Domingo Medina Gutiérrez

AFP
L'annonce du rétablissement des relations entre la République bolivarienne du Venezuela et le Fonds monétaire international (FMI) a déclenché une intense campagne visant à affaiblir le gouvernement bolivarien, en particulier la gestion de la présidente par intérim Delcy Rodríguez, et à diviser les forces révolutionnaires.
Cette campagne ne repose pas seulement sur des mensonges et des demi‑vérités, mais aussi sur l'oubli délibéré de la relation historique entre le FMI et le Venezuela, en particulier au cours de la période chaviste.
Il faut d'abord souligner que la relation entre le FMI et la République bolivarienne du Venezuela ne peut en aucun cas être réduite à un épisode technique de politique macroéconomique, comme ce fut le cas dans d'autres pays et pendant la période de Punto Fijo de notre histoire récente.
L'examen de cette relation à travers les gouvernements du Commandant Hugo Chávez d'abord, du président Nicolás Maduro ensuite, puis plus récemment sous la présidence par intérim de Delcy Rodríguez, montre qu'il s'agit de deux projets antagonistes.
D'un côté, on trouve une architecture financière issue des accords de Bretton Woods, structurée autour de logiques visant à imposer des conditions structurelles, des politiques néolibérales et des hiérarchies monétaires centrées sur le dollar. De l'autre, un modèle d'intégration souveraine qui, depuis la Révolution bolivarienne, a priorisé la planification endogène, la coopération Sud‑Sud et la décolonisation des institutions économiques globales.
Dans le cadre de la campagne évoquée plus haut, on a voulu présenter le rétablissement des relations avec le FMI comme une reddition ou une capitulation du gouvernement bolivarien, et comme son acceptation des conditions que cet organisme économique impose traditionnellement aux pays avec lesquels il négocie des prêts et des programmes de financement.
Or, c'est exactement l'inverse. Comme l'ont affirmé à plusieurs reprises, dans différents espaces, aussi bien la présidente Rodríguez que le vice‑président sectoriel de l'Économie et des Finances, Calixto Ortega, la décision du FMI représente l'échec du blocus financier auquel on a voulu soumettre le Venezuela face à la Diplomatie bolivarienne de paix.
La réouverture du dialogue avec le FMI ne traduit pas un retour du Venezuela au paradigme de Washington, mais bien la crise de l'hégémonie financière unipolaire.
Il faut rappeler que cette décision intervient alors que l'économie vénézuélienne enregistre vingt trimestres consécutifs de croissance, et ce malgré l'imposition de mesures coercitives unilatérales et d'autres formes de blocus financier.
Nous assistons, par conséquent, à la consolidation d'une nouvelle carte des rapports de forces. Le Venezuela a contribué à briser le monopole que les institutions de Bretton Woods ont exercé pendant des décennies.
Sous Chávez : rompre avec le calendrier du FMI
Lorsque le Commandant Hugo Chávez assume la présidence en 1999, le Venezuela traîne des décennies de subordination aux programmes d'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale.
L'héritage du fameux "Consensus de Washington" se traduisait par des privatisations accélérées, une dérégulation financière et du travail, la contraction des dépenses sociales et une dépendance vis‑à‑vis des marchés de capitaux extérieurs.
Dès ses premiers mois, le gouvernement bolivarien inaugure une stratégie de désengagement progressif par rapport à cette matrice. Le jalon le plus symbolique et le plus opérationnel survient en avril 2007, lorsque Rodrigo Cabezas, alors ministre des Finances, annonce le paiement de 3 milliards de dollars grâce auxquels le Venezuela rembourse par anticipation la totalité de sa dette envers le FMI et la Banque mondiale, se libérant ainsi des clauses de conditionnalité et récupérant son autonomie pour concevoir des politiques d'investissement public et de protection sociale.
Cette décision n'a rien d'un geste isolé. Elle constitue le corollaire d'une doctrine économique qui conçoit la souveraineté comme condition préalable au développement.
