03/05/2026 french.presstv.ir  3min #312701

Aucune restriction sur le niveau d'enrichissement d'uranium, sous supervision de l'Aiea, ne doit être imposée à l'Iran

La mission permanente de l'Iran auprès des Nations Unies affirme qu'aucune restriction ne peut être imposée au niveau d'enrichissement de l'uranium, tant qu'il est effectué sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Dans un message publié, samedi 2 mai, sur X, la mission iranienne a vivement critiqué les États-Unis pour leur manquement à leurs engagements nucléaires en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

"Depuis 56 ans, les États-Unis, détenteurs de milliers d'ogives nucléaires et premier proliférateur de telles armes, ne respectent pas leurs engagements en matière de non-prolifération et de désarmement nucléaires, telles que définies aux articles I et VI du TNP", peut-on lire dans ce message qui précise que juridiquement parlant, il n'existe aucune restriction sur le niveau d'enrichissement de l'uranium, tant qu'il est effectué sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), comme cela a été le cas pour l'Iran.

Dans une autre publication jeudi, la mission iranienne auprès de l'ONU avait rappelé que l'intégralité du stock d'uranium enrichi de l'Iran était placée sous la supervision complète de l'AIEA et qu'aucun détournement dans l'usage des matières nucléaires n'avait été signalé.

"Les États-Unis ont instrumentalisé la Conférence d'examen du TNP et présenté l'uranium enrichi de l'Iran comme une menace afin de détourner l'attention de leurs propres violations et de celles de leurs alliés en matière de désarmement nucléaire".

Les États-Unis et le régime sioniste ont lancé une guerre non provoquée contre l'Iran le 28 février 2026. Ils ont assassiné le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et ont ensuite frappé nombre d'installations nucléaires, d'écoles, d'hôpitaux et d'infrastructures civiles.

Le 8 avril, quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu temporaire, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur. L'Iran et les États-Unis ont tenu une série de discussions intensives à Islamabad le 11 avril, dans le but de parvenir à un accord permanent. Pourtant, ces discussions se sont soldées par un échec, à cause des exigences excessives de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables.

Le différend fondamental concernant l'enrichissement de l'uranium persiste, étant donné que les États-Unis exigent un enrichissement zéro, alors que l'Iran réclame son droit à l'enrichissement à des fins civiles.

Le président américain Donald Trump, au mépris de ses vaines prétentions pour rétablir la paix, a menacé à plusieurs reprises de reprendre les attaques contre l'Iran, ciblant les infrastructures civiles, notamment les centrales électriques et les ponts, si Téhéran n'accepte pas ses conditions d'accord, tel que la réouverture du détroit d'Ormuz et la remise de son stock d'uranium enrichi.

L'Iran a, jusqu'à présent, catégoriquement refusé de réintégrer le cours des négociations, tant que les États-Unis ne lèveront pas le blocus illégal qu'ils imposent aux navires et aux ports iraniens.
Téhéran a également affirmé que, tant que le blocus américain est en vigueur, il n'aura aucune intention de rouvrir le détroit d'Ormuz.

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