Trump, l'Amérique et l'Antichrist
• Le destin de l'Amérique, aujourd'hui c'est notre roman-feuilleton et sans fin, - bien qu'il se précipite vers la fin. • La fin de l'Amérique c'est encore le sujet du texte présenté ici, sous le titre inhabituel de "Le nationalisme eschatologique américain". • En effet, avec le 'Fool on the Hill' de la Maison,-Blanche, l'Amérique galope vers la Fin des Temps, entraîné par l'excellent coach Netanyahou. • Nous avons, nous, suivi cette hypothèse de la fin de l'Amérique, depuis 1992. • Cet auteur revient à une de nos thèses favorites, celle d'une néo-sécession, une sécession postmoderniste. • Intéressant, promis.________________________
5 mai 2026 (07H15) - Voilà un texte intéressant sur Trump et le destin de l'Amérique, comme son rôle métaphysique dans cette phase finale de la GrandeCrise. L'auteur est Evgueni (Eugène) Vertlib, qu'on retrouve nous semble-t-il comme émigré de l'URSS dans le groupe des 'samizdat' dans les années 1970, proche un temps de l'écrivain inclassable Limonov, avec depuis diverses références prestigieuses académiques US et russe, - et actuellement présenté en toute hypothèse comme Professeur de sciences politiques et de culture russe au centre stratégique de l'ensemble universitaire et de sécurité nationale US George C. Marshall de Bavière (en Allemagne, fidèle vassale de Washington). Compliqué tout ça, et rien, absolument rien de sûr. Mais ce qui est sûr, et nous importe par conséquent, c'est le texte tel qu'il est écrit et comme doit être lu, et non la moralité et la bienpensance de la plume.
Son thème est clair : la puissance américaine s'effondre et la tâche de Trump était d'aménager cet effondrement en ramenant les USA à la dimension continentale et isolationniste des Washington et des Monroe tout en jouant le rôle de 'Katemon' des catastrophes promises. Trump a failli à cette tâche, plus du fait d'influences maléfiques dont Epstein était l'avant-goût de piètre prestance (nous l'avons vu quelque part qualifié de "concierge du Diable", ce qui lui va à ravir) et l'Israël de Netanyahou, porte-flingue en chef du chef (du Diable également). Nous ferions la remarque que si Vertlib fait souvent allusion aux "folies" de Trump, voire à sa "folie", on ignore l'importance et la place qu'il leur attribue ; et peut-être la voie-t-il comme une porte grande ouverte aux œuvres de Satan puisque privé de la défense de son indépendance et de son autonomie...
Quoi qu'il en soit, puisque Trump a échoué l'Amérique est vouée à la dissolution parce que ses composants ne veulent pas du rôle d'esclave d'Israël que Trump s'est engagé à remplir. Moscou jouera ce rôle de 'Katemon' pour retarder l'avènement de l'Antichrist, - puisqu'il en est question (du Diable et de l'Antéchrist), - dans tous les cas selon les espérances de Vertlib.
"Ne se cache-t-il pas derrière la façade du fanatisme religieux une sinistre théorie du complot: la guerre menée conjointement avec Israël contre l'Iran n'a-t-elle pas été déclenchée pour étouffer dans l'œuf la dangereuse résonance de l'affaire Jeffrey Epstein, désormais étalée au grand jour? ! Cette escalade sanglante vise à noyer dans le vacarme des explosions les noms des dégénérés issus du cloaque des élites, afin que rien n'empêche de mener à bien le "nouvel ordre mondial des Epstein" jusqu'à son aboutissement victorieux: l'avènement de l'Antéchrist..."
Le Diable est convié à notre festin
La thèse de Vertlib est par conséquent, plus précisément, une complète hypothèse sans la moindre vérification ; mais qu'importe, que Diable ! Nous sommes certainement dans des temps où l'esprit à tous les droits de suivre de telles voies, pour peu qu'il n'en profite pas pour céder à ses propres fantasmes.
Bien que nous n'ayons aucun moyen de le prouver, il ne nous semble pas, intuitio adiuvat, que Vertlib cède à ses "propres fantasmes", s'il en a, sans que, pour la cause, son hypothèse soit validée, - mais dans tous les cas, elle est tenable. Dans tous les cas, elle est bien plus intéressante que la litanie lassante des démonstrations géopolitiques appuyées par des distinctions académiques qui ont démontré depuis la fin de la Guerre froide qu'elles ne servaient qu'à alimenter des erreurs fantasmées des temps anciens de la modernité où semblait triompher la Raison, - des fantasmes, justement, - d'esprits médiocres cherchant à se poser pour mieux poser aux yeux des élitesSystème. L'observation de Vertlib est donc bien plus passionnante, et bien plus possible-probable dans une telle époque que la nôtre où tout, surtout l'impossible pour la Raison, est possible :
"Donald Trump incarne ici une figure de rupture ontologique totale. Les États-Unis ont gagné la guerre froide, mais ont perdu la" paix froide" dans un monde désormais en miettes, passant du statut d'architecte de l'ordre mondial à celui d'otage de leurs propres instruments de destruction."