Chávez a payé la dette, contesté la légitimité politique des organismes qui l'administraient et dénoncé leur caractère sélectif, asymétrique et fonctionnel aux intérêts des capitaux transnationaux.
Immédiatement après avoir annulé la dette, le Commandant Chávez annonce la sortie du Venezuela du FMI et de la Banque mondiale.
Même s'il comprenait et affirmait que le Venezuela avait besoin de souveraineté économique, les démarches administratives pour formaliser cette sortie, comme il l'avait ordonné à ses ministres, ne furent jamais menées à terme, et le pays continua d'être membre de ces deux institutions, comme il l'était depuis 1946.
Parallèlement, le gouvernement bolivarien impulse d'autres initiatives et construit d'autres mécanismes : l'ALBA‑TCP comme espace d'échanges non marchands, la Banque du Sud pour doter l'Amérique latine d'un organisme régional de financement sans conditions, notamment idéologiques, le Système unitaire de compensation régionale (SUCRE) pour réduire la dépendance au dollar dans le commerce intrarégional, et la promotion de mécanismes d'intégration productive priorisant la sécurité alimentaire, énergétique et technologique.
Ces initiatives et ces mécanismes, malgré les nombreuses limitations qui ont entravé leur développement inégal, ont dessiné ce que l'on peut appeler un véritable laboratoire de souveraineté financière, anticipant les crises de légitimité que le FMI allait traverser.
Le chavisme a démontré que l'autonomie monétaire relevait d'une décision politique, fondée sur la mobilisation des ressources internes, la nationalisation de secteurs stratégiques et la réorientation de l'État vers des fonctions de planification et de redistribution.
Maduro : guerre économique, blocus et rupture institutionnelle
La mort du Commandant Chávez en 2013 entraîne la tenue d'élections qui portent Nicolás Maduro à la présidence.
Certains acteurs, internes comme externes, interprètent ce moment comme une période de faiblesse du gouvernement bolivarien et mettent en marche une stratégie de reconfiguration de l'environnement international visant l'isolement et le blocus économique du Venezuela, avec pour objectif de provoquer un changement de gouvernement, un processus inédit dans l'histoire de notre pays.
À partir de là, dans un contexte de chute des prix du pétrole, les gouvernements des États‑Unis, du Canada, de l'Union européenne et de quelques pays latino‑américains mettent en œuvre un ensemble de mesures coercitives unilatérales, visant tout particulièrement le secteur financier : déclaration du Venezuela en tant que "menace inhabituelle et extraordinaire" pour les États‑Unis, gel des actifs du pays à l'étranger, blocage de transactions bancaires et pressions sur les institutions multilatérales pour isoler le Venezuela du système financier global.
S'y ajoutent les soi‑disant sanctions individuelles, des mesures dirigées contre des fonctionnaires, leurs familles et des alliés du gouvernement, par lesquelles sont gelés les biens, restreinte la délivrance de visas et interdites les transactions financières, le tout présenté comme des dispositifs destinés à faire pression sur la direction politique sans affecter la population.
Le FMI se joint à cette stratégie d'isolement du Venezuela et de son gouvernement légitime. En 2019, face à la crise de reconnaissance diplomatique générée par l'auto‑proclamation de Juan Guaidó, l'institution reconnaît temporairement les représentants désignés par l'opposition, suspend la participation effective du gouvernement constitutionnel dans ses instances et paralyse tout canal de dialogue technique.
Le 15 mars 2020, quatre jours seulement après que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le COVID‑19 comme pandémie, le gouvernement du président Nicolás Maduro sollicite officiellement auprès du FMI un financement de 5 milliards de dollars au titre du fonds d'urgence de l'Instrument de financement rapide, destiné à renforcer la réponse sanitaire au virus.
