Les radios françaises annonçaient mercredi matin que les négociations à Washington entre Israël et le Liban se seraient déroulées de manière satisfaisante, sans dire que l'armée israélienne n'a pas cessé de bombarder et de raser des villages entiers du sud Liban, tuant au moins 11 Libanais, dont des enfants.
Le ministère libanais de la Santé publique fait état d'au moins 2 020 morts et 6 436 blessés lors d'attaques israéliennes depuis le 2 mars. Parmi les victimes figurent 165 enfants, 248 femmes et 85 personnels médicaux.
Les Libanais Aya Khalaf et Hussein Moussa ont été tués mardi pendant les négociations
Ces bombardements ont également entraîné une forte augmentation du nombre de patients souffrant de brûlures graves, alors que le système de santé publique du pays est confronté à des difficultés en raison de ses capacités limitées en matière de soins spécialisés.
LES SECOURISTES EN PREMIÈRE LIGNE
Au Liban, les secouristes et les ambulanciers continuent de faire face à des dangers extrêmes lors de leurs missions de sauvetage. Depuis début mars, 88 secouristes ont été tués au Liban. Les premiers intervenants seraient la cible d'attaques israéliennes soutenues, avec une moyenne de plus de deux décès par jour.
La dernière victime en date, Hassan Badawi, de la Croix-Rouge libanaise, a été tué i lors d'une frappe ciblée. Le Comité international de la Croix-Rouge s'est dit "consterné" et a rappelé que "sauver des vies ne doit jamais coûter la vie à quelqu'un".
Selon des sources médicales, le secouriste Ali Mohsen Haidar a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne dans le sud du Liban.
Les communications nécessaires ont été effectuées avec la FINUL avant la mission afin d'assurer la protection et la sécurité de l'itinéraire.
Les ambulances et leurs équipages étaient clairement identifiés par des emblèmes de la Croix-Rouge visibles de tous côtés, avec des insignes lumineux.
Le secouriste Hassan travaillait en première ligne pour sauver des vies lorsqu'il a été tué au Sud-Liban lors d'une attaque israélienne qui a ciblé une ambulance. Trois autres personnes ont été blessées lors de cette même attaque.
Les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour déblayer les décombres et localiser d'éventuelles victimes ou survivants après un violent raid aérien mené par l'aviation israélienne sur la ville de Qana, au Sud-Liban.
Le stade de Bint Jbeil, au Sud-Liban, a été fortement endommagé par des frappes aériennes israéliennes.

Les frappes aériennes de l'occupation israélienne ont semé la désolation dans la ville de Nabatieh Al-Fawqa, au sud du Liban.
Des habitants témoignent avoir perdu leurs maisons, leurs moyens de subsistance et leurs souvenirs, et beaucoup se retrouvent à nouveau déplacés. Israël a annoncé son intention d'établir une "zone de sécurité" au sud du Liban, menaçant de provoquer des déplacements de population à long terme et la disparition de communautés entières.
Les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour déblayer les décombres et localiser d'éventuelles victimes ou survivants après un violent bombardement aérien mené par l'aviation israélienne sur la ville de Qana, au sud du Liban.
Des morts et des blessés parmi les soldats israéliens
Mais l'armée d'occupation israélienne a confirmé mardi que 10 de ses soldats ont été blessés, dont trois grièvement, et qu'un autre a été tué lors d'affrontements avec des combattants de la résistance dans le sud du Liban la nuit précédente.




