Le secrétaire général du Hezbollah déclare que les complots du régime israélien n'aboutiront jamais, car le mouvement de résistance libanais les combat avec vigueur, balayant ainsi l'illusion que le Liban serait un pays faible et sous tutelle.
Le Cheikh Naïm Qassem a tenu ces propos dans un communiqué publié lundi 4 mai.
Il a déclaré que le régime occupant israélien poursuit ses actes d'agression contre le Liban avec le feu vert et sous l'égide de Washington.
Naïm Qassem a souligné que si les principaux objectifs d'Israël sont de priver les citoyens libanais de leurs droits légitimes, d'occuper leurs territoires et de leur infliger un avenir sombre, le but principal du Hezbollah est de libérer les terres usurpées.
"Nous sommes à un tournant critique de l'histoire de la région, où l'ennemi sioniste lance une offensive contre nous avec le soutien et la protection du régime despotique américain", indique le communiqué.
Le secrétaire général du Hezbollah a souligné que la résilience est ce qui forge l'avenir du Liban, ainsi que celui de la région - un avenir empreint de dignité, de gloire et d'indépendance.
Naïm Qassem a fait remarquer que l'ennemi israélien, aussi arrogant et agressif soit-il, ne peut concrétiser ses complots car le Hezbollah le contrecarre efficacement.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait qu'il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais bien une agression israélo-américaine continue.
"Le Liban, victime d'une agression ouverte, exige une garantie inébranlable pour sa sécurité et sa souveraineté. Israël n'a respecté aucun de ses engagements dans le cadre du cessez-le-feu et a violé la trêve plus de 20 000 fois", a-t-il souligné.
Le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que le Liban vaincra sans aucun doute l'ennemi sioniste grâce aux capacités du Hezbollah et à l'unité nationale.
Le Cheikh Qassem a également critiqué le gouvernement de Beyrouth pour son implication dans des négociations directes avec Israël, menées sous l'égide des États-Unis. Il a affirmé que la diplomatie ne porte ses fruits que lorsqu'elle contribue à la cessation des agressions et à la mise en œuvre des accords conclus.
"Les pourparlers directs reviennent à faire des concessions à l'ennemi", a déclaré le chef du Hezbollah.
Il a souligné que la communauté internationale devait prendre conscience que la solution au conflit israélo-libanais actuel ne résidait pas dans la capitulation.
Le secrétaire général du Hezbollah a évoqué la poursuite de la résistance, la concertation nationale, la capacité à tirer le meilleur parti des développements internationaux et l'exercice de pressions sur Israël comme les quatre facteurs déterminants pour surmonter l'impasse actuelle.
Le Cheikh Qassem a exhorté le gouvernement libanais à œuvrer pour le maintien de l'unité nationale et à rechercher résolument une solution aux défis économiques et sociaux.
Pour finir, Il a rendu hommage aux jeunes combattants du Hezbollah, insistant sur le fait que leurs sacrifices permettraient d'assurer un avenir digne au Liban et à sa nation.
Le 2 mars, le Hezbollah a lancé des opérations militaires contre le régime israélien en réponse à son agression contre l'Iran, à ses violations répétées du cessez-le-feu de 2024 et à son occupation continue du sud du Liban.
Suite au cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, le 8 avril, Tel-Aviv a été contraint d'accepter un cessez-le-feu au Liban également, après que Téhéran a exigé la fin des attaques israéliennes sur le sol libanais comme l'une de ses principales conditions aux négociations indirectes avec Washington.
L'armée israélienne a cependant repris ses offensives sur le sud du Liban, menaçant d'évacuer plusieurs zones, même après la prolongation de trois semaines de la trêve initiale de dix jours entre Tel-Aviv et Beyrouth. Les forces d'occupation israéliennes maintiennent ainsi leur contrôle sur certaines parties du sud du Liban, où elles ont imposé une "Ligne jaune" - une zone tampon militaire rappelant les mesures de contrôle tristement célèbres du régime dans la bande de Gaza assiégée.
Selon les autorités libanaises, près de 2 500 personnes ont été tuées au Liban depuis que le régime israélien a lancé sa nouvelle offensive après l'opération du Hezbollah le 2 mars.
