
par Rorik Dupuis Valder
À la première apparition du couple Macron sur la scène médiatique, outre l'indicible malaise qu'il inspirait, deux choses au moins heurtaient immédiatement le bon sens : l'"infantilité" d'Emmanuel et la "masculinité" de Brigitte. Comment un couple aussi "dysfonctionnel" pouvait-il accéder à la direction du pays ? Comment un homme en constante représentation, paraissant toujours absent, sous emprise, pouvait-il assurer la présidence de la France, et avec un tel détachement se porter garant du bien-être de son peuple ? Quid de cette "Première dame" sortie de son sarcophage, médiatiquement transfigurée, au passé pour le moins trouble ?
Grâce au courageux travail d'enquête du journaliste Xavier Poussard, l'on sait aujourd'hui que ce couple d'illusionnistes pervers, de comédiens mégalos, qui depuis maintenant neuf ans prend en otage le peuple français au nom de son droit à la déviance, s'est efforcé de dissimuler et manipuler - non sans un certain talent, reconnaissons-le - une histoire à la pathologie lourde, pour ne pas dire salement délictuelle. Emmanuel et Brigitte, par ce coup d'État amoureux aux relents de pédocriminalité et de grand banditisme, nous ont contraints à les accepter ; et si elle n'affectait pas 69 millions de gens, l'on pourrait dire que cette histoire, après tout, leur appartient, mais force est de constater que le pays tout entier en fait dangereusement les frais...
Hypnotisé et hypnotisant, jouant sans grand effort son rôle de jeune cadre dynamique voué à sauver l'entreprise France de la faillite qu'il s'évertue à entraîner (...), Emmanuel Macron aura eu toutes les facilités médiatiques et institutionnelles pour assurer sa mission pseudo-démocratique de destruction. Destruction de quoi, au juste ? De l'écœurante normalité ? Tant de mal pour un peu de reconnaissance personnelle ?
La clé de compréhension de cette situation littéralement incroyable, de cette pièce de théâtre sidérante, tout à la fois tragique et sordide, que révèle une politique diaboliquement ambivalente, se trouve sans doute dans l'enfance d'Emmanuel, dont on ne sait presque rien. Mais comme il semble trop tard pour soigner l'homme, le réhabiliter, voilà ce que nous aimerions sincèrement lui demander : "Qui es-tu, Emmanuel ? D'où viens-tu ? Qu'as-tu subi pour en arriver là ? De qui ou de quoi te venges-tu ainsi ?"
Le 29 novembre 2024, le président Macron, accompagné de quelques courtisans béats, effectuait solennellement la dernière visite de chantier de Notre-Dame de Paris. Un peu par curiosité ou nostalgie, et peut-être aussi dans l'idée de m'assurer que la cathédrale n'avait pas été complètement transformée en Disneyland intra-muros pour tiktokeurs possédés, j'avais suivi en direct sur la Toile la retransmission de l'évènement. En fin d'inspection, isolé sur le damier du chœur, à contempler le grand orgue restauré, alors que dans son dos on plaisante innocemment sur "d'autres chantiers qui nous attendent" en considérant le défi humain qu'a représenté celui-ci, Emmanuel se dit à lui-même (?), d'un ton grave, cynique : "Il y en aura d'autres, oui..." (vidéo ci-dessous, à partir de 1 h 57). Une fulgurance "diabolique", anecdotique ou révélatrice, que chacun pourra librement interpréter.
D'autres chantiers, donc d'autres projets de destruction... Allons bon, n'est-ce pas là ce qu'on appelle communément le syndrome du pompier pyromane ? Le triste sort de la victime devenue bourreau ? D'un homme dont on a manifestement brûlé toute faculté d'empathie ? toute sensibilité sociale ? Mais comment a-t-on pu - et comment peut-on encore - laisser faire ? S'il n'était pas aussi malhonnête, notre président ferait sincèrement de la peine. Et c'est peut-être pour cela que les Français l'ont choisi : pour lui accorder publiquement l'attention dont il avait été jusque-là personnellement privé... Autrement dit, par charité chrétienne !
Au fond, Emmanuel, comme l'éternel adolescent perdu qu'il est, ne cherche qu'à éprouver les limites du faisable et du non-faisable. Si ses parents et ses éducateurs ont gravement manqué à leur devoir de protection, il paraît impensable qu'un seul homme puisse faire payer à tout un peuple, à tout un continent, par le spectacle de la guerre et de la paupérisation générale, son propre malheur. Et pourtant... Cet homme a été démocratiquement élu et réélu (!) comme chef d'État, nous dira-t-on... Mais grâce à qui, au juste ?
Si Brigitte et Emmanuel, aidés de leur troupe de figurants et de barbouzes, squattent encore aujourd'hui l'Élysée, c'est que les commanditaires et metteurs en scène de cette pièce macabre œuvrent en toute impunité - le problème étant que nous ne pouvons manifestement compter ni sur les médias officiels, ni sur l'institution judiciaire, pour braquer les projecteurs sur les coulisses. Les Gilets jaunes, "complotistes" de la première heure, l'avaient compris : seul un mouvement révolutionnaire pouvait mettre fin à la corruption et l'imposture. Il n'est pas trop tard pour passer, de façon effective, du complotisme au dégagisme...
