17/04/2026 essentiel.news  3min #311336

Christian Perronne réclame un moratoire sur l'identité numérique (e-Id)

Notre journaliste Senta Depuydt, engagée de longue date pour la défense des libertés et membre du conseil consultatif du groupe  MEHA (Make Europe Healthy Again), a interviewé le Pr Christian Perronne à l'occasion d'une  conférence sur les dangers de l'identité numérique, organisée début mars au Parlement européen (l'ensemble des interventions en anglais est disponible  ici.)

Lors de cet événement, l'ancien infectiologue - aujourd'hui en retraite - a demandé un moratoire sur l'identité numérique en Europe. "Même si cela sort un peu du domaine médical, j'ai vu tellement de malversations et d'utilisation des données de manière frauduleuse dans la médecine que je me sens aussi concerné par l'identité numérique", explique-t-il au micro d'Essentiel News.

Christian Perronne estime qu'il est urgent d'agir, car aussi bien dans l'Union européenne qu'en France, "ils essaient d'avancer à marche forcée". Pour lui, il est de plus impossible d'avoir confiance dans ces institutions qui cherchent à mettre en place un contrôle des populations. "L'Europe a été complètement infiltrée et manipulée par des puissances financières et politiques malsaines, qui en font une institution détestable qui n'est plus démocratique. S'ils arrivent à instituer une sorte de passeport ou d'identité numérique pour tout, on sera totalement contrôlé dans nos activités comme en Chine et si on ne plaît pas politiquement, on peut être exclu du système, on peut nous couper nos comptes bancaires et se retrouver à la rue". Et le Pr Perronne de citer en exemple ce qui s'est produit avec les  truckers canadiens durant le Covid ou, plus récemment, avec  Jacques Baud ou le journaliste  Xavier Moreau, auxquels on peut aussi ajouter, entre autres, le cas de l'activiste suisse  Nathalie Yamb.

"Cela me terrifie de voir comment une dictature se met en place dans les pays, puis en Europe. Cela se fait toujours gentiment, par petites étapes", constate l'infectiologue, qui espère qu'un réseau comme MEHA permettra d'échanger de l'information et des retours d'expérience de ce qui se fait dans chaque pays pour en retenir le meilleur, afin d'améliorer la connaissance et progresser ensemble.

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