Par conséquent, l'auteur développe cette idée que Trump est devenu le jouet, conscient ou inconscient peu nous importe, du fantôme du "concierge du Diable" et de la Bête666 qui le conduit au galop. Belle équipée ! Peu nous importe, finalement, qu'il (Trump) en passe pour cela par une "sionisation" intense, aux vives ciouleurs des téléréalités sur le Messie, ce qui revient à être fou d'une autre façon, - chez lui, les deux s'ajoutent !, - de la même façon que Netanyahou ne peut être considéré que comme un fou, parce qu'il accepte lui aussi le rôle de "concierge-adjoint" de Satan et de cireur des bottes de la Bête666. Que du beau monde.
La nudité désolante du Pentagone
Dans cette agitation de folies diverses, on en oublie les limites des capacités. Ici, Vertlib confond un peu tout en parlant de forces armées américanistes capables aujourd'hui de mener deux "guerres régionales majeures" et demi. Il y a longtemps que cette capacité à été réduite et que les planificateurs n'osent plus calculer ce que peut faire exactement cette armée obèse, écrasée par des systèmes coûtant des fortunes et ne marchant plus, des porte-avions qui brûlent comlme des allumettes au F-35 interdit de vol par telmps de pluie, par tremps de neige, par temps nuageux et au-delà de 25°dont seulement un quart à un tiers des avions en état de vol sont capables d'effectuer leur mission sur la pointe des nuages et avec une protection considérables des meilleurs chasseurs de l'Air Force et de la Navy (F-15, F-16 et F-18) qui datant des années 1970. En fait, cette armée folle appuyée sur un budget annuel de 1 500 $milliards est totalement inadapté à) l'idée abracabranteesque de mener à son terme une opération comme son 'Epic Fury' contre l'Iran. Aussi, en lançant cette opération, ce que notre auteur appelle faussement "3.0" mais qu'importe, Trump a montré au monde entier que le roi, - pardon, le Pentagone est nu, complètement nu. (Cela met en fureur les généraux qui ne supportent pas d'être ainsi exposés aux lazzis de la plèbe ; du coup, ils n'obéissent plus à Trump, qui s'en fiche bien puisqu'il fait sa propre guerre, hors-Pentagone.) Vertlib a ainsi réalisé la prophétie de ce néo-sécessionniste du Maine en 2010, que nous avons fidèlement et précieusement conservée :
""La perspective apparaît alors, du point de vue de la communication, extrêmement importante et sérieuse, et elle rejoint une possibilité qu'avait évoquée un néo-sécessionniste du Maine, Thomas Naylor, en 2010, à propos de la crise iranienne : 'Il y a trois ou quatre scénarios possibles de l'effondrement de l'empire [les USA]. Une possibilité est une guerre avec l'Iran'..." Après tout, certes, ce serait une bonne manière de régler la "guerre civile" qui fait rage à Washington D.C."
... En effet, c'est bien le choix qu'a fait l'auteur Vertlib dans son article, celui de la néo-sécession devant l'épuisement complet du budget fédéral du fait de cette guerre mené au nom d'un autre et pour satisfaire une autre (Israël, c'est-à-dire Netanyahou-Satan ? Certes, c'est bien l'équipe gagnante.)
"Conséquence directe de cette tendance - la rupture du système en mode"3.0" alors que sa limite physique est à 2,5 -, le danger de sécession des États "bastions" s'intensifie au sein de la "Forteresse Amérique". Lorsque le centre fédéral se transforme en aspirateur messianique, pompant les impôts pour les consacrer à la guerre contre l'Iran, les États donateurs activent leurs mécanismes d'autoprotection. Le Texas et la Floride forment déjà de facto leurs propres structures militarisées, protégeant leurs frontières que Washington a abandonnées au profit de l'escalade au Proche-Orient."
