
Thierry Meyssan était l'invité de Lara Stam sur GPTV, le 17 avril. Il analyse la situation au Liban où le gouvernement de collaboration avec Israël l'aide à lutter contre la résistance. Puis il révèle que de nouveaux éléments doivent nous faire réviser notre analyse de la guerre contre les Perses : Scott Bessent à avoué avoir provoqué la faillite de la banque Ayandeh et les manifestations économiques de janvier en iran. Donald Trump, quant à lui, s'est glorifié d'avoir envoyé des mercenaires kurdes pour transformer ces manifestations en un bain de sang, en janvier.La guerre était donc planifiée par Washington et non pas par Tel-Aviv. Donald Trump, qui s'est fait élire comme jacksonien, opposé à toute guerre, vient d'ailleurs de célébrer Henry Clay, l'adversaire historique de Jackson. La France a participé, en Iraq, à la formation des mercenaires kurdes, d'où la mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion.
Puis, Thierry Meyssan aborde le nouveau "KulturKampf", c'est à dire l'opposition entre Washington et le Saint-Siège. Il révèle, qu'en janvier, Elbridge Colby, le sous-secrétaire à la guerre et le petit-fils de William Colby, a reçu le nonce apostolique au Pentagone. Il l'a mis en demeure de soutenir la guerre contre les Perses qui n'avait pas encore commencée. Si le pape Léon XIV s'y opposait, les États-Unis provoqueraient un schisme et feraien t nommer un second pape.
En réalité, la guerre contre les Perses a été conçue par Colby, non pas pour changer de régime, ni pour s"'approprier le pétrole iranien, mais pour priver la Chine de ce pétrole. C'est la nouvelle stratégie du Pentagone, la "stratégie du déni".
[L'intervention de Thierry Meyssan débute à 1heure 43 minutes et 15 secondes]