On connaît l'histoire, mais il est utile de la rappeler : avec ses propres ressources, une politique de santé courageuse et intelligente (confinement strict dès le début, suspension des activités et des vols, port obligatoire du masque), et avec l'appui d'alliés comme Cuba et la Russie, le gouvernement de Nicolás Maduro affronte la pandémie avec succès, enregistrant parmi les meilleurs résultats au monde en termes de contagions et de mortalité, non seulement par rapport à la région, mais aussi à l'échelle globale.
Le FMI, pour sa part, refuse de traiter la demande, en arguant d'un manque de clarté concernant la reconnaissance internationale et la légitimité du gouvernement du président Maduro.
De toute évidence, cette décision ne répond pas à des critères économiques, mais à une logique de pression institutionnelle visant à approfondir l'isolement et à légitimer des interventions extérieures dans le pays.
L'Observatoire vénézuélien antiblocage ( observatorio.gob.ve) a largement documenté le fonctionnement de ce siège financier, instrument de guerre économique non conventionnelle, ainsi que ses effets dévastateurs sur la capacité productive, l'accès aux devises, les chaînes d'approvisionnement médicales et alimentaires et la stabilité monétaire du Venezuela.
La réponse du pays ne s'est pas limitée à une résistance passive. Une stratégie de diversification des alliances a été déployée : promotion de mécanismes de paiement en monnaies locales, renforcement de la coopération avec des pays non alignés, exploration d'actifs numériques souverains et réactivation de canaux commerciaux avec les pays des BRICS, la CELAC et le Mouvement des non‑alignés.
Sous ces conditions de blocus économique et financier, l'économie vénézuélienne a fait preuve d'une capacité de résistance qui a démenti les pronostics de "collapse total" annoncés à chaque nouvelle mesure contre le pays, obligeant les centres de pouvoir à reconsidérer l'efficacité de l'isolement.
La rupture avec le FMI, loin d'affaiblir la position de négociation du Venezuela, a mis en évidence la dépendance des propres organismes multilatéraux à l'égard de la participation des pays qu'ils prétendent discipliner, pour légitimer leurs mandats techniques.
L'absence du Venezuela à leurs tables de travail n'a pas produit les résultats escomptés. Elle n'a été que l'expression d'une architecture privilégiant la coercition sur le dialogue entre pairs.
Delcy Rodríguez et la diplomatie bolivarienne de paix
Les analystes qui pratiquent l'"oubli intéressé" se gardent évidemment de rappeler que Delcy Rodríguez occupe la présidence de la République en qualité de présidente par intérim, désignée par la Chambre constitutionnelle du Tribunal suprême de justice, conformément à la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, véritable rempart contre toutes les tentatives de déstabilisation qui ont été mises en œuvre.
Avant d'assumer la présidence par intérim, Delcy Rodríguez a occupé des postes de premier plan à la Vice‑présidence exécutive de la République, au ministère des Affaires étrangères et au ministère des Finances, depuis lesquels elle a développé des fonctions stratégiques d'articulation entre la politique extérieure et la politique économique du pays.
Son leadership s'est avéré déterminant dans le passage d'une phase de confrontation ouverte à une diplomatie de reconstruction institutionnelle, de négociation pragmatique et de repositionnement multilatéral.
La présidente par intérim a été en première ligne d'initiatives visant à normaliser les relations bilatérales, à impulser des tables de dialogue sur les mesures coercitives unilatérales, à récupérer des actifs gelés dans des juridictions internationales (Portugal, Royaume‑Uni) et à repositionner le Venezuela, dans des forums comme l'ONU, la CELAC et les BRICS, comme un interlocuteur souverain et légitime.
Dès le premier jour, la présidente Delcy Rodríguez a appelé le pays à la patience et à la prudence stratégique. C'est ce qui caractérise sa gestion : une défense sans concession et irréductible de l'autodétermination, de la souveraineté énergétique et de la planification par l'État, tout en construisant un discours et une pratique diplomatique qui permettent de jeter des ponts avec les acteurs institutionnels sans se soumettre à leurs conditions.