A propos de l'AntiChrist
Dans ce capharnaüm des abondances et des mélanges de genre, où, désormais, la venue de l'Antichrist est un argument stratégique à considérer, il faut donc en tenir compte, et cela sera notre conclusion... Ns tenons de + en + probable que ns entrons ds une époque où les gdes intuitions métaphysiques et au-delà voint reprendre ttes leurs vastes places (Voir dimanche, Malraux & Co)... Et nous considérons comme de plus en plus assurée que Trump, dans son vide absolu et son absence d'essence qui lui font réduire le monde à son univers de simulacre en carton-pâte, est effectivement complètement "décisif" ("Trump est décisif ; bouffe mais décisif... ")"
Eh bien, je crois que Trump est le premier président des États-Unis à avoir tué le "Deuxième Corps", l'immortel, la fonction transcendante, la Constitution sacrée d'une religion hypermoderniste instituée par l'acte fondateur de la création des États-Unis d'Amérique (1776-1787). C'est un exploit, même si cela fait un peu exploit-bouffe. C'est pour cette raison que "Trump est décisif ; bouffe mais décisif..."
Quant à Israël et le sionisme, il tra jusqu'au bout sans aviuir besoin de l'AIPAC pour financer son élan. Un auteur de 'UNZ.com', José Alberto Nino, nous avait fait un compte-rendu minutieux de l'alignement hyper-israélien de Trump. Il s'agit de ce que l'auteur nomme la "tendance judéo-accélérationniste" de Trump, déjà ancienne (depuis 2011 au moins), - pour ceux qui, comme nous, n'avions rien vu venir....
Précision bien sûr : texte repris de nos excellents camarades de '', - ce site iuncomparable pour ses références et ses choix remarquables, - ce 3 mai 2026.
dedefensa.org
Le nationalisme eschatologique américain
Le système politique américain actuel a officiellement constaté la mort de l'hégémonie mondiale. Conformément à la Stratégie de sécurité nationale 2025, Washington a de facto reconnu la faillite du modèle expansionniste... et a entamé une évacuation forcée, un repli, vers les frontières de l'hémisphère occidental. Il ne s'agit pas simplement d'un changement de cap, mais d'une anabase stratégique - un retour définitif à la doctrine de Monroe et la transformation de l'Amérique en une île-forteresse isolée.
Donald Trump incarne ici une figure de rupture ontologique totale. Les États-Unis ont gagné la guerre froide, mais ont perdu la "paix froide" dans un monde désormais en miettes, passant du statut d'architecte de l'ordre mondial à celui d'otage de leurs propres instruments de destruction. Sa méthode est un régime de purge existentielle, où la suspicion de type maccarthyste a dégénéré en un fascisme institutionnel de type mussolinien, qui considère la nation comme un organisme nécessitant l'ablation chirurgicale des éléments "déloyaux" pour assurer la survie du système.
Cependant, la rupture décisive se produit au niveau métaphysique. Trump est catégoriquement incapable d'assumer le rôle déclaré des États-Unis en tant que "gardien" et que Katechon. Sa pensée est imprégnée d'une religiosité "pseudo-israélite" - un code archaïque, vétérotestamentaire, qui substitue l'impératif messianique à la souveraineté nationale des États-Unis. Dans cette optique, Israël n'est pas un allié géopolitique, mais un "centre sacré" pour lequel Trump est prêt à sacrifier la sécurité de la citadelle américaine.
C'est précisément pour cette raison que Trump comptait, avec l'aide du mouvement MAGA, "assécher le marécage de Washington" - débarrasser le pays de l'influence du "gouvernement secret". Cependant, il en est arrivé à l'exact contraire: il s'est pris pour l'ancien roi Cyrus et a joué les "shabbat goy", subordonnant la définition des objectifs des États-Unis aux intérêts du judaïsme païen.
C'est là que se révèle la véritable essence des accusations de Tucker Carlson: Trump, étant par nature un "païen titanesque" vouant un culte à la force, à l'or et au succès, a volontairement endossé le statut de "shabbat goy" ontologique. Il a rabaissé la puissance américaine au rang d'instrument au service de la réalisation d'un projet eschatologique étranger.
Alors que l'appareil stratégique américain tente de clore derrière lui les "portes de l'Eurasie" et de se replier dans l'auto-isolation, conformément à la doctrine isolationniste, Trump maintient ces portes ouvertes, entraînant la nation dans un conflit mortel avec l'Iran, un conflit inutile et coûteux en ressources.
