07/05/2026 ssofidelis.substack.com  8min #313098

Le Royaume-Uni sombre dans l'hystérie antisémite orchestrée

Par  Nate Bear, le 4 mai 2026

Le Royaume-Uni a sombré dans une hystérie antisémite orchestrée pour protéger Keir Starmer et le Parti travailliste d'une défaite écrasante face aux Verts lors des élections locales de cette semaine.

L'establishment britannique est bien rodé dans l'art de fabriquer de l'hystérie antisémite pour l'avoir utilisée contre le Parti travailliste de Jeremy Corbyn lorsqu'il s'est trop rapproché du pouvoir.

Aujourd'hui, l'establishment politique et médiatique britannique tente de réitérer la même manœuvre, mais cette fois-ci contre le Parti vert et son leader juif, Zack Polanski.

Cette nouvelle vague d'hystérie s'est vraiment intensifiée après qu'un homme avec des antécédents de troubles mentaux (et d'agressions à l'arme blanche) a poignardé deux Juifs dans le nord de Londres la semaine dernière. Aucun des deux n'est mort et tous deux ont survécu. Presque tous les médias étatiques et corporatifs ont omis de mentionner qu'il a également  poignardé un troisième homme, un musulman. Ils ont également omis de mentionner ses antécédents d'agressions à l'arme blanche (il a déjà poignardé  son propre chien, un Somalien et deux policiers), ainsi que ses  antécédents de crises psychotiques.

Bien que les circonstances indiquent clairement qu'il s'agissait d'attaques aléatoires commises par une personne souffrant d'un épisode psychotique aigu, la police a non seulement qualifié ces actes d'attaque antisémite préméditée, mais aussi deterrorisme.

Le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni a donc été relevé au niveau "grave".

Je me souviens de l'époque où terrorisme rimait avec voitures piégées, objectifs politiques, manifs et dizaines de morts, et non avec un homme souffrant de troubles mentaux qui blesse quelques personnes avec un couteau à beurre.

Mais cette attaque était du pain béni pour les médias britanniques et l'establishment politique, qui ont accusé le soutien à la Palestine et l'opposition au génocide d'encourager l'antisémitisme, et ont immédiatement commencé à  exiger que les manifestations pro-palestiniennes soient totalement interdites.

L'atmosphère d'hystérie qui en a résulté peut être difficile à décrire si l'on ne suit pas de près les médias ou la politique britanniques, mais elle a été hors du commun.

Keir Starmer a prononcé un discours télévisé à la nation en prime time.

Son discours a complètement déformé les faits, omettant délibérément la victime musulmane, ainsi que les antécédents médicaux de l'homme et ses précédentes agressions au couteau. Ce sont là des mensonges par omission délibérés, essentiels pour construire un récit antisémite.

Et cela a fonctionné.

 Chaque gros titre, chaque journal télévisé pendant une semaine a fait sa une sur "la crise de l'antisémitisme en Grande-Bretagne".

Je me souviens de l'époque où le terrorisme signifiait quelque chose. Je me souviens aussi de l'époque où les propos antisémites signifiaient quelque chose. À l'époque, laisser entendre que tous les Juifs soutenaient les actions d'Israël était considéré comme antisémite.

Mais aujourd'hui, c'est exactement ce que font tous les acteurs politiques et médiatiques.

Starmer a déclaré que les manifestations contre le génocide et en faveur de la Palestine  ont créé un climat propice aux agressions antisémites. L'opposition du Parti vert au génocide perpétré par Israël, ont déclaré les médias, a alimenté l'antisémitisme. Le Guardian  a publié un article sur la "lutte contre l'antisémitisme" du Parti vert, un article qui inclut sans doute l'information cruciale selon laquelle, il y a à peine huit mois, l'ensemble des membres du Parti vert a élu de manière antisémite un dirigeant juif.

Et lorsque l'on analyse les conclusions logiques qui sous-tendent l'insinuation selon laquelle les Juifs sont attaqués à cause de ce qu'Israël a fait, c'est à se taper la tête contre les murs.

Premièrement, l'insinuation selon laquelle les Juifs sont attaqués à cause d'Israël, et non à cause de leur religion, signifie qu'Israël représente l'ensemble de la communauté juive.

Mais si l'on dit que les agissements d'Israël sont intrinsèquement juifs, est-ce de l'antisémitisme ou pas ? Parfois oui, parfois non. "Israël, c'est tous les Juifs", mais "tous les Juifs ne sont pas Israël" : tout n'est que variation cynique de l'argument avancé.

Le génocide d'Israël ? Ce ne sont pas tous les Juifs !

Des marches pro-palestiniennes contre le génocide d'Israël ? Une attaque contre tous les Juifs !

