Journal dde.crisis de Philippe Grasset
27 avril 2026 à 20H15 - On a dit tant de choses de lui, sur lui, à propos de lui, etc., alors que peut-on dire de plus ? Et pourtant, on peut.
En préambule je dirais une chose : je crois fortement au concept de la "théorie des Deux Corps du Roi" (de Kantorowicz) ; - par concept, j'entends la théorie telle que je la perçois selon mes propres conceptions, l'idée en elle-même étant assez brillante et inspiratrice. Ma conception est alors, en gros, qu'il y a un roi terrestre, mortel, avec des défauts, et des faiblesses mais aussi ses vertus, qui meurt de toutes les façons, dont on peut se débarrasser selon les nécessités et les complots ; et puis le corps transcendant, celui qui survit à toutes les morts parce qu'il porte la fonction inaliénable, d'origine divine pour les rois et d'origine populaire pour les autres, donc aussi valable mais plus incertaine (l'onction populaire...) pour nos plus grandes nations qui affirment et réaffirment leur souveraineté. Aux USA, il y a le premier corps, un président, bon-mauvais, plus ou moins crapuleux, un peu ou très-très corrompu, qui est élu ou réélu tous les quatre ans ; et la fonction, aussi indestructible pour les USA que la Constitution des USA, chose sacrée pour eux s'il en est.
Eh bien, je crois que Trump est le premier président des États-Unis à avoir tué le "Deuxième Corps", l'immortel, la fonction transcendante, la Constitution sacrée d'une religion hyper-moderniste instituée par l'acte fondateur de la création des États-Unis d'Amérique (1776-1787). C'est un exploit, même si cela fait un peu exploit-bouffe. C'est pour cette raison que "Trump est décisif ; bouffe mais décisif..."
70% de son électorat par-dessus bord, mille sabords !
Juste un petit mot pour faire le point avant l'ascension. Il concerne la situation électorale de Trump suite à ses fantaisies depuis les récents épisodes Epstein et la guerre contre l'Iran.
D'abord, pour commencer cette progression dans les sottises du président Trump, jusqu'à des sottises qu'il faut comprendre inversées pour en mesurer la grandeur et l'effet, on appelle à la barre monsieur David Payne, ancien officier de l'armée américaine et directeur exécutif adjoint du groupe de travail EMP sur la sécurité nationale et intérieure. Il est interrogé par Pascal Lottaz, de 'Neutrality Studies' en français, le 21 avril . Payne estime que si Trump était candidat aujourd'hui à la présidence, il serait non pas "battu" mais écrasé.
"Vous savez, c'est un peu mitigé. J'ai des amis qui sont des partisans de Trump jusqu'au bout des ongles. Franchement, ils pourraient presque rejoindre le parti démocrate et ils le suivraient quand même en disant qu'il met l'Amérique avant tout. Ce sont de vrais zélotes, des membres d'une sorte de culte en fait." Mais il y a aussi environ 13 millions de républicains et d'indépendants qui ont voté pour Trump en 2024 et qui ne le soutiennent plus aujourd'hui. Donc il a perdu à peu près 70 % de sa base électorale. Et bien sûr, ce n'est pas seulement à cause de la guerre. L'économie change évidemment aussi. Elle a pris un gros coup et un coup encore plus dur à cause de la guerre. Mais je pense quand même que la guerre est une des grandes raisons de tout ça.
"Il a complètement fait exploser sa base, sa base politique conservatrice."
Le cuirassé USS 'Donald J. Trump'
Pardonnez-moi si je fais assez long comme vous sentez bien que je me prépare à faire, mais vous noterez qu'il y a essentiellement des citations. Toutes les personnes citées sont honorables et parfaitement informées, et, comme l'on dit pour notre chef, "du bon côté de la Force"
Il s'agit au fond d'une sorte d'enquête sur ce personnage finalement assez mystérieux, nommé Donald J. Trump, accessoirement président des États-Unis. Certaines de ses décisions, souvent prises abruptement et d'une façon solitaire, sans consulter aucune personne compétente, mais plutôt des originaux qui peuvent s'avérer des illuminés ou des tire-laines, mais certainement pas compétents en telle matière concernée. Le président fait ce qu'il veut parce qu'il a grande confiance en lui, en son instinct, en sa vision et tant d'autres choses, parce qu'il se considère vraiment hautement, comme un personnage sans égal, niveau-J.C. sans la croix, si vous voulez...