Depuis la fin de la Guerre froide, la planification militaire américaine repose sur la doctrine des "deux guerres et demie", qui suppose la capacité des États-Unis à participer simultanément à deux conflits régionaux majeurs tout en conservant des forces pour une opération de moindre envergure: "La stratégie des "deux guerres et demie" soit la capacité de mener simultanément deux conflits régionaux majeurs (MRC), tout en conservant des forces suffisantes pour une action de maintien plus modeste et limitée". Cependant, sous la pression d'Israël - et contrairement à la logique de la Stratégie de sécurité nationale -, Washington a dû se lancer tête baissée dans un troisième conflit à part entière et coûteux en ressources: celui avec l'Iran. La tentative du système de fonctionner en mode "3.0" alors que sa limite physique était de 2,5 a conduit à l'épuisement des ressources américaines. Le "bénéficiaire" de l'ordre mondial n'a tout simplement pas supporté le poids de trois fronts eschatologiques, transformant une erreur de calcul stratégique en une catastrophe finale.
Cette surchauffe stratégique, provoquée par la tentative de tenir trois fronts avec des ressources suffisantes pour "deux guerres et demie", déclenche un processus de destruction irréversible au sein même de la métropole. Lorsque le roi Jéroboam-Trump se rend compte que les "veaux d'or" de sa puissance économique ne suffisent pas à acheter la réalité, il tourne l'essentiel de sa colère "païenne" vers l'intérieur du pays, compensant son impuissance extérieure par une cruauté systémique.
Le fascisme institutionnel devient non seulement une méthode, mais le seul moyen d'imiter l'unité. À ce stade, la "forteresse Amérique" commence à s'en prendre même aux plus hautes autorités spirituelles: la remarque du pape sur la nécessité de "redresser la barre" des États-Unis - un appel à revenir de la folie messianique à l'universalisme chrétien - a été accueillie à Washington avec la fureur d'une secte assiégée.
Ce refus d'écouter le Vatican révèle une transformation inquiétante: le système ne recherche plus à débusquer les "communistes", il a trouvé un autre fétiche - les "traîtres au devoir sacré", selon l'évaluation des "véritables" païens de l'Ancien Testament. L'Antisemitism Awareness Act (mai 2024), activement défendu par des structures du niveau du B'nai B'rith, est devenu le précédent et le fondement juridique de cette folie. Cette loi, qui criminalise de facto le rationalisme politique en imposant la définition de l'antisémitisme de l'IHRA, a privé les États-Unis de leur souveraineté intellectuelle. Désormais, toute mention d'un pragmatisme national allant à l'encontre du plan messianique de l'allié est légalement qualifiée de crime. Par ce mécanisme, le pays est poussé vers le fascisme, où la judéophobie et la judéophilie eschatologique se fondent en un seul instrument punitif contre quiconque n'est pas prêt à sacrifier l'économie américaine au profit d'un Troisième Temple étranger.
Alors que Washington met en place cette dictature théocratique, le monde extérieur entame un repli forcé. L'Espagne a été la première à servir de baromètre de l'ère à venir, non seulement en fermant son espace aérien aux avions américains attaquant l'Iran, mais aussi en proclamant officiellement une "nouvelle voie socialiste".
En mars 2026, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a justifié cette décision par des arguments fermes: "No autorizamos ni el uso de las bases militares ni el uso del espacio aéreo para acciones relacionadas con la guerra en Irán" ("Nous n'autorisons ni l'utilisation de nos bases militaires ni celle de notre espace aérien pour des actions liées à la guerre en Iran"). Cette démarche de Madrid est devenue un manifeste de la souveraineté européenne, mettant en lumière la rupture du "bénéficiaire", dont la tunique est déjà déchirée en lambeaux.
Au sein même des États-Unis, cette fracture est comblée par l'ombre de Bernie Sanders, dont le socialisme austère attend le moment où une nation épuisée exigera sa "voie espagnole" en réponse à la terreur de droite. La nation se retrouve prise en étau entre la fascisation à droite, où le code de l'Ancien Testament est devenu la massue de la répression, et la revanche socialiste à gauche.
Jéroboam-Trump croit que son néo-maccarthysme sauvera l'unité, mais en réalité, il ne fait que préparer le terrain pour que Hitler et Marx s'affrontent dans un combat final sur les ruines du Capitole. L'Amérique de 2026, c'est un autel qui commence à crépiter, sur lequel le "titan païen" brûle le dernier élément qui lui reste: la subjectivité même de la nation. La prophétie d'Achija (de Silo) est implacable: lorsque le roi commence à contester le Grand Prêtre et à réclamer des taureaux pour satisfaire une commande eschatologique étrangère, sa maison est vouée à la division.
