Vous vous souvenez des 5 jeunes militantes qui sont passées en procès en mai dernier pour avoir versé un peu de peinture rose lavable devant les salons hoche (Paris 8ème) le jour où ils organisaient une vente de biens illégaux, en l'occurence des logements dans les colonies en Cisjordanie ?
Eh bien, le jugement est tombé cette semaine : les juges ont requalifié les dégradations en "dégradations légères", mais en plus d'une condamnation de 1000€ d'amende avec sursis, ils ont -tenez-vous bien- assorti l'amende de 4 mois de prison avec sursis pour "violences psychologiques", ainsi que d'un stage de "sensibilisation sur l'antisémitisme" !
Si les associations pro-Israël sont déboutées de leurs demandes de dommages et intérêts (le culot se dit "khutzpa" en hébreu), une plaignante des Salons Hoche qui dit avoir souffert d'un "choc pyschologique" (une flaque de peinture lavable rose, c'est sûr que cela fout un choc !) se voit adjuger 3000€ de dommages + 2000 euros de frais de justice !
Les Salons Hoche se voient attribuer 1 euro pour le "préjudice moral" ainsi que 450€ pour les frais de nettoyage ! Et l'Etat 250 euros pour les frais de justice !
Aucun dédommagement n'a été demandé aux Salons Hoche pour la dizaine de cars de police qui se sont déplacés sur l'argent de nos impôts, pour protéger ces ventes illégale le jour en question !!
Les 5 militantes font bien entendu appel de ce jugement aberrant.
"L'accusation d'antisémitisme a été abandonnée par la juge, et nous sommes quand même condamnées à un stage sur le sujet ? En plus de faire preuve d'un aveuglement crasse sur la situation, la justice manque cruellement de cohérence", fait remarquer l'une d'entre elles.
"Nous continuerons à désobéir dans le cadre de la non-violence pour la Palestine, pour le vivant et pour les autres causes que nous défendons parce que personne n'est libre tant que tout le monde n'est pas libre", conclut-t-elle.
Affaire à suivre ensemble !
