George Ibrahim Abdallah a été incarcéré 41 ans dans les geôles françaises, et n'a été libéré qu'en juillet 2025, alors qu'il aurait légalement pu l'être dès 1999.
Mais ce n'est pas fini aux yeux de la "justice" française. La Cour de Cassation a annulé mercredi la mesure de libération conditionnelle dont il avait bénéficié l'an dernier, au motif que les dispositions relatives à la liberté conditionnelle n'auraient pas été respectées !
Pourtant, la Cour d'Appel avait prononcé sa libération "sous la condition de quitter le territoire national et de n'y plus paraître". Ce que George avait aussitôt fait, et il avait regagné sa terre natale, le Liban, où il habite à nouveau depuis un an.
Or, les prétendus "hauts magistrats" de la Cour de Cassation y trouvent à redire : d'après eux, Abdallah, après sa sortie de la centrale de Lannemezan, aurait dû passer préalablement par la case "semi-liberté", sur le territoire français, avec le cortège de contraintes que cela implique, par exemple le placement sous bracelet électronique pendant au moins un an de plus.'
La France va-t-elle demander au Liban l'extradition de George, qui fête jeudi ses 75 ans ? On n'est plus à une ignominie près au "Pays des Droits de l'Homme" !