Deuxièmement, si les Juifs sont attaqués à cause de la politique d'Israël, cela signifie-t-il qu'Israël a fait quelque chose de mal ? Car les médias et la classe politique passent depuis des années leur temps à nous dire que c'est faux.

Nous en sommes au stade où tout est antisémitisme, sauf ce qui relève réellement de l'antisémitisme.

Tout ça parce que les sionistes ont perdu la guerre de la propagande. Le génocide ne peut plus être ignoré. Tout le monde voit ce qu'Israël a fait. Tout le monde peut désormais voir ce qu'Israël est : un État d'apartheid colonialiste génocidaire dirigé par des suprémacistes ethniques.

L'amalgame délibéré entre antisémitisme et antisionisme vise donc à faire taire les critiques à l'égard d'Israël et à effacer la vérité sur ce qu'Israël est et a fait.

Il vise aussi à empêcher le Parti vert d'infliger une défaite humiliante à Keir Starmer et à son Parti travailliste lors des élections locales cette semaine.

Le calcul de l'establishment est le suivant : si l'on parvient à ancrer dans l'esprit des progressistes l'idée qu'un vote pour les Verts est en réalité un vote pour la haine, et non un vote contre le génocide ou l'apartheid, on pourra empêcher le Parti travailliste de perdre des voix de gauche au profit des Verts.

Si l'establishment sioniste parvient à faire croire que le noir est blanc, il estime avoir une chance.

Mais cela va encore plus loin.

L'establishment britannique n'utilise pas seulement cette attaque à des fins rhétoriques, il s'en sert pour faire arrêter des candidats du Parti vert.

Andrew Gilligan, ancien conseiller de Boris Johnson et Rishi Sunak, et désormais journaliste de droite, a écrit un article sur deux candidates du Parti vert, Saiqa Ali et Sabine Mairey, qui, selon lui, auraient publié des messages "antisémites". La semaine dernière, il s'est réjoui que, suite à ses articles, elles aient toutes deux été arrêtées.

Les messages en question ? En septembre 2024, Ali a publié "Free Palestine !" et "Long Live The Resistance !" sur son compte Instagram. Mairey a publié un message indiquant qu'une attaque contre une synagogue dans le Michigan, en mars, n'était qu'un acte de vengeance, et non d'antisémitisme. Ce qui était le cas. Dix jours avant qu'il n'attaque la synagogue, la famille d'Ayman Ghazali au Liban venait d' être assassinée lors d'une frappe aérienne israélienne. Son attaque contre une synagogue ouvertement et fièrement sioniste était bien une vengeance.

Aucune de ces publications, l'une datant de deux mois et l'autre de 18 mois, n'était antisémite. Mais dans ce climat d'hystérie, les sionistes ont saisi l'occasion. Et voilà qu'Ali et Mairey ont été arrêtés. Pour des publications en ligne. Pour Israël. Pour le sionisme. Et pour tenter de fabriquer de toutes pièces un faux récit sur l'antisémitisme et endiguer la montée des Verts.

 Trois personnes sont poignardées chaque jour à Londres. Plus d'un millier de personnes par an, de toutes confessions ou athées.

Aucun de ces incidents n'a jamais motivé une allocution télévisée du Premier ministre à l'échelle nationale.

Vingt-sept mosquées au Royaume-Uni ont été attaquées  entre juillet et octobre l'année dernière.

Pas de financement supplémentaire pour la sécurité (Starmer a promis 25 millions de livres supplémentaires pour les quartiers juifs). Pas de débat sur l'islamophobie. Juste le silence.

Mais une attaque aléatoire contre deux Juifs fait l'objet d'un véritable psychodrame national, car elle peut être si utilement instrumentalisée pour servir les intérêts du sionisme.

Les gens vont-ils gober ça ?

Je ne pense pas.

Zack Polanski, le leader juif des Verts, va-t-il gober ça après avoir vu ce qui est arrivé à Corbyn ?

Espérons que non.

Nous avons désormais suffisamment de preuves pour savoir qu'on ne peut jamais pacifier les sionistes.

Pas de terrain d'entente, pas de stratégie d'accommodement.

Toute concession est interprétée comme un signe de faiblesse. Comme Corbyn nous l'a montré, une fois qu'ils ont fait couler le sang, ils vous saignent à blanc.

La seule stratégie antisioniste qui ait un sens est celle de la confrontation totale.

La seule voie vers la victoire est leur défaite totale.

Traduit par  Spirit of Free Speech

¡Do Not Panic!

The UK Descends Into Confected Antisemitism Hysteria

The UK has descended into confected hysteria over antisemitism to protect Keir Starmer and Labour from being wiped out by the Greens in local elections this week...

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