Ainsi a-t-il décidé que l'U.S. Navy devait adopter une nouvelle classe de navire de combat : les cuirassés. Enfin, disons "à nouveau nouvelle" puisque la Navy a déjà eu des cuirassés (les BB, pour 'battleships') qui constituaient la classe dominante, quasiment royale ou impériale, de la marine de guerre, avant d'être chassée par les porte-avions et les sous-marins nucléaires.
Voici ce que nous en dit Philippe Giraldi, dans ' UNZ.com' :
"La semaine dernière, Trump a connu deux mésaventures mémorables. La première est le limogeage récent du secrétaire à la Marine, John Phelan. Ce dernier aurait été renvoyé pour avoir tardé à accélérer la construction des cuirassés de classe Trump, que le président souhaite voir opérationnels et prêts à intimider le monde d'ici 2028. Lors d'une conférence de presse en Floride, quelques jours avant Noël, Trump s'est vanté :"Ce seront les plus rapides, les plus grands et, de loin, 100 fois plus puissants que n'importe quel cuirassé jamais construit."Il a surnommé cette nouvelle marine sa"flotte dorée"(notez son obsession pour l'or) et a déclaré :"J'ai donné un peu plus de caractère à la coque. Je veux que ce navire soit magnifique."Trump promet, de façon peu crédible, que ses navires seront"les plus grands cuirassés jamais construits au monde", construits aux États-Unis avec de l'acier américain..."Nous allons redonner à l'Amérique son statut de grande puissance navale."" Outre le fait que leur commande est uniquement motivée par la volonté du président de les faire porter son nom, il convient de souligner plusieurs points concernant ces nouveaux navires de guerre. Premièrement, ils ne sont pas nécessaires, l'Iran ayant démontré que la guerre en mer ne repose plus sur d'immenses navires, ces derniers étant extrêmement vulnérables aux missiles tirés depuis la côte ou depuis des patrouilleurs ou sous-marins bien moins coûteux. C'est pourquoi la marine américaine maintient une distance minimale de 400 milles nautiques des côtes iraniennes : s'en approcher davantage serait synonyme de destruction. Par ailleurs, ces cuirassés commandés par Trump sont d'un coût exorbitant ; le premier, s'il est effectivement construit en 2028, devrait représenter un investissement de 17 milliards de dollars pour la seule année. Ils symbolisent l'administration Trump dans son ensemble, les rendant largement inutiles, vulnérables et un gaspillage d'argent.
"Pour couronner le tout, les chantiers navals américains capables de construire ces navires de guerre ne sont pas vraiment préparés à en faire une priorité absolue, faute de capacités et de main-d'œuvre qualifiée. De plus, selon l'imagination du président, les nouvelles reconstitutions photographiques de tels navires seraient gigantesques, pesant près de 40 000 tonnes, et bardés d'armes de haute technologie, comme des lasers, des missiles hypersoniques et des canons électromagnétiques, dont la plupart sont encore en développement et ne seront pas déployés avant plusieurs années. Par conséquent, fixer des échéances, comme 2028, n'est pas un objectif raisonnable, mais une échéance sur laquelle le président insiste, ce qui a provoqué de vifs échanges entre Phelan et le président ainsi que le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth."
Je vais faire deux remarques :
• La première concerne le limogeage du ministre de la Marine Phelan, que notre digne publication 'dedefensa.org' avait estimé aussi bien et plutôt comme une démission que comme un limogeage, et dans tous les cas lié à la purge en cours et l'affrontement entre Trump et ses militaires. Non-bingo ! C'est une affaire, infiniment plus importante, de bouclage du USS 'Donald J. Trump' à temps prévu (dans deux ans max).
