Pour Téhéran, les États-Unis sont "un État qui soutient le terrorisme" ; le président Donald Trump est même allé jusqu'à approuver une tribune publiée dans le Washington Post qui appelait à l'assassinat de responsables iraniens.
Dans sa tribune, Marc Thiessen suggérait de donner au gouvernement iranien un ultimatum de 72 heures avant de mettre fin au cessez-le-feu actuel, de reprendre les attaques et de tuer ceux qui ne veulent pas d'accord, "d'éliminer les dirigeants iraniens récalcitrants".
"Les États-Unis, qui se présentaient autrefois comme un berceau de la démocratie, de la liberté et des valeurs humaines, semblent désormais devenir un promoteur du terrorisme, des meurtres et des violences de masse", a écrit jeudi Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, sur le réseau X. "Comment qualifier cela, sinon un profond échec moral ?", s'est-il interrogé.
Les pourparlers de paix à Islamabad ont échoué en raison des exigences maximalistes des États-Unis. La République islamique d'Iran a annoncé qu'elle ne rejoindrait pas le processus diplomatique à moins que Washington ne lève le blocus illégal imposé aux navires et aux ports iraniens.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une agression illégal contre l'Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l' Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, en violation flagrante de la souveraineté du pays.
Aussitôt, les forces armées iraniennes ont mené des frappes de représailles. Durant les 40 jours suivant, elles n'ont eu de cesse de tirer des missiles et des drones contre des installations militaires américaines et israéliennes dans toute la région. Au final, Washington et Tel-Aviv ont été contraints à décréter un cessez-le-feu.
Face à la réponse inflexible de Téhéran au blocus, les États-Unis tentent de faire croire à un gouvernement "divisé entre une faction favorable à un accord et une autre qui s'y oppose".
Jeudi, le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni Eje'i, ont publié une réponse collective à Trump, dénonçant ses remarques sur les prétendues "divisions entre extrémistes et modérés" en Iran comme des provocations injustifiées et soulignant l'unité nationale.
Par ailleurs, le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, a déclaré que l'unité remarquable des Iraniens avait déjoué les calculs de ceux qui cherchaient à saper la République islamique d'Iran.
"Grâce à l'incroyable unité qui s'est créée entre les compatriotes, une fracture est apparue chez l'ennemi", a écrit le Leader sur X. "Les campagnes médiatiques de l'ennemi visent à manipuler les esprits et les psychés de la population afin de saper l'unité et la sécurité nationales", a-t-il noté.