Cette approche a consisté à dépolitiser les canaux techniques, renforcer la transparence dans la gestion des réserves et rechercher des cadres de coopération tenant compte de la réalité économique vénézuélienne, sans imposer des recettes étrangères à notre structure productive.
Cette ligne d'action a été essentielle pour créer les conditions qui rendent aujourd'hui possible le rétablissement du dialogue avec le FMI, non comme un acte de soumission, mais comme un exercice de la Diplomatie bolivarienne de paix, qui a contraint les organismes internationaux à traiter le Venezuela dans le respect de son ordre constitutionnel et de sa trajectoire de résistance face au blocus.
Reprise des relations et déblocage des fonds
Comme on le sait, le FMI a récemment annoncé officiellement le rétablissement de ses relations institutionnelles avec le Venezuela, incluant l'envoi de missions techniques d'évaluation, la réactivation des canaux de communication avec la Banque centrale du Venezuela et la mise en place de mécanismes de déblocage progressif des ressources gelées dans les circuits financiers internationaux.
Dans le même temps, l'organisme a indiqué qu'un espace de dialogue s'ouvre autour de la restructuration de la dette extérieure, de la modernisation des systèmes statistiques, ainsi que d'une coopération en matière de stabilité du taux de change et de soutenabilité budgétaire.
Ces annonces ont nourri, dans certains milieux médiatiques, le discours d'un "retour à la normalité financière" ou d'une "ouverture au consensus de marché", interprétés comme une capitulation du Venezuela devant Bretton Woods.
Il convient de rappeler, comme on l'a déjà mentionné plus haut, que ce rétablissement de relations n'est pas une concession unilatérale du FMI, mais la reconnaissance implicite de l'échec de sa stratégie d'isolement et de pression économique visant à provoquer un changement de gouvernement.
Le Venezuela a démontré une capacité extraordinaire de gestion macroéconomique dans des conditions adverses, supportant le poids de plus de mille mesures coercitives unilatérales et d'un blocus qui a signifié la perte de près de 99% des revenus du pays.
Le pays a maintenu le contrôle de ses réserves stratégiques, diversifié ses marchés d'exportation et consolidé des alliances avec des économies émergentes offrant des alternatives au dollar et aux circuits financiers traditionnels.
Le déblocage des fonds pour leur utilisation par le gouvernement vénézuélien ne constitue pas un "sauvetage" au sens classique du terme, mais une réparation partielle des effets collatéraux des mesures coercitives unilatérales, que la rapporteuse spéciale de l'ONU sur l'impact négatif de ces mesures sur la jouissance des droits humains, Alena Douhan, a qualifiées de violations du droit international ainsi que des droits économiques et sociaux de la population.
Le FMI ne fait que reconnaître que, sans la participation du Venezuela, ses rapports manquent de légitimité régionale, que les marchés ne peuvent fonctionner de manière stable tant que persistent des asymétries d'accès et que la gouvernance financière globale exige l'inclusion, non l'exclusion sélective qui l'a caractérisée jusqu'ici, notamment dans le cas vénézuélien.
Négocier avec le FMI sans renoncer à la souveraineté
L'histoire de la région montre que les programmes du FMI ont, en général, privilégié l'équilibre budgétaire sur le développement productif, la libéralisation du change sur la souveraineté monétaire et l'investissement étranger sur la protection de l'emploi et des services publics.
Dans cette nouvelle phase qui s'ouvre, le Venezuela aborde le dialogue avec le FMI sans aucun complexe, à partir d'une position de force dans la négociation, en fixant des limites claires aux conditions que certains analystes commencent déjà à présenter comme typiques des programmes du Fonds.
La priorité est donnée à la relance de l'appareil productif national, à la diversification de la matrice exportatrice et à la protection des dépenses sociales.
La présidente Delcy Rodríguez et le vice‑président Calixto Ortega ont été très clairs : il n'est prévu ni programme de financement ni mécanisme de prêts.