• La seconde concerne les appréciations du président sur cette classe 'Donald J. Trump', sur le plus grand et le plus lourd cuirassé jamais construit,
""les plus grands cuirassés jamais construits au monde", construits aux États-Unis avec de l'acier américain..."
Alors, faut-il dire au président que ce titre de "plus ceci" et "plus cela" revient à la classe 'Yamato', deux cuirassés japonais dont le premier porte le nom porte-drapeau, et qui déplace 72 000 à 73 000 tonnes à pleine charge. Surtout, que personne ne le lui dise, il exigera que la Navy vise les 80 000-90 000 tonnes ! Voyez l'embrouille ?
Dieu, Trump & la Bible
Franchissons un degré de plus, - de plus en plus haut. On passe à un entretien avec George Galloway ( Wiki pour la bio kilométrique), le parlementaire britannique inclassable et essentiellement trouble-fête et boutefeu des folies-Système type Epstein et Cie., un type absolument délicieux et excessif en toutes choses, les vertus comme les erreurs et les fautes, et plein d'une santé insolente pour les puissants du jour alors qu'il est "émigré volontaire" en Russie ; et Galloway parlant à Max Blumenthal ( Wiki, toujours pour la bio), du site ' Grayzone', sans aucun doute l'un des grands journalistes dissidents aux côtés de personnages tels que Tucker Carlson, "les Alexandres" (Christoforou et Mercouris), etc.
La première partie de ce long extrait est consacrée à la dimension religieuse des actes et des pensées de Trump, avec ce constat surprenant et très intéressant de Blumenthal, selon lequel la situation autour de Trump implique "non seulement de bataille politique, mais aussi de guerre culturelle internationale", et même, et encore plus dirais-je, une "guerre religieuse" (plutôt qu'une "guerre de religion").
"La Maison Blanche est plongée dans un chaos total. Donald Trump est en train de détruire l'image du Parti républicain, qui s'est transformé en un véritable culte de la personnalité autour de lui. [...]
J'ai aperçu Donald Trump hier à Washington D.C. avec l'un des derniers vestiges de sa base MAGA, un groupe pour le moins étrange, aux allures de secte. C'était au Musée de la Bible, un musée contrôlé par la droite chrétienne de Washington D.C., qui présente des expositions sur les manuscrits de la mer Morte, cofinancées par le gouvernement israélien. Il appartient à la famille propriétaire de la chaîne de restauration rapide Chick-fil-A. Ils y organisent actuellement un événement intitulé"L'Amérique lit la Bible". Et de 9h à 21h chaque jour cette semaine, des membres du Congrès, dont le chef de la majorité, euh, le président de la Chambre, euh, Mike Johnson, Pete Hegsth, le secrétaire à la Défense et initié, Ben Carson, le secrétaire au Logement et au Développement urbain, et Donald Trump lui-même, ainsi que de nombreux pasteurs et autres personnes affiliées à cette aile du christianisme évangélique, lisent des versets de la Bible." Le verset choisi par Trump était Chroniques 7:11, qui le place dans la position du roi Salomon, à qui l'on offre le temple, conçu par son père, le roi David, un temple d'or, comme les hôtels et résidences de Trump. Et Trump lit maladroitement la Bible à la télévision devant une salle remplie de chrétiens évangéliques. J'ai interrogé nombre d'entre eux sur les raisons pour lesquelles Donald Trump, quelqu'un qui ne se considère même pas comme chrétien, notoirement plongé dans le péché, qui a passé plus de temps avec Jeffrey Epstein que n'importe quel pasteur, aurait été désigné comme la vedette de cet événement, censé renouveler et guérir la nation par la morale chrétienne. Ils m'ont expliqué que ce verset, et la lecture de la Bible par Trump, signifient que la Bible peut racheter n'importe qui et que Dieu a toujours choisi des hommes pervers, comme David par exemple, des hommes qui avaient péché, afin de les racheter, et que Donald Trump a été choisi par Dieu. C'est ce que j'ai entendu à maintes reprises."
Galloway :"Ainsi, une partie des partisans de Donald Trump le prend toujours pour Dieu..."[...]
