L'ambassadeur et représentant permanent de la République islamique d'Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a adressé une lettre à l'ONU et au Conseil de sécurité pour condamner la présentation "trompeuse" par l'ambassadeur américain du rapport du secrétaire général concernant la situation en Asie de l'Ouest.
Dans cette lettre, publiée mardi 14 avril, M. Iravani a indiqué que le représentant des États-Unis a fait une référence non fondée et trompeuse au rapport du secrétaire général, dans une tentative cynique d'attribuer à la République islamique d'Iran des agissements qui ne sont ni reflétés ni étayés par ce rapport.
L'ambassadeur américain a faussement prétendu que le secrétaire général avait "confirmé" que l'Iran dissimulait du matériel militaire dans des hôpitaux, des écoles et des quartiers civils et utilisait des civils à des fins de propagande, a ajouté M. Iravani.
Le rapport en question est un rapport thématique sur la protection des civils dans les conflits armés, une question d'intérêt mondial, a poursuivi M. Iravani. Il a expliqué qu'aucune référence, explicite ou implicite, à la République islamique d'Iran n'y est faite et que, par conséquent, la déclaration de l'ambassadeur américain constitue une interprétation erronée d'un document officiel de l'ONU.
"Un tel comportement irresponsable, en particulier de la part d'un représentant d'un membre permanent du Conseil de sécurité, soulève de graves préoccupations juridiques et institutionnelles. Aux termes de l'article 2, paragraphe 2, de la Charte des Nations Unies, tous les membres sont tenus de remplir leurs obligations de bonne foi", peut-on lire dans sa lettre.
L'Iran souligne que toute tentative d'invoquer l'autorité du secrétaire général pour donner du crédit à de telles allégations constitue un grave détournement des mécanismes de l'ONU à des fins politiques, a poursuivi Iravani.
L'ambassadeur d'Iran auprès de l'ONU a fermement condamné le blocus naval imposé par Washington, le qualifiant d'atteinte à l'intégrité territoriale du pays.
"La République islamique d'Iran insiste sur le fait que la crédibilité du Conseil de sécurité et l'autorité des rapports du secrétaire général doivent être préservées contre toute tentative de distorsion ou de politisation", a-t-il conclu.
À noter que les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une guerre illégale et non provoquée contre la République islamique d'Iran, et ont tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts responsables et commandants militaires.
Des centaines de civils iraniens ont péri lors de frappes aériennes. Parmi les victimes figurent 168 écolières de l'école primaire Shajareh Tayyebeh, située à Minab, dans le sud de l'Iran.
En représailles, les forces armées iraniennes ont mené cent vagues de frappes de missiles et de drones contre les intérêts américains en Asie de l'Ouest et les positions israéliennes dans les territoires occupés, pendant plus de 40 jours.
Samedi 11 avril, l'Iran et les États-Unis ont entamé le premier cycle de négociations à Islamabad, capitale pakistanaise. Ces pourparlers interviennent quelques jours après que l'Iran a annoncé qu'un accord a été conclu pour un cessez‑le‑feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, après que les États‑Unis ont accepté la proposition iranienne en 10 points, qui pourrait ouvrir la voie à une fin définitive de la guerre israélo-américaine.
Malgré près de 21 heures de négociations, les exigences excessives des États-Unis ont empêché la conclusion d'un accord.