Les deux responsables insistent sur le fait que les ressources débloquées (les Droits de tirage spéciaux) auxquelles le Venezuela a désormais accès seront utilisées pour l'investissement public, les infrastructures critiques (système électrique, eau et hôpitaux), le transfert de technologie et le renforcement des capacités statistiques souveraines, en évitant toute reproduction de dynamiques de dépendance financière.
Un nouvel ordre économique en gestation
Le rétablissement des relations avec le FMI et la réouverture des canaux de communication avec cet organisme financier doivent être compris dans le cadre d'un processus plus vaste de reconfiguration de l'ordre économique international, auquel le Venezuela participe pleinement.
Le système multicentrique et multipolaire dont parlait Chávez est désormais une réalité tangible : l'expansion des BRICS+, la création de mécanismes de compensation en monnaies locales, la dédollarisation progressive du commerce énergétique et la consolidation de banques de développement régionales fissurent le monopole des institutions de Bretton Woods.
Ces institutions, de leur côté, tentent de s'adapter à un monde où la coercition unilatérale ne garantit plus les résultats, où la légitimité technique dépend de la représentativité politique et où les États du Sud exigent un traitement d'égal à égal.
Pour le Venezuela, ce moment historique pose trois défis stratégiques.
Premièrement, garantir que la coopération technique ne se traduise pas par l'imposition de conditions déguisées qui démantèleraient les avancées en matière de souveraineté alimentaire, énergétique et technologique.
Deuxièmement, renforcer les institutions nationale afin que la gestion des ressources débloquées se fasse avec transparence, efficacité et reddition de comptes devant le peuple vénézuélien, consolidant ainsi la confiance interne et externe.
Troisièmement, approfondir la coopération Sud‑Sud et l'intégration régionale comme contre‑poids structurel à l'architecture financière traditionnelle, pour que le Venezuela ne se retrouve plus jamais exposé aux cycles de dépendance.
La reprise des relations et le déblocage des fonds ne marquent pas la fin du conflit entre les modèles portés par la Révolution bolivarienne et ceux du FMI ; ils inaugurent une nouvelle phase de négociation dont l'axe central sera la souveraineté.
Le Venezuela a prouvé qu'il est possible de résister au blocus financier, de préserver la gouvernabilité institutionnelle et de se repositionner sur l'échiquier multilatéral sans renoncer à son projet de nation.
Le FMI, pour sa part, se trouve face à une disjonction historique : transformer son mandat vers un modèle de coopération réellement mutuelle ou demeurer prisonnier de logiques de subordination que l'histoire a déjà commencé à dépasser.
La leçon centrale est limpide : l'architecture financière globale ne sera légitime que lorsqu'elle cessera d'être un instrument de pression géopolitique pour devenir une plateforme de développement partagé.
Le Venezuela, fort de son parcours de résistance et de sa vocation multilatéraliste, continuera de travailler à cette transformation, non dans la soumission et l'abandon, mais dans la fermeté souveraine, la clarté stratégique et la conviction qu'un autre système économique est non seulement possible, mais nécessaire.
Le rétablissement des relations et le déblocage des fonds ne sont pas une concession du FMI. Ils constituent la reconnaissance tardive d'une réalité que la Révolution bolivarienne affirme depuis plus de deux décennies : la véritable stabilité financière naît de la justice, de l'égalité et du respect du droit des peuples à disposer d'eux‑mêmes.
Domingo Medina Gutiérrez est un politologue vénézuélien, analyste politique et militant chaviste, membre de la Red de Intelectuales, Artistas y Movimientos Sociales en Defensa de la Humanidad (REDH Venezuela). Il est président du Centro Internacional Miranda (CIM), institution de recherche critique fondée par l'État vénézuélien et dédiée à l'étude des transformations politiques, économiques et culturelles impulsées par la Révolution bolivarienne. Auteur de travaux sur la participation électorale et la conflictualité politique, il intervient régulièrement dans les médias publics vénézuéliens en tant qu'analyste de la conjoncture, de la guerre économique et de la géopolitique régionale.
Source originale: RedH
Traduit de l'espagnol par Bernard Tornare