01/05/2026 reseauinternational.net  2min #312540

 Mali : l'armée annonce des attaques contre des positions militaires à Bamako et dans plusieurs villes

Désinformation et terrorisme : Bamako dénonce une stratégie coordonnée

par Ahmat Tahir Bakhit

Après les attaques du 25 avril au Mali, une autre bataille se joue : celle de l'information. Entre récits médiatiques contestés et accusations d'ingérence, Bamako dénonce une guerre invisible visant à fragiliser l'État et influencer l'opinion internationale.

Dans cet épisode d'Avenir Souverain, le docteur Fousseynou Ouattara, vice-président de la commission sécurité et défense du Conseil national de transition du Mali, décrypte une réalité souvent ignorée : derrière les attaques coordonnées menées par les groupes terroristes JNIM et FLA le 25 avril, se déploie, selon lui, une véritable guerre informationnelle.

Le parlementaire revient sur la réaction jugée insuffisante de certaines chancelleries occidentales, notamment française, qui se sont limitées à exprimer une "préoccupation" sans condamnation explicite des groupes armés, y voyant moins une posture diplomatique qu'un positionnement révélateur.

Selon lui, cette séquence s'inscrit dans une stratégie plus large où les récits médiatiques orientent la perception du conflit, en mettant en avant certains angles comme l'absence d'adresse du président tout en minimisant l'engagement des autorités et la mobilisation populaire. Il évoque également une orchestration mêlant désinformation, manipulation d'images et usage de l'intelligence artificielle, dans un contexte qu'il estime marqué par des soutiens extérieurs et des intérêts géopolitiques.

"Tout cela a été orchestré avant même les attaques. Ce sont des actions coordonnées, dirigées, avec même l'utilisation de l'intelligence artificielle pour faire dire à nos dirigeants ce qu'ils n'ont pas dit et diffuser de fausses informations. C'est une véritable guerre informationnelle, avec des laboratoires qui travaillent dans ce sens. Mais ils ont oublié une chose : ils pensaient pouvoir conditionner notre réaction. Cela n'a pas été le cas. Le président était sur le terrain, en train de sécuriser le pays, pas en train de faire de la communication. Et le peuple, lui, ne s'est pas trompé. Il n'a pas paniqué, il a fait confiance", dénonce le parlementaire.

source :  Sputnik Afrique

 reseauinternational.net