Le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, a déclaré que la gestion du détroit d'Ormuz est une responsabilité de Téhéran et qu'elle relève du droit légitime de la République islamique d'Iran d'en assumer le contrôle.
Lors d'une visite de terrain à l'Organisation des ports et de la navigation maritimes et à la Compagnie des chemins de fer de la République islamique d'Iran, samedi 18 avril, M. Aref a souligné l'importance stratégique du détroit d'Ormuz.
"La gestion du détroit d'Ormuz doit être assumée par Téhéran et relève du droit légitime de la République islamique d'Iran, et nous ferons valoir nos droits, que ce soit à la table des négociations ou sur le champ de bataille", a martelé Aref.
"Jusqu'à présent, la nation iranienne a exercé ce droit avec dignité, mais après cette nouvelle guerre imposée, nous avons assumé cette gestion, et le rôle de l'Iran dans cette région sera différent par rapport au passé", a-t-il ajouté.
Téhéran maintiendra le contrôle du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz jusqu'à un accord de fin de guerre
Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé la réouverture du détroit d'Ormuz à la suite de l'instauration d'un cessez-le-feu au Liban.
Cependant, l'armée iranienne a annoncé samedi matin que "le contrôle du détroit d'Ormuz est assuré comme auparavant", après que les États-Unis ont continué à "violer leurs engagements à répétition" et se sont livrés à des "actes de piraterie et de vol maritime sous couvert du blocus", selon les termes du premier vice-président iranien.
Mohammad Reza Aref a souligné l'importance stratégique du contrôle de la navigation maritime dans la région, soutenant qu'un tel contrôle permettrait à l'Iran de résister à toutes sortes de sanctions. Il a par ailleurs ajouté que la guerre ne prendra fin que lorsque les sanctions imposées à la République islamique d'Iran seront levées.
Lors de sa visite, un rapport a été présenté, indiquant que le déchargement de marchandises dans les ports iraniens pendant la récente agression israélo-américaine a été nettement supérieur à celui de la période d'avant-guerre, et que les exportations et les entrepôts de marchandises ont considérablement augmenté.
Dans une autre partie de ses propos, Aref a déclaré que l'Iran ne cherchait pas à prolonger la guerre. Il a toutefois indiqué clairement que si les intérêts de l'Iran ne sont pas garantis dans le golfe Persique, la mer d'Oman, aucun autre pays ne pourra tirer profit de telles garanties dans la région.
Il a ajouté que l'Iran entretient des relations amicales et fraternelles avec les pays du golfe Persique, mais a averti que si ces pays laissent que leurs territoires respectifs soient utilisés contre les intérêts iraniens, ils s'exposeront à une riposte ferme de la part de Téhéran.
Quant aux menaces proférées par le président américain Donald Trump, Mohammad Reza Aref a déclaré : "Il ne cesse de répéter ses délires et ses fantasmes, mais ses prises de position changent de manière constante. Par conséquent, ses déclarations -relevant du mensonge et de l'illusion- restent complètement sans effet."
"La République islamique d'Iran, s'appuyant sur ses calculs précis, met en œuvre ses stratégies en combinant diplomatie et action militaire, et défendra ses droits avec autorité", a-t-il souligné.
Le premier vice-présent iranien a ajouté que lorsque les ennemis sont sous pression, ils formulent des demandes par divers canaux, "mais nous ne leur faisons pas confiance, et nous resterons entièrement prêts à faire face à toute menace", a-t-il conclu.
