
par Al-Manar
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné mardi la nécessité de mettre fin à la guerre illégale qui se déroule actuellement dans la région avant qu'elle n'inflige à l'économie mondiale des dommages dont la réparation pourrait prendre des années. Il a insisté "sur l'importance d'ouvrir un dialogue et d'entamer des négociations efficaces aboutissant à des résultats concrets".
Erdogan a affirmé que "les 25 derniers jours ont prouvé que le monde entier paie le prix de la guerre menée par Israël, et plus particulièrement de la guerre de pouvoir menée par Netanyahou". Il a souligné l'importance "de ne pas laisser les positions intransigeantes et extrémistes d'Israël faire dérailler les solutions diplomatiques".
Concernant sa gestion de la situation actuelle, Erdogan a indiqué que son pays "ne tombera pas dans les pièges" que certains tentent de lui tendre, réaffirmant son attachement aux principes de fraternité et de bon voisinage et sa gestion de la crise "avec prudence, circonspection et sagesse".
Il a ajouté : "Nous ne céderons pas au discours de violence, de ressentiment et de haine, et nous continuerons de promouvoir le langage universel de l'amour, de la paix et de la fraternité dans notre région".
Le président turc a insisté sur la nécessité de "mettre immédiatement un terme au réseau de massacres orchestré par Netanyahou, pour le bien de la paix régionale et de l'humanité", appelant chaque pays à adopter une position "courageuse et proactive" à cet égard.
Erdogan a conclu en soulignant les dimensions stratégiques de la sécurité régionale, insistant sur le fait que l'objectif d'une "région exempte de terrorisme" constitue un rempart inébranlable contre les manœuvres de ceux qui cherchent à ériger des "murs de discorde" entre les peuples de la région, "Turcs, Kurdes, Arabes et Persans".
Erdogan a affirmé à plusieurs reprises qu'"Ankara ne se laisserait pas entraîner dans la guerre en cours entre l'Iran, Israël et les États-Unis". Il y a quelques jours à peine, il affirmait que "les attaques d'Israël dans la région, et plus récemment contre l'Iran, transcendaient les seules préoccupations sécuritaires, soulignant la nécessité de révéler la vérité au monde".
source : Al-Manar