L'Iran a condamné les allégations américaines de "légitime défense" et affirme que les frappes américano-israéliennes ne constituent qu'une "agression illégale".
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a fermement rejeté les fausses justifications avancées par Washington pour tenter de légitimer l'agression contre la nation iranienne, balayant d'un revers de main les allégations américaines de "légitime défense".
S'exprimant vendredi 1er mai sur le réseau social X, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a condamné les fausses justifications invoquées par le département d'État américain.
""Légitime défense"contre quoi ? Y a-t-il eu une"attaque armée"de la part de l'Iran pour pouvoir justifier la"légitime défense"?", s'est-il interrogé en remettant ainsi en question le bien-fondé des actions militaires de Washington contre l'Iran.
Il a indiqué que la réponse était certainement négative : "Il ne s'agissait donc absolument pas de légitime défense, mais bel et bien d'un acte d'agression contre la nation iranienne."
Ces propos font suite à un communiqué du département d'État, daté du 21 avril, dans lequel le conseiller juridique, Reed Rubinstein, détaillait les arguments du gouvernement américain.
Il a prétendu que les États-Unis étaient entrés en guerre "à la demande et dans le cadre de la légitime défense collective de leur allié israélien, et pour exercer le droit inhérent des États-Unis à la légitime défense".
L'agression criminelle américano-israélienne contre l'Iran a commencé le 28 février par des frappes aériennes et a causé la mort en martyr de hauts responsables politiques et commandants militaires iraniens. Ces attaques ont également visé des infrastructures civiles et économiques vitales, faisant plus de 3 300 morts selon les dernières données.
L'invocation de la légitime défense par Reed Rubinstein contredit fortement les évaluations internes de l'armée américaine.
Lors d'une audition devant le Congrès, un jour après le déclenchement des agressions militaires contre l'Iran, des responsables du Pentagone ont reconnu que l'Iran n'avait nullement l'intention de frapper les forces ou les bases américaines en Asie de l'Ouest, à moins qu'Israël n'attaque l'Iran en premier.
Ces aveux discréditent les allégations de l'administration Trump qui prétendait que l'Iran planifiait des frappes préventives contre les intérêts américains.
Ils confirment également que Washington s'est engagé dans une guerre d'agression contre l'Iran pour le compte du régime israélien. Cette révélation explicite vient contredire le président Trump, qui a prétendu à maintes reprises que le régime d'Israël n'était en rien lié à sa décision de déclencher un nouveau conflit en Asie de l'Ouest.
Donald Trump n'a cessé de se plaindre en ligne des récits, qui circulent à ce sujet. Sur la plateforme de médias sociaux Truth Social, il a récemment prétendu : "Israël ne m'a jamais voulu convaincre d'entrer en guerre contre l'Iran."
Malgré les démentis répétés du président américain sur Truth Social, l'implication des États-Unis a été orchestrée lors d'une réunion, le 11 février, entre Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de hauts responsables américains et israéliens dans la salle de crise de la Maison-Blanche.
Selon certaines sources, c'est l'influence directe de Netanyahu et la campagne de pression qui s'en est suivie qui ont causé l'entrée en guerre des États-Unis.
En riposte aux premières frappes, les forces armées iraniennes ont lancé des opérations de missiles et de drones quotidiennes, frappant des cibles israéliennes dans les territoires palestiniens occupés ainsi que des bases militaires américaines dans toute la région.
En outre, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz aux navires américains et aux navires liés aux alliés de l'Amérique, qui ont soutenu les agressions contre l'Iran, provoquant ainsi une flambée des cours mondiaux du pétrole.
Quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu provisoire, négocié sous l'égide du Pakistan, est entré en vigueur. Des négociations ont commencé ensuite à Islamabad, capitale du Pakistan, sans aboutir pour autant à un quelconque résultat en raison des exigences excessives et des prises de position déraisonnables de Washington.
Téhéran a par ailleurs affirmé que, tant que le blocus maritime est en place, il n'a nullement l'intention de rouvrir le détroit d'Ormuz. De plus, le blocus américain des ports iraniens n'a pas atteint son objectif escompté de couper les revenus pétroliers de l'Iran.
