la chaîne Décoder l'éco.
La chambre pénale de recours a admis la légitimité de sa requête, mais depuis, la procédure patine.
Laure est persuadée que son père, âgé de 73 ans et en bonne santé au moment de son décès, est mort d'un choc anaphylactique causé par la vaccination, car Paul avait une particularité: il était allergique aux produits de contraste. Or, "c'était une contre-indication formelle à cette vaccination, souligne Laure à Pierre Chaillot. Cet élément prouve que la prise en charge de mon père n'a pas été faite dans les règles de l'art." Plusieurs allergologues consultés par Laure ont d'ailleurs confirmé cette forte possibilité d'un choc anaphylactique.
Dans son combat, Laure veut faire reconnaître la responsabilité du produit dans le décès de son père, mais aussi plusieurs manquements graves de la part des équipes de vaccination: l'absence d'information nécessaire à un consentement éclairé, l'absence de prudence dans le cas d'une personne connue pour son terrain allergique, et l'absence de respect du protocole applicable en pareille situation.
La procédure est longue et, cinq ans après son début, les pièces du dossier n'ont toujours pas été examinées. Mais Laure Mathieu garde espoir car, confie-t-elle dans son courrier adressé au Dr Saegesser, "mon dossier est extrêmement solide et archi complet". De plus, "le procureur actuellement en charge de l'instruction - il s'agit du deuxième - me suit dans toutes mes demandes. Il me donne l'impression de souhaiter véritablement que des explications soient fournies." Toutefois, celui-ci "n'a à présent plus la main, car c'est au Tribunal fédéral de rendre sa décision sur ma demande de récusation des deux experts. Une réponse est censée me parvenir d'un moment à l'autre", indique-t-elle encore.
La Genevoise a cependant épuisé toutes ses ressources. C'est pourquoi elle vient de lancer un appel aux dons, afin de l'aider à financer la suite de cette bataille juridique qu'elle compte bien remporter, au nom de son père et de "toutes les victimes du vaccin à ARN messager". Laure veut connaître la vérité et participer au rétablissement de la justice et de la science. Pour la soutenir, une cagnotte est en ligne sur We Make It, jusqu'au 10 avril 2026.
En France, le porte-parole Verity France, Marc Doyer, a obtenu une décision de justice confirmant que les vaccins COVID étaient encore "en phase expérimentale" (Phase III des essais cliniques) lorsque la plupart des gens, dont sa femme depuis décédée, se sont fait vacciner. Voir par exemple :
Selon lui, cela a un impact important : dans ce contexte, ce ne serait plus à la victime de prouver la causalité entre l'administration du produit et les dommages sur la santé, mais au fabricant de démontrer l'absence de causalité. Même si cela reste à confirmer, et que la décision de justice concerne la France, cela pourrait peut-être enfin changer la donne pour les victimes et leurs proches comme Laure Mathieu.
C'est une terrible épreuve (et je sais de quoi je parle). Il est très difficile de démontrer un lien de causalité car il n'y jamais de certitude en médecine. On utilise alors des probabilités et les experts prennent le contrôle. D'autres pays sont plus souples et ne demandent pas de preuve absolue.
Bien sûr, un lien temporal ne démontre pas la causalité. Mais le risque que quelqu'un en bonne santé décède subitement sans raison est extrêmement faible. Surtout quand on exclut les principales causes comme les infarctus, les embolies et les AVCs.
Par contre celui d'un choc anaphylactique est documenté. Il me semble que ces vaccins comportent des composants proches des produits de contraste ? On applique alors un principe de précaution et un délai de surveillance médicale après la vaccination.
Espérons que les juges montreront plus d'écoute et d'humanité en appel. Toute ma sympathie et mon soutien à cette personne. J'espère que vous finirez par avoir gain de cause.
