31/03/2026 chroniquepalestine.com  5min #309562

 Israël passe à la peine de mort pour les Palestiniens : une barbarie sans fin

La Knesset est une institution terroriste qui doit être exclue de toute organisation internationale


L'état israélien, colonialiste, raciste et génocidaire, a décidé de "légaliser" la mise à mort des prisonniers palestiniens - Image : Addameer

Par  Addameer

Organisations de prisonniers palestiniens : "la Knesset israélienne est une institution terroriste ; il faut immédiatement mettre fin à son adhésion aux parlements et aux unions internationaux."

Ramallah, Palestine occupée - Après des années d'efforts incessants de la part du régime colonialiste israélien pour légaliser l'exécution des prisonniers politiques palestiniens - et dans un contexte mondial marqué par la paralysie et la complicité, mises à nu par les atrocités commises dans la bande de Gaza occupée -, l'occupation israélienne a adopté une loi qui autorisera l'exécution des prisonniers politiques palestiniens.

Si l'occupation israélienne procède depuis des décennies à des exécutions extrajudiciaires de Palestiniens, ce moment marque une escalade dangereuse. Alors que le nettoyage ethnique s'intensifie, que les déplacements forcés s'étendent et que les politiques d'apartheid s'aggravent, l'existence même des Palestiniens est menacée en permanence, de la rue aux prisons en passant par les camps militaires.

Cette loi constitue une violation profonde des droits humains fondamentaux et met à nu des décennies de complicité internationale, d'absence de volonté, d'échec et de refus de demander des comptes à la colonie de peuplement qu'est "Israël".

Alors que l'attention mondiale reste rivée sur la guerre américano-israélienne contre l'Iran, l'occupation israélienne inaugure une nouvelle phase d'exécutions de prisonniers palestiniens ouvertement sanctionnées et motivées par des considérations politiques. Elle codifie le meurtre politique sanctionné par l'État et transforme les prisons en lieux de mise à mort légalisés et en arènes centrales de torture.

Ne vous y trompez pas : cette loi est le prolongement d'un système de génocide à plusieurs volets qui vise l'existence palestinienne depuis des décennies - faisant des prisons et des camps de détention de l'occupation un prolongement direct des politiques génocidaires et un théâtre central de leur exécution.

À ce stade critique et dangereux, où notre peuple est confronté à une persécution grave et systématique, nous, en tant qu'organisations palestiniennes de défense des droits humains, affirmons que le système d'occupation a atteint un niveau de brutalité qui dépasse la capacité descriptive des cadres internationaux des droits humains - cadres qui se sont révélés totalement incapables d'exercer une pression significative pour mettre fin à la destruction et au nettoyage ethnique en cours contre les Palestiniens partout dans le monde.

Au vu de cette évolution dangereuse, nous, en tant qu'institutions palestiniennes de défense des droits humains, affirmons que malgré les appels répétés que nous avons lancés au cours de la période écoulée et les messages envoyés à divers organismes concernés, la loi a été adoptée.

Néanmoins, nous continuerons d'appeler les pays libres à adopter une position claire à l'égard de la soi-disant "Knesset", à œuvrer immédiatement pour mettre fin à son adhésion aux parlements et unions internationaux, et à la boycotter en tant qu'institution qui codifie le génocide et la destruction systématiques du peuple palestinien, en particulier depuis le crime de génocide documenté à Gaza.

Nous continuerons à nous adresser de toutes nos forces aux peuples libres du monde, en nous appuyant sur le droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination, à la liberté et à la libération de tous les prisonniers politiques.

Nous avertissons que ces crimes et cette destruction continue ne se limiteront pas au seul peuple palestinien, mais s'étendront aux peuples du monde entier, tant que la communauté internationale persistera dans sa complicité et dans le fait de traiter "Israël" comme un système colonial exempt de toute responsabilité et de toute sanction, et comme une exception aux lois et aux normes humanitaires que les peuples ont longtemps lutté pour établir.

Nous réitérons donc nos revendications :

  • L'application du principe de compétence universelle afin de poursuivre les personnes impliquées dans les actes de torture, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis à l'encontre des prisonniers.
  • La suspension de toute forme de coopération diplomatique, militaire et économique avec l'occupant jusqu'à ce que celui-ci se conforme pleinement au droit international.
  • Considérer la Knesset et les tribunaux d'occupation israéliens comme des institutions racistes et terroristes et œuvrer à leur isolement sur la scène internationale, notamment en s'opposant à leur adhésion aux instances et unions parlementaires internationales.
  • Garantir la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques palestiniens, notamment : mettre fin à la politique de détention administrative, démanteler le système des tribunaux militaires et ouvrir des enquêtes indépendantes et transparentes sur tous les cas de torture et de décès en détention.
  • Coopérer pleinement avec la Cour pénale internationale, soutenir ses enquêtes et exécuter les mandats d'arrêt contre les responsables de crimes internationaux.
  • Permettre au Comité international de la Croix-Rouge de rendre visite aux prisonniers et de surveiller leurs conditions de détention sans restriction.

🔴 Vous trouverez ci-joint un  document (en anglais) présentant les faits essentiels concernant la loi sur la peine de mort, publié par les institutions palestiniennes de défense des prisonniers la veille de son adoption.

30 mars 2026 -  Addameer - Traduction :  Chronique de Palestine

* ADDAMEER (mot arabe signifiant la "conscience") Prisoner Support and Human Rights Association, est une institution civile non gouvernementale palestinienne qui œuvre en faveur des prisonniers politiques palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et palestiniennes. Créé en 1991 par un groupe de militants motivés par la question des droits de l'homme, le centre offre une aide juridique gratuite aux prisonniers politiques, défend leurs droits au niveau national et international, et s'efforce de mettre fin à la torture et aux autres violations des droits des prisonniers par le biais d'une surveillance, de procédures juridiques et de campagnes de solidarité.Le compte  twitter.

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