Cette discorde interne débouche inévitablement sur une paralysie régionale: lorsque la coupole idéologique au-dessus du Capitole s'effondre, les États commencent à s'évacuer des décombres de l'empire.
Conséquence directe de cette tendance - la rupture du système en mode "3.0" alors que sa limite physique est à 2,5 -, le danger de sécession des États "bastions" s'intensifie au sein de la "Forteresse Amérique". Lorsque le centre fédéral se transforme en aspirateur messianique, pompant les impôts pour les consacrer à la guerre contre l'Iran, les États donateurs activent leurs mécanismes d'autoprotection. Le Texas et la Floride forment déjà de facto leurs propres structures militarisées, protégeant leurs frontières que Washington a abandonnées au profit de l'escalade au Proche-Orient.
Dans ce contexte, le socialisme de Kamala Harris, qui a réaffirmé ses ambitions présidentielles, n'apparaît pas comme une alternative, mais seulement comme une autre manière d'exploiter les restes de la nation. La démence du "bidénisme", d'il y a quelques années, n'est pas une alternative au Trump sionisé; ce ne sont que les différentes étapes d'une même agonie.
La véritable issue pour la santé de la nation exige de mettre à nu les racines gnoséologiques de l'"israélisme" en tant qu'hérésie officielle. Du point de vue des Pères de l'Église, en particulier Jean Chrysostome (icône, ci-contre), l'Église est le Verus Israel (le Vrai Israël), qui a entièrement remplacé l'Ancien Testament. La ligne de conduite actuelle des États-Unis est une "hérésie des judaïsants", ressuscitée, qui détruit le Logos spirituel de la nation.
L'adoption de l'Antisemitism Awareness Act est devenue le fondement juridique de cette folie: ce système "promis" ne recherche plus les "communistes", il a trouvé un autre fétiche - les "traîtres au devoir sacré", selon l'évaluation des "véritables" païens de l'Ancien Testament, ceux de la "trumpophilie". Cette loi criminalise le droit d'un chrétien d'affirmer que l'Amérique n'est pas tenue de servir un projet messianique étranger, effaçant complètement le testament d'Abraham Lincoln sur l'égalité des nations.
Lincoln insistait sur un principe qui semble aujourd'hui blasphématoire à Washington: "Nous devons entretenir des relations justes et équitables avec tous les peuples, sans laisser les intérêts d'une nation absorber les nôtres ou nous dicter notre volonté". En faisant d'un pays particulier une "priorité sacrée" à laquelle Trump se soumet "plus" qu'à sa propre Constitution, l'élite actuelle commet un acte d'idolâtrie politique. La justice universelle de Lincoln a été remplacée par un fanatisme tribal étroit, transformant la puissance américaine en personnel de service au service de la "voie exceptionnelle" d'un autrui.
Plus encore. Ne se cache-t-il pas derrière la façade du fanatisme religieux une sinistre théorie du complot: la guerre menée conjointement avec Israël contre l'Iran n'a-t-elle pas été déclenchée pour étouffer dans l'œuf la dangereuse résonance de l'affaire Jeffrey Epstein, désormais étalée au grand jour? ! Cette escalade sanglante vise à noyer dans le vacarme des explosions les noms des dégénérés issus du cloaque des élites, afin que rien n'empêche de mener à bien le "nouvel ordre mondial des Epstein" jusqu'à son aboutissement victorieux: l'avènement de l'Antéchrist. La nation américaine est aujourd'hui divisée non pas tant entre "démocrates" et "conservateurs", mais entre les vrais croyants et les fanatiques endiablés du "pluralisme", élevés sur l'île d'un prédateur de Lolitas de 13 ans, retrouvé pendu en prison.
Mais à ce point d'impasse eschatologique s'ouvre une autre perspective. Le Katechon, qui sommeillait à l'état embryonnaire en Moscovie après la résection stalinienne et qui a résisté à la corruption des eltsiniens, est prêt à rendre au monde la destinée que Dieu lui a réservée. Ce principe conservateur qui s'éveille éloigne le gouffre apocalyptique de la dernière guerre menée pour la destruction de la civilisation terrestre.
Tandis que Washington, au service des intérêts des élites "epsteiniennes", entraîne le monde dans l'abîme, la Russie rétablit la verticalité de l'esprit. La prophétie d'Achija s'accomplit: le pluralisme frénétique cède la place à la vérité austère de la foi. L'Armageddon est reporté, car le Katechon a pris ses fonctions, redonnant à l'histoire son rythme sacré et son sens authentique.
Evgueni Vertlib