Le président du Parlement iranien, Mohammad-Baqer Qalibaf, a catégoriquement rejeté les allégations mensongères formulées par le président américain Donald Trump au sujet du détroit d'Ormuz et des règles établies par la République islamique d'Iran pour le transit dans cette voie maritime stratégique.
Dans une publication sur X datée de vendredi 17 avril, M. Qalibaf a écrit : "Le président américain a fait sept déclarations en l'espace d'une heure, et toutes les sept sont fausses."
Ces propos font suite à plusieurs affirmations de Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, où il avait notamment déclaré que l'Iran avait accepté de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz". Trump avait également affirmé que le "blocus naval américain resterait pleinement en vigueur et applicable à l'Iran, uniquement jusqu'à ce que notre transaction avec l'Iran soit finalisée à 100 %". Trump avait en outre avancé que les négociations de cessez-le-feu "devraient progresser très rapidement, la plupart des points étant déjà négociés".
En réponse, Mohammad-Baqer Qalibaf a mis en garde : "Si le blocus persiste, le détroit d'Ormuz ne restera pas ouvert". Il a également précisé que "le passage par le détroit d'Ormuz se fera selon une route désignée et avec l'autorisation de l'Iran".
La décision d'ouvrir ou de fermer le détroit, ainsi que les règles qui le régissent, seront déterminées "sur le champ de bataille, et non sur les réseaux sociaux", a-t-il martelé.
L'Iran avait précédemment fermé le détroit à ses adversaires et à leurs alliés, à la suite d'une nouvelle vague d'agressions non provoquées menées par les États-Unis et le régime israélien le 28 février.
Le 7 avril, Donald Trump avait annoncé une trêve de deux semaines, à la suite de répercussions de cette fermeture sur les marchés mondiaux de l'énergie et d'une baisse de sa popularité due à la flambée des prix de l'essence.
Cette annonce intervenait après une centaine de frappes de représailles iraniennes jugées "décisives et réussies" contre des cibles américaines et israéliennes stratégiques dans la région.
M. Qalibaf a souligné que le recours au mensonge n'avait pas permis aux États-Unis de remporter l'agression, faisant allusion aux affirmations répétées de Washington concernant les soi-disant dommages irréversibles infligés aux infrastructures de défense iraniennes.
Le responsable iranien a insisté sur le fait que si cette campagne de désinformation n'avait pas été bénéfique pour Washington pendant l'agression, elle ne lui serait "certainement" d'aucune utilité lors des négociations.
"La guerre médiatique et la manipulation de l'opinion publique sont des composantes essentielles de la guerre, mais la nation iranienne ne se laissera pas influencer par de telles tactiques", a-t-il renchéri, renvoyant pour des informations précises sur les négociations à une récente interview du porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Ce même vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a réitéré la position de l'Iran concernant une proposition en dix points transmise avant l'annonce de trêve par Trump le 7 avril.
Il a notamment rappelé les exigences indivisibles du pays : la cessation définitive de toute agression contre la République islamique d'Iran, la levée des sanctions et le versement d'indemnisations.