Blumenthal :"Il est également en conflit ouvert avec l'Église catholique. L'Église catholique, sous l'impulsion du pape Léon XIII de Chicago (Illinois),qui a déclaré dans un sermon percutant :"Assez de guerre, assez d'idolâtrie du pouvoir et de l'argent !" Ce message visait clairement Donald Trump et sa bande de traîtres, de fraudeurs et de meurtriers d'écolières. On peut voir à Jérusalem les lieutenants du pape Léon XIII, comme le cardinal Pizzola, protester avec véhémence contre les guerres israéliennes au Liban, en Iran et surtout au Liban, où des villages chrétiens sont détruits et où des soldats israéliens ont été photographiés en train de briser des icônes chrétiennes. Un autre responsable du Vatican a décrit cela comme la preuve d'une absence totale de culture, faisant référence à la société coloniale israélienne face à la culture autochtone historique présente au Sud-Liban, notamment au sein des communautés chrétiennes et chiites.
"Ainsi, la situation avec Donald Trump prend des allures non seulement de bataille politique, mais aussi de guerre culturelle internationale, où il s'appuie sur des éléments sionistes et chrétiens évangéliques extrémistes contre la majorité mondiale."
A l'école de Roy Cohn et de McCarthy
Finalement, dans ce dernier long extrait, apparaît le personnage de Roy Cohn, complice et presque alter ego dans la cruauté et la diffamation accusatoire de Joe McCarthy ; une imitation qui porte moins sur la politique que sur les méthodes de dénonciation et d'autoaccusation des deux inquisiteurs des années 1950.
A cette lumière, il apparaît sans aucun doute que la remarque de Galloway, hors de tout contexte et perception politique, comme jugement des personnes destructeurs et déconstructurateurs, est parfaitement juste et reflète une chaîne de sentiments et de jugements que nombre d'entre nous, peu enclins à apprécier selon les dogmes pesants du politiquement correct, éprouvèrent vis-à-vis de Trump :
"Comme beaucoup, j'avais une vision de Trump qui correspondait à tout ce que vous avez décrit, mais avec un côté plus sympathique, plus amusant. En réalité, il est aujourd'hui presque un démon."
Effectivement le "aujourd'hui" de "il est aujourd'hui presque un démon" est absolument capital ; il sonne comme une révélation qui concerne moins un homme (Trump) que l'effet qu'il produit dans des actes et des décisions qui semblent venir d'une ombre diabolique ; Trump, dépassé par le Diable dont Roy Cohn (plus machiavélique et plus complexe) et plus lointainement McCarthy (moins intelligent et corrompu par l'ambition et l'alcool) furent les émissaires...
George Galloway : "Cela va bien au-delà des élections américaines et est beaucoup plus significatif que n'importe quelle autre compétition politique que j'aie vue. J'ai étudié ces dernières semaines l'influence de Roy Cohn, ce personnage détestable, sur la jeunesse et l'entrée en politique de Donald Trump. Il était, bien sûr, le persécuteur des Rosenberg, ce couple assassiné sur la chaise électrique par le gouvernement américain, laissant leurs enfants orphelins seuls au monde. Cohn était le procureur acharné qui réclamait la peine de mort dans les deux affaires, y compris celle de la mère et d'Ethel Rosenberg. Et il s'avère que Cohn a eu une influence énorme sur Donald Trump. Une influence qui commence à se manifester dans la méchanceté et la violence de Donald Trump, que je n'avais pas vraiment remarquées auparavant. Comme beaucoup, j'avais une vision de Trump qui correspondait à tout ce que vous avez décrit, mais avec un côté plus sympathique, plus amusant. En réalité, il est aujourd'hui presque un démon."Max Blumenthal : "Oui. La ressemblance entre Roy Cohn et Steven Miller, les"Goebbels"de Trump, est frappante, tant psychologiquement que physiquement. Donald Trump a fait ses armes sous l'égide de Roy Cohn à New York, ce qui signifie qu'il était aussi, d'une certaine manière, lié à Joseph McCarthy, qui a instrumentalisé Roy Cohn lors des procès de la commission des affaires non-américaines (HUAC) de la Chambre des représentants, les procès McCarthy des années 50 et 60. Il y a beaucoup à dire sur les leçons que Donald Trump a apprises sous l'influence de Roy Conn."
