09/04/2026 reseauinternational.net  3min #310484

Stalingrad sur le golfe persique

Furie épique : conclusion ? Trump va à Canossa via Stalingrad sur le golfe Persique

par Librairie Tropiques

Tandis que Trump déclare sa victoire 'totale' sur l'Iran, justifiée selon lui par le fait que Washington avait déjà atteint et dépassé tous ses objectifs militaires et qu'il accorderait désormais plus de temps à la diplomatie, on apprend que la "communauté internationale" par le truchement du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avait précédemment demandé au président Trump une prolongation de son délai de deux semaines avant de mettre à l'exécution sa menace de "ramener l'Iran à l'âge de pierre" ajoutant la veille, sur le même mode humaniste civilisateur, que "toute une civilisation mourra ce soir" si Téhéran ne cède pas à ses exigences. En fait il semble évident que c'est Trump qui, pour sortir du pétrin mondial dans lequel l'avaient accompagné ses compères sionistes israélien, s'est empressé d'accepter le plan en 10 points que Téhéran avait remis aux intermédiaires Pakistanais.

Ce plan comprendrait :

  • des engagements américains en faveur de la non‑agression,
  • le contrôle continu de l'Iran sur le détroit d'Ormuz,
  • l'acceptation de l'enrichissement de l'uranium,
  • la levée de toutes les sanctions,
  • la fin des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'AIEA,
  • le paiement de réparations de guerre,
  • le retrait des forces de combat américaines de la région
  • et l'arrêt de la guerre sur tous les fronts, y compris contre la Résistance islamique au Liban.

Le président américain a déclaré que la proposition iranienne en 10 points présentée via le Pakistan offre une "base réalisable sur laquelle négocier". Trump a toutefois averti qu'il ordonnerait de nouvelles frappes aériennes dévastatrices si aucun accord final n'était conclu avant la nouvelle date limite.

Pour tous les observateurs informés, il est clair qu'un cessez-le-feu sur ces bases, avec pour seule contrepartie la réouverture du détroit d'Ormuz, revient donc pour Trump à capituler en abandonnant tous les "points" qu'il a successivement présentés et défendus comme motifs de son attaque de l'Iran et prétextes des multiples crimes de guerre qui en ont résulté de la part de sa "coalition" israelo-américaine.

En pratique Donald Trump a annoncé une suspension de deux semaines des bombardements sur les infrastructures énergétiques iraniennes, acceptant une "cessez-le-feu bilatéral" sous réserve que Téhéran accepte la "complète" et "immédiate" ré-ouverture du détroit d'Ormuz. Un détroit qui comme chacun sait n'a été fermé par les iraniens qu'à la suite de l'agression de "furie épique" des sionistes étasuniens et israéliens.

Téhéran a déclaré, assez légitimement, que cette décision représentait une "défaite historique et écrasante" pour les États-Unis, affirmant que Washington a été contraint d'accepter son plan en 10 points comme base des négociations, dès lors que c'était la condition si ne qua non pour que les iraniens accordent le cessez le feu que leur demandait Trump, sous la pression de ses "proxies" du Golfe et de Wall street, et aux seules fins de sortir de l'impasse où il se retrouvait, tout en "sauvant la face", tant bien que mal.

Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé que les négociations avec les États-Unis débuteraient le vendredi 10 avril à Islamabad, prévoyant une période de deux semaines qui pourrait être prolongée d'un commun accord.

source :  Librairie Tropiques

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