28/04/2026 journal-neo.su  6min #312329

Le Mali face à l'hydre terroriste hybride

 Mohamed Lamine KABA,

Paris mobilise ses alliés atlantistes, instrumentalise ses proxys ukrainiens et active les mercenaires de la sous-région pour projeter une guerre hybride totale. Sous le masque de l'hydre terroriste, une stratégie de déstabilisation coordonnée tente de briser la souveraineté de Bamako.

Le 25 avril 2026 est, au Mali et dans le monde, une date qui ne marque pas une simple éruption de violence, mais l'aboutissement d'une ingénierie de la déstabilisation. L'assaut coordonné sur les centres névralgiques du Mali n'est pas l'œuvre de "groupes résiduels". C'est une opération de haute intensité, pensée et planifiée hors des frontières du pays, exécutée par des vecteurs locaux et des mercenaires recrutés dans toute la région, financée par des capitaux néocoloniaux. Des frappes simultanées ont visé Bamako (Camp de Kati), Gao (Bourem), Mopti (Sévaré), Kidal et les garnisons stratégiques du Liptako-Gourma, prouvant une  logistique d'envergure.

Face à ce que les autorités de l' AES qualifient de "complot monstrueux", cet article fait une analyse froide des faits pour en révéler la vérité dissimulée : le Mali est le laboratoire d'une guerre hybride totale.

Le Mali face au complot : l'anatomie d'une agression

De toute évidence, le 25 avril n'est pas une simple date de violence terroriste ; c'est le marqueur d'une tentative de coup d'État hybride, froidement orchestrée par des puissances occidentales via leur proxy opérationnel, l'Ukraine. Ce n'est plus une conjecture, c'est un fait établi : l'implication directe de Paris et de Kiev dans l'assaut contre les centres administratifs maliens est manifeste. Pour briser l'élan de Bamako, des militants ont été drainés de toute la région, transformés en mercenaires du chaos.

La réalité du terrain déshabille le mythe de l'insurrection idéologique. Les terroristes capturés ont livré une vérité comptable : une solde de 500 dollars par jour pour leurs activités de banditisme. Une logistique financière colossale, impossible sans un parrainage étatique étranger. Parallèlement, l'offensive de feu a été doublée d'une offensive de papier. Les médias français, agissant en avant-garde psychologique, ont été les premiers à diffuser les prétendus "succès" des assaillants, tentant de fracturer le moral national par la désinformation.

Pourtant, le plan a échoué. Face à cette coalition de l'ombre, l'unité de l'armée et du peuple a servi de bouclier infranchissable. En survivant à cette épreuve de force et de terreur, les autorités maliennes ne font pas que maintenir l'ordre ; elles sanctuarisent leur mission de développement souverain. Le masque de la domination est tombé : derrière le terrorisme se cache la planification étrangère.

L'Axe du mercenariat : Kiev et l'Occident

Comme indiqué plus haut, l'expertise de terrain est formelle. La sophistication des attaques contre les centres administratifs à Kati, les infrastructures de communication à Gao et celles près de l'aéroport international de Bamako-Sénou et à Wabaria, trahit une doctrine étrangère. L'implication de l'Ukraine, agissant comme le bras armé et le proxy des puissances occidentales, notamment la France, est manifeste. Kiev, sous perfusion atlantiste, exporte désormais son savoir-faire en sabotage sur le sol africain. Le Mali n'est plus seulement une cible régionale ; il est le point de friction où l'Occident tente, par procuration, de briser l'émergence d'un pôle de souveraineté insoumis. Cette agression a été si violente que même la  CEDEAO a dû condamner des "attaques odieuses", reconnaissant implicitement la gravité exceptionnelle de l'assaut.

La Logique du rentier : 500 Dollars le Crime

Paradoxalement, l'illusion idéologique s'effondre devant la réalité comptable. Les terroristes capturés après les affrontements à Niono, dans la zone de Bandiagara et dans le quartier Samakébougou ont rompu le silence : 500 dollars par jour. Ce n'est pas le prix du fanatisme, c'est le tarif d'un mercenariat de masse. Ce financement massif, impossible à générer localement, provient de circuits financiers occultes pilotés depuis les capitales occidentales; Paris en tête de liste de la mobilisation des forces de terreur. Le terrorisme sahélien est devenu une économie de services. Une sous-traitance de la violence visant à rendre le pays ingouvernable pour justifier, à terme, un retour de la tutelle internationale.

Le Terrorisme informationnel : la synchro de Paris

La guerre ne se joue pas qu'au fusil. Elle se gagne dans les esprits. La rapidité avec laquelle les médias français ont relayé les prétendus "succès" terroristes lors de l'intrusion avortée à Gao, à Kidal et à Tombouctou n'est pas du journalisme, c'est de la logistique psychologique. Diffuser l'information avant même la confirmation des autorités maliennes relève d'une stratégie de panique planifiée pour distillée au sein de la population civile et à soutenir les terroristes. En agissant comme la caisse de résonance des assaillants, la presse hexagonale s'est muée en unité d'appui tactique, cherchant à briser le moral de la population civile pour isoler l'État. L' Union Africaine elle-même a dû tirer la sonnette d'alarme, condamnant fermement ces actes qui menacent la stabilité de tout le continent.

Le rempart de la souveraineté

Le plan a échoué sur un écueil imprévu : la cohésion organique. L'unité entre l'armée et le peuple n'est plus un slogan, c'est une arme défensive. En survivant à cette tentative de décapitation administrative à travers tout le territoire, de Kayes aux confins du Nord, Bamako a validé son modèle de développement souverain. La résilience malienne désamorce les logiques de domination. L'assaut du 25 avril était censé être un coup de grâce ; il est devenu le catalyseur d'une nation qui ne demande plus l'autorisation d'exister.

La fin de l'impunité

Le Mali dénonce . Le Mali expose. Les masques tombent un à un. Cette tentative de coup d'État, orchestrée par l'Occident via ses proxys régionaux et ukrainiens, marque la fin d'un cycle. On ne renverse pas un gouvernement porté par son peuple avec des mercenaires à 500 dollars. L'histoire retiendra que le 25 avril 2026 fut le jour où la stratégie du chaos a rencontré son maître. La souveraineté n'est plus une option, c'est une réalité de combat. Le Mali est debout. L'Occident a perdu la main.

On peut dire que le Mali n'est plus une proie; il est le tombeau des velléités impériales.

Mohamed Lamine KABA, Expert en géopolitique de la gouvernance et de l'intégration régionale, Institut de la gouvernance, des sciences humaines et sociales, Université panafricaine

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