George Galloway : "Il y a d'ailleurs un film assez récent, intitulé je crois 'The Apprentice', qui traite de la relation entre Trump et Roy Cohn. Et je pense que la leçon la plus importante que Donald Trump a tirée de Roy Cohn, c'est de toujours, systématiquement et instinctivement, s'abaisser à des attaques brutales, à viser le point faible, et à jouer le jeu le plus sale possible avec ses adversaires, car sinon, ils vous anéantiront en premier. C'est aussi la leçon que Donald Trump a apprise lors de son premier mandat."
Max Blumenthal : "Et c'est cette mentalité que Donald Trump adopte dans chaque situation, qu'il s'agisse de ses batailles contre les Démocrates ou de ses affrontements sur la scène internationale avec l'Iran, ou encore avec les Européens au sujet des droits de douane. Il est déterminé à anéantir complètement chaque adversaire. Il ne lui laisse aucune porte de sortie. L'obsession de Donald Trump pour la victoire lui vient de son apprentissage auprès de Roy Cohn, et cette obsession, ce besoin de sauver la face, a rendu la diplomatie avec l'Iran pratiquement impossible. Bien sûr, il y a une autre raison à cette impossibilité : l'influence d'Israël sur Donald Trump. Et euh, vous savez, voici quelques brèves notes biographiques sur Roy Cohn. Roy Cohn était profondément insatisfait et tourmenté. Il était homosexuel refoulé à une époque où afficher son homosexualité n'était pas vraiment bien vu. Il est mort du VIH/SIDA, qu'il a dissimulé en prétendant souffrir d'une maladie du foie. C'était une personne malheureuse et colérique. Plus tard, il a fait fortune en ruinant les adversaires juridiques de clients fortunés, souvent issus de la mafia.
" Et Donald Trump partage certaines de ces tendances. Donald Trump ne semble pas entretenir de relation avec sa femme, Melania Trump. Il me semble qu'ils vivent séparément, Melania vivant près de son fils Baron, scolarisé dans la banlieue de Washington D.C. Récemment, Melania a tenu une conférence de presse très théâtrale et mystérieuse au cours de laquelle elle a déclaré, de manière inattendue, n'avoir aucun lien avec Epstein et ne vouloir rien avoir à faire avec toute cette affaire. Elle a également affirmé que Jeffrey Epstein ne l'avait pas présenté à Donald Trump. Pourquoi a-t-elle fait ça ? C'était sa façon de déclarer qu'elle ne voulait plus rien avoir à faire avec toute cette histoire Trump. Et on ne l'a pas beaucoup vue avec Donald Trump depuis. Trump a même dit : "Euh, vous savez, je ne savais même pas que ma femme allait faire ça."
"Donald Trump est donc un peu seul. Il est comme un roi fou, seul. Et qui a accès à Donald Trump ? Quelles femmes ont accès à Donald Trump et parviennent à s'en approcher ? Parmi elles, Laura Loomer, une sorcière d'extrême droite sur Twitter, qui prétend avoir un accès privilégié, voire intime, à Donald Trump. Elle est actuellement en guerre contre Candace Owens, cherchant à détruire sa famille et à dénigrer ses enfants par le biais de faux comptes anonymes. Cette personne a exercé une telle influence sur Donald Trump qu'elle a convaincu la Maison Blanche de limoger le principal expert sur l'Iran au sein du Conseil de sécurité nationale, Nate Swanson, qui, avant la guerre, avait averti qu'en cas d'attaque contre l'Iran, le détroit d'Ormuz serait fermé. Swanson a été limogé parce que Laura Loomer a déclaré qu'il n'était pas loyal au mouvement MAGA. Que fait l'Iran ? Il est attaqué et le détroit d'Ormuz est fermé. Et maintenant, Trump a